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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé :PEUT-ON : Ce genre de sujet interroge sur la capacité, la faculté, la possibilité de faire ou de ne pas faire quelque chose, d'être ou de ne pas être. Il faudra distinguer la possibilité technique et la possibilité morale.
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Il semble tout d’abord que l’acte de comprendre soit entièrement lié à l’acte d’interpréter. En effet, il faut d’abord que l’intelligence de l’homme saisisse le sens de quelque chose avant que le sujet puisse interpréter ce même élément d’une façon plus personnel. Par exemple, je dois comprendre ce que dit un poème avant de pouvoir en donner une interprétation, c’est-à-dire, une approche, une explication. Inversement, pour pouvoir comprendre une langue étrangère on a besoin d’un « interprète » qui nous en livre le sens, qui donne accès à la compréhension.
Il y aurait donc deux façons d’aborder le réel, deux facettes d’une même et seule chose, deux sens possibles et distincts : un sens objectif saisi par la raison : la compréhension, et un sens subjectif relevant de la sensibilité personnelle et de l’originalité de chacun : l’interprétation.
Effectivement, l’homme donne sens à son existence, à ses actes, à ce qui lui arrive et à ce qu’il perçoit. Il interprète constamment le réel, c’est son mode de rapport a. Il n’appréhende pas seulement le monde d’une façon objective pour en comprendre le sens et les mécanisme, il l’appréhende aussi par l’intermédiaire de sa subjectivité. Comprendre quelque chose revient ainsi à en saisir le sens premier, le fonctionnement, la vérité en adéquation avec l’être de cette chose, tandis que l’interpréter consisterait à dépasser ce stade, à aller plus loin sur le chemin de la signification. Si la compréhension est un premier lien qui s’instaure entre le sujet qui comprend et l’élément x compris comme tel, l’interprétation est l’ouverture de ce lien à une multitude d’approches possibles, une ouverture à l’infini du sens.
Avec cette question : « peut-on comprendre sans interpréter ? », on se demande si l’acte de comprendre peut être indépendant de l’acte d’interpréter. Autrement dit on se demande ici si une connaissance purement objective du sens est possible ou bien si l’homme qui comprend apporte toujours avec lui sa subjectivité, son vécu, qui lui permettent de trouver et de donner un sens. Le sens du réel peut-il être accessible d’une façon objective ou bien est-il toujours relié à la subjectivité ? Existe t-il une connaissance dépourvue d’une implication personnelle du sujet ? L’interprétation est-elle partout présente ?
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