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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : L'opinion est un obstacle épistémologique à la connaissance du réel. Elle le déforme par nos préjugés ou nos passions. B) QUEL EST LE RÉEL CONNU PAR LA SCIENCE ?Bachelard montre que ce réel est construit. Il n'est pas séparable des instruments qui ont réalisé l'expérimentation. Ce n'est pas une réalité immédiate, vécue. Au contraire, c'est un produit très élaboré de la TECHNOLOGIE : Etude générale de la technique, ses oeuvres, ses procédés et son histoire. En un autre sens, désigne plutôt aujourd'hui les éléments les plus avancés, les plus complexes de la technique moderne, en particulier ceux qui mettent en jeu les nouvelles machines. technologie de laboratoire. Les organes des sens sont écartés car grossiers et subjectifs.
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scientifique partir penser consiste nous-mêmes sans notre mort connaître limites réel liberté opinions connaissance avons passé admettre qu'à meilleur nous-même démocratie courage autrui possible pouvons-nous savoir recevables nous régimes autrement l'expérience quoi par
Le savoir scientifique a pour caractéristique l'objectivité. Il parvient à des connaissances en suspendant le rôle des passions dans l'étude du réel. Dans la vie courante nous abordons le réel par nos sensations, nos désirs. Nous sommes subjectifs. Nous émettons des opinions ; nos jugements sont affectifs, insuffisamment réfléchis.
Cependant, tout savoir n'est pas scientifique. Le savoir-faire n'implique-t-il pas une certaine connaissance du réel ? Ne connaît-on que ce que l'on objective, selon une démarche scientifique ?
Nous constatons que le monde extérieur - tout ce qui n'est pas moi - est complexe, mais semble obéir à des lois supérieures, non changeantes. connaître & décrypter ces lois est le but de la science : les sciences se donnent comme mission de comprendre le monde extérieur, de connaître le réel. Cette connaissance n'est-elle possible que par l'approche scientifique ? Nous verrons en quoi consiste celle-ci, et nous nous demanderons si elle ne risque pas de limiter notre rapport au réel. Les sciences ont-elle le dernier mot ?
Le caractère polémique de la connaissance
... Devant le réel le plus complexe, si nous étions livrés à nous mêmes c'est du côté du pittoresque, du pouvoir évocateur que nous chercherions la connaissance; le monde serait notre représentation. Par contre si nous étions livrés tout entiers à la société c'est du côté du général, de l'utile, du convenu que nous chercherions la connaissance; le monde serait notre convention. En fait la vérité scientifique est une prédiction, mieux une prédication. Nous appelons les esprits à la convergence en annonçant la nouvelle scientifique, en transmettant du même coup une pensée et une expérience, liant la pensée à l'expérience dans une vérification : le monde scientifique est donc notre vérification. Au dessus du sujet, au delà de l'objet immédiat la science moderne se fonde sur le projet. Dans la pensée scientifique la méditation de l'objet par le sujet prend toujours la forme du projet...
... Déjà l'observation a besoin d'un corps de précautions qui conduisent à réfléchir avant de regarder, qui réforment du moins la première vision de sorte que ce n'est jamais la première observation qui est la bonne. L'observation scientifique est toujours une observation polémique; elle confirme ou infirme une thèse antérieure...
Naturellement dès qu'on passe de l'observation à l'expérimentation le caractère polémique de la connaissance devient plus net encore. Alors il faut que le phénomène soit trié, filtré, épuré, coulé dans le moule des instruments... Or les instruments ne sont que des théories matérialisées. Il en sort des phénomènes qui portent de toute part la marque théorique... » Gaston BACHELARD
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