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Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
Extrait du corrigé : Ainsi, pour Freud, les motifs de nos actions sont inconscients. Nous ne pouvons donc pas savoir pourquoi nous réagissons de telle manière dans telle circonstance. D'un point de vue moral, nous faisons parfois le mal sans le savoir: nous ignorons par exemple que telles paroles prononcées à la légère peuvent blesser un ami. [hommes sont libres, raisonnables et entièrement responsables de leurs actes. Dire qu'on ne sait pas ce qu'on fait relève de la mauvaise foi. Si l'on excepte certaines réactions instinctives, les hommes peuvent toujours être conscients de ce qu'ils font.] Sagesse et maîtrise de soi « Que l'homme ne se laisse pas corrompre par les choses extérieures ni dominer par elles (...); qu'il soit l'artisan de sa vie; que sa confiance n'aille pas sans quelque science, sa science sans fermeté: que ses décisions une fois prises soient sans appel.» Pour le stoïcien Sénèque, le sage maîtrise le moindre de ses actes et il ne fait rien qui ne soit pensé et voulu. Le stoïcien Épictète distingue les choses qui sont en notre pouvoir (nos jugements, nos tendances, nos désirs) et les choses qui ne sont pas en notre pouvoir (le corps, la richesse, la réputation).
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Le corrigé du sujet "Peut-on ne pas savoir ce que l'on fait ?" a obtenu la note de : 









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Le terme inconscient est tardif dans l'histoire de la philosophie. Dans la tradition cartésienne, en effet, tout sujet n'était que conscience. Leibniz reconnaît le premier l'existence d'un inconscient, au sens de ce qui hors de la conscience. Est inconscient, ce qui n'est pas présent dans ma conscience mais qui peut le devenir si je la tourne vers l'objet, le souvenir. L'arrivée de Freud bien sûr aura valeur de révolution. L'inconscient devient ainsi une instance indépendante de la conscience, qui fonctionne selon ses propres lois et qui produirait des effets sur la vie consciente. La faculté d'agir désigne la capacité de déployer une énergie en vue d'une fin particulière. L'action est ainsi souvent synonyme de pratique et désigne l'ensemble de nos actes, en particulier de nos actes volontaires, qui sont susceptibles par exemple d'être qualifiés moralement. De prime abord, donc, nous pouvons agir que sous l'impulsion de motifs conscients. Pourtant n'existe pas des actions dont nous n'avons pas réellement conscience, par exemple les actions accomplies par habitude? L'inconscient freudien ne permet-il pas d'agir en vue d'une fin, bien que cette fin ne soit pas consciente?
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