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Définitions des termes :
- science : Ensemble des connaissances portant sur le donné, permettant la prévision et l'action efficace. Corps de connaissances constituées, articulées par déduction logique et susceptibles d'être vérifiées par l'expérience.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- morale : Ensemble des règles de conduite -concernant les actions permises ou défendues- tenues pour universellement et inconditionnellement valables.
Extrait du corrigé : La science doit-elle être indifférente à la morale ? Il est manifeste que la science porte sur des objets naturels dont la connaissance ne semble pas requérir l'assentiment d'une quelconque morale ni la référence à une doctrine éthique quelconque. Une indifférence de la science vis-à-vis de la morale est donc envisageable du simple fait de l'absence de signification morale des phénomènes naturels. Quel est en effet la signification morale d'un processus chimique ou d'une bactérie ? Cependant, la connaissance scientifique demeure un comportement humain dont les effets et les conséquences sur les hommes et les sociétés sont loin d'être nuls. Aussi, en tant que comportement humain modifiant la condition humaine, la connaissance scientifique a nécessairement une référence à l'humanité, donc un contenu moral ou au moins éthique, si ce dernier terme désigne l'étude philosophique de l'action humaine en vue éventuellement de formuler des règles dès lors 'morales', c'est-à-dire susceptibles de soumettre les 'moeurs' à des normes. Aussi peut-on admettre une indifférence à la morale en tant que morale sociale ou particulière, c'est-à-dire ensemble local et contingent de règles de moeurs propres à une société et à un groupe donné. Et d'autre part, on peut reconnaître la nécessité d'une référence à une morale générale ou universelle, signifiée dans la notion de 'bien de l'humanité'. Que ce 'bien' soit précisément déterminé par le droit fondamental - la philosophie des droits de l'homme - ou par une morale philosophique, il reste que l'activité scientifique, dans la mesure où elle a des conséquences pour l'être humain, ne peut être sans limite ni contrôle. Mais, d'autre part, la recherche scientifique requiert une certaine liberté, donc éventuellement l'affranchissement de certaines règles qui pourrait en limiter le développement et qui ne sont pas nécessaires.
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