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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- idée : Parfois synonyme de représentation mentale, parfois de concept (idée générale et abstraite); dans le platonisme, et avec un I majuscule, les Idées sont les modèles des choses, existant en soi, que l'âme contemplait avant son incarnation. Nous fabriquons les concepts, nous contemplons les Idées.
- objet : (n. m., étym. : latin ob-jectum : ce qui est placé devant ; chose). 1. Tout ce qui est présenté par la perception, avec un caractère stable et indépendant du sujet (objet externe) ; pour la phénoménologie, l'objet est déterminé par la visée de la conscience (cf. sens 3). 2. Tout ce qui se présente à un sujet, s'offre à la pensée, et qui est distinct de l'acte de représentation ou du sentiment (donc du sujet), c.-à-d. aussi bien le percept, l'image, l'idée, que l'objet externe ou la personne aimée. 3. Le but qu'on se propose d'atteindre (cf. un objectif).
Extrait du corrigé : Les anciens physiologues, en disputant sur les quatre éléments, faisant valoir lequel pourrait être, si l'on peut ainsi s'exprimer, plus fondamental que les autres, représentent assez bien à la fois la naissance de la physique et de la métaphysique, c'est-à-dire de ces recherches relatives à l'être connaissable du monde. Or ces recherches conduiront, d'une part à substituer le phénomène à l'objet, et, d'autre part, à découvrir ailleurs les éléments : sous la forme, par exemple, d'un pur mécanisme d'extériorité avec Descartes, ou d'un système d'atomes, imaginé par Démocrite, Épicure, Lucrèce, - et découvert sous la forme d'une activité radiante de la matière par Becquerel, objet encore d'analyse pour nos savants. Mais faire appel au phénomène, c'est-à-dire à l'objet « tel qu'il nous apparaît et tel que nous pouvons le connaître » (dit Kant), c'est finalement le faire disparaître dans les conditions mêmes de son apparition, dans l'énumération des constantes où nous pouvons légitimement l'attendre. De même, invoquer les atomes, c'est aussi perdre l'objet de la perception. La Science, on le voit, selon le mot de Bachelard, tend toujours à « déréaliser » la matière pour représenter, au bout du compte, l'univers comme un seul et même objet : celui de nos calculs.B) Toute autre est l'orientation de la recherche si l'on revient à cet objet, présent devant moi, et si l'on se demande comment j'en prends conscience, comment à la fois il me résiste et se trouve par moi jugé, distinct de moi, identifié en lui-même; car il est remarquable que percevoir, c'est toujours percevoir par objets. Là s'installe l'étude psychologique, et les philosophes (comme psychologues) s'efforceront de donner une interprétation convenable de l'opération par laquelle nous prononçons des jugements de réalité, en situant, hors de nous, des objets. Et d'abord n'avons-nous pas des organes, des sens par lesquels nous sommes constamment en rapport avec le monde extérieur ? La perception serait avant tout la connaissance sensible, c'est-à-dire, en somme le produit du bon fonctionnement de notre système sensoriel. Mais, là encore, il faut analyser, car les deux mots sensation et perception nous avertissent de ce que les chercheurs ont résisté à une assimilation hâtive des opérations de la perception au simple fait de recevoir des impressions sensibles.
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