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Sujet : Agir mal est-ce nier sa liberté ?

Définitions des termes :
  • agir : Faire, accomplir.
  • mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.

Extrait du corrigé : Il écrit : « (...) Cette indifférence que je sens lorsque ne suis emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté, et fait plutôt paraître un défaut dans la connaissance qu'une perfection dans la volonté. ». Le mal autant que l'erreur résulte d'un défaut de notre être, tandis que si j'agis conformément au bien et au vrai j'agis de façon entièrement libre.   L'action mauvaise comme résultat de notre liberté Si le mal était inné à l'homme comme l'incite à penser la doctrine du péché originel il serait aisé de conclure dés lors qu'il n'y a plus lieu de délibérer puisque nous serions condamné à agir mal. C'est donc que le mal ne fait partie du donné mais qu'il est une réalité advenue. Comme le dit Rousseau dans La profession du Vicaire savoyard, Livre 4 de L'Emile : « Homme ne cherche plus l'auteur du mal, cet auteur c'est toi-même. Il n'existe point d'autre mal que celui que tu fais, ou ce que tu souffres et l'un et l'autre te viens de toi » L'homme aurait tiré son mal de son innocence originelle, où solitaire et indépendant il ne connaît ni la morale ni la raison, par sa seule perfectibilité. Il écrit à propos de la perfectibilité au cours du Discours sur l'origine et le fondement des inégalités : « (...) faculté qui, à l'aide des circonstances développe successivement  toutes les autres, et réside parmi nous tant dans l'espèce que dans l'individu, au lieu que l'animal est, au bout de quelques mois, ce qu'il sera toute sa vie, et son espèce, au bout de mille ans ce qu'elle était la première année de ces mille ans.(...) cette faculté distinctive, et presque illimitée, est la source de tous les malheurs de l'homme ; que c'est elle qui le tire, à force de temps, de cette condition originaire, dans laquelle il coulerait des jours tranquilles et innocents, que c'est elle, qui faisant éclore avec les siècles ses lumières et ses vertus, le rend à la longue le tyran de lui-même, et de la Nature(...). ».

	Agir mal est-ce nier sa liberté 	?

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Définitions

  • agir : Faire, accomplir.
  • mal : Mal physique: douleur, souffrance. Mal moral: Contraire au Bien. Faute.
  • liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.

Problématique

 D’une façon générale est libre en matière d’action  le sujet qui, dans une situation donnée, peut agir ou agit conformément à son jugement sur ce qu’il est bon de faire. Le mal en matière d’action désigne tout ce qui est objet de désapprobation et ce contre quoi l’homme doit lutter (le pêché, la faute, la cruauté, la violence). Or qui ne pourrait reprendre à son compte ces paroles d’Ovide : « Je vois le bien et je l’approuves, mais je fais le mal » ? Faut-il voir dans ce paradoxe que l’action mauvaise résulte d’une libre détermination, ou au contraire d’une volonté faible voire ignorante qui n’a pas su saisir où se situait son vrai bien ? Le mal est –il la conséquence de la liberté humaine ou bien le signe que notre condition est soumise à des inclinations qui nous fait perdre la maîtrise de nous-mêmes ?



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