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Le positivisme en France au XIX

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Publié le : 3/1/2018 -Format: Document en format HTML protégé

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Le positivisme en France au XIX
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Le positivisme en France au XIXè siècle



Dossier episthémologie



Licence 3 Histoire

9410077300

Le positivisme en France au XIXè siècle



Dossier episthémologie



Licence 3 Histoire



Table des matières



TOC \o "1-3" \h \z \u I.La philosophie positiviste PAGEREF _Toc478915063 \h 3

A.La loi des trois états et la classification des sciences PAGEREF _Toc478915064 \h 3

1.La loi des 3 états PAGEREF _Toc478915065 \h 3

2.La classification des sciences PAGEREF _Toc478915066 \h 4

B.La méthode générale PAGEREF _Toc478915067 \h 5

C.La réforme de l’éducation et le culte de l’Humanité PAGEREF _Toc478915068 \h 6



II.L’introduction progressive du positivisme en histoire en France PAGEREF _Toc478915069 \h 8

A.La révolution de l’École méthodique PAGEREF _Toc478915070 \h 8

B.L’apogée de l’histoire comme science PAGEREF _Toc478915071 \h 9

C.La légitimation de l’histoire de France et son instrumentalisation PAGEREF _Toc478915072 \h 10



III.Le déclin du positivisme à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle PAGEREF _Toc478915073 \h 12

A.La contestation du positivisme historique PAGEREF _Toc478915074 \h 12

B.Le tournant de l’école des Annales PAGEREF _Toc478915075 \h 13

C.Quelle vision des contemporains ? Le néopositivisme PAGEREF _Toc478915076 \h 14











On considère l’épistémologie comme la science de la science. C’est un ensemble de savoirs scientifiques. Au XIXe siècle, la discipline historique a tenté d’accéder au rang de science. Pour ce faire, les historiens tentent d’allier la vérité et la science. Cela fait écho à de nombreuses théories scientifiques qui se développent au cours de ce siècle et avant. C’est le cas par exemple du développement des « sciences positives » au cours du XVIIIe siècle, qui font suite aux découvertes de l’homme de sciences Isaac Newton (1642-1727). Ce sont des sciences exactes telles que les mathématiques, la physique ou encore la chimie. Les sciences sont codifiées et permettent une connaissance parfaite de la nature de l’homme. Ensuite, on retrouve l’influence de L’Origine des espèces de Charles Darwin, publié en 1859. Selon lui, la connaissance se base sur l’observation et l’expérimentation. Il croit au progrès scientifique et s’oppose aux croyances théologiques et à la superstition. Cela apporte en partie le triomphe et l’apogée de la méthode.

C’est ce sur quoi se base le positivisme. Ce courant nait en philosophie, puis il est importé dans de nombreux domaines, dont l’histoire. La philosophie positiviste est développée par les philosophes Émile Littré et Auguste Comte. Le positivisme « considère que toutes les activités philosophiques et scientifiques ne doivent s’effectuer que dans le seul cadre de l’analyse des faits réels vérifiés par l’expérience et que l’esprit humain peut formuler les lois et les rapports qui s’établissent entre les phénomènes et ne peut aller au-delà ». Le positivisme rejette toutes les méthodes qui ne sont pas basées sur des expériences et la science. Il repose donc sur la foi dans le progrès et la méthode scientifique. En histoire, on voit d’abord une influence allemande dans la première moitié du XIXe siècle. Le positivisme en histoire est introduit en France à travers l’historien Léopold von Ranke (1795-1886). Il a fortement influencé l’historiographie française. Le terme « historiographie » apparait au XVIe siècle et désigne le fait d’écrire sur l’histoire. Léopold von Ranke a alors influencé la science historique allemande et française. Il y introduit la méthode critique et l’exploitation des sources. L’histoire méthodique se veut donc scientifique. Les idées de cet historien sont répandues dès le début du XIXe siècle dans les universités allemandes. Cependant, si le positivisme en philosophie a influencé celui en histoire, Léopold von Ranke tente de séparer clairement l’histoire de la philosophie. Il souhaite « retrouver ce qui s’est réellement passé ». Pour cela, il s’appuie sur des sources qui ont été critiquées et triées. Ce modèle développe une méthode, une certaine organisation de la recherche. Il est introduit en France au cours du siècle, essentiellement après la défaite de l’armée française en 1871 contre les Prussiens.

Dans quelle mesure le courant positiviste a-t-il influencé à la fois la philosophie et l’histoire au cours du XIXe siècle en France ?

Dans une première partie, il conviendra de revenir sur l’origine du positivisme en philosophie avec Auguste Comte, dont l’importance n’est pas négligeable. Ensuite, nous étudierons de quelle manière le positivisme est appliqué à la discipline historique. Enfin, nous évoquerons la remise en cause du positivisme, à la fois en histoire et en philosophie.





La philosophie positiviste



Dès ses débuts Comte, grâce à la philosophie positive, combat la pensée abstraite de la métaphysique et des croyances invérifiables de la théologie qui régissent le mode de pensée. Pour lui, le monde qui a connu des évènements révolutionnaires passés ne peut se reconstruire uniquement par l’étude de la société. En effet, ce dernier dit qu’il faut étendre la méthode positive soit scientifique à l’étude de la société constituant le dernier soutien pour les métaphysiciens et les théologiens. Cette combinaison doit donner lieu à une science. Cette dernière est la clé de voûte de la philosophie positive. Comte va se servir de l’histoire pour mettre sur le devant de la scène le mélange de la philosophie positive et de la science de la société. Comte appelle cette mixité « sociologie ». Cette notion apparait en 1839. Il formule alors une loi historique dans laquelle il veut rendre le développement et le comportement humain plus rationnels et plus prévisibles. La connaissance du monde social permettrait même de les maîtriser. Cette loi historique allait devenir la loi principale de la science de la société : la loi des trois états. Cette loi est exposée dans son œuvre majeure Cours de philosophie positive. La loi des trois états et la classification des sciences lancèrent la carrière de Comte.



La loi des trois états et la classification des sciences

La loi des 3 états

Comme son nom l’indique, cette loi fait état de trois états et plus particulièrement trois modes de pensée. On y trouve l’état théologique, l’état métaphysique et l’état positif. Comte dit que chaque science, tout l’esprit humain suivent ces trois modes. Chaque science, chaque société et chaque individu doivent passer par ces états. Dans l’esprit de Comte, la société dans sa totalité est comme un organisme vivant dont le développement est influencé par le progrès intellectuel. Puisque les idées mènent le monde, l’évolution intellectuelle et, surtout le développement scientifique, sont la forme la plus avancée de progrès et servent de moteur au changement historique. En bref, la loi des trois états est une loi globale. Cette dernière décrit les différents états du progrès que chaque civilisation doit parcourir jusqu’à son terme, l’âge positif. Ces trois états correspondent à l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. L’état théologique connaît lui-même trois étapes successives : le fétichisme, le polythéisme et le monothéisme. Lorsqu’il est dans l’état théologique, l’homme cherche à comprendre l’ensemble de l’Univers dans lequel il existe : il cherche des causes pour les différents phénomènes physiques auxquels il est confronté. Or, comme il est bien connu depuis Aristote que la chaîne des causes successives remonte jusqu’à l’infini, c’est-à-dire jusqu’à l’intention d’un ou plusieurs dieux, cette recherche des causes est, selon Comte, « hors de la portée de l’intelligence humaine, donc vouée d’avance à l’échec ». Cependant, il ne condamne pas cette tentative de l’esprit humain, car elle est nécessaire, d’après lui, comme première impulsion, pour que l’homme apprenne à connaître ses limites. Sans état théologique, l’avènement ultérieur de la « véritable » science serait donc impossible. L’état métaphysique est essentiellement un état transitoire entre l’état théologique et l’état positif. Cet état n’est pas fondamentalement différent du précédent, mais il s’agit d’une phase « critique », c’est-à-dire une remise en question destructrice et nécessaire de l’état théologique. Dans l’état métaphysique, des entités abstraites ont remplacé les dieux, mais l’homme continue à chercher des choses hors de sa portée, comme l’origine et la destination des choses, la nature de l’Univers ou encore la nature intime des êtres. Comte ne va pas jusqu’à nier l’existence de ce qui échappe à la perception sensorielle, mais il déclare qu’une telle existence ne peut qu’être hypothétique, jamais prouvée, et que, par conséquent, elle n’intéresse pas la « véritable » science. La seule chose qui intéresse la science, ce sont les faits. Dans l’état positif, l’homme est enfin devenu « raisonnable », car il a compris que la véritable connaissance de l’Univers lui est impossible et il s’interdit les questions universelles ! Dès lors, il ne cherche plus des causes, mais des lois : il ne peut pas expliquer les phénomènes, mais il peut chercher à les décrire, par exemple par des formules mathématiques. Connaissant ces lois, il peut alors les utiliser à son profit pour dominer la nature et améliorer son existence. Le plus bel exemple donné par Comte est la loi de Newton sur la gravitation.



La classification des sciences

On ne peut pas parler dans la loi des trois états sans évoquer la classification des sciences. Auguste Comte propose une classification générale des sciences. Cette classification se fonde sur les degrés de complexité croissante des objets étudiés. Les seules données véritables sont pour Comte les sciences déjà existantes dont il est alors nécessaire d'établir la hiérarchie selon la positivité, selon l'abstraction, selon la généralité. Selon ce schéma classificatoire, les sciences sont apparues en fonction de la simplicité des phénomènes et de leur éloignement par rapport à l’homme. Les mathématiques se développent d’abord comme un outil de découverte pour les autres sciences. L’astronomie prend ensuite la forme d’une science puisqu’elle étudie les phénomènes les plus simples, ceux qui sont les plus éloignés de l’homme. La méthode positive est alors étendue aux disciplines dont l’objet est plus complexe et plus proche de l’homme. On trouve donc la physique, la chimie et la biologie. La physique est la science de l’expérience ; la chimie est la science principale pour l’observation enfin la biologie est la science de la comparaison. Ces trois sciences se complètent pour faire ressortir les mathématiques et la sociologie, sciences. L’astronomie à une place spéciale dans la genèse de la science positive pour Comte. Comte prétend que, maintenant que l’astronomie, la physique, la chimie et la biologie sont devenues des sciences positives, il est temps d’appliquer la méthode positive à l’étude de la société qui prend en compte les phénomènes les plus complexes. Ces six sciences forment la science positive de Comte, une structure solide qui pose les mathématiques comme aboutissement de l’abstraction, et la sociologie comme nouvelle science à développer dans le but de faire progresser encore l’humanité. Ces dernières sont en accord avec la loi des trois états présentée précédemment.

La méthode générale

« On ne connaît pas complètement une science tant qu'on n'en sait pas l'histoire. » L'émergence des sciences humaines constitue un bouleversement au sein de la pensée occidentale ; l'homme n'est plus seulement un sujet de connaissance, il devient un objet de connaissance, au même titre que n'importe quel autre objet. Pour que l'homme puisse prétendre s'étudier lui-même, il lui faut trouver une méthode qui garantisse un minimum d'objectivité. La seule méthode susceptible de rallier un maximum de suffrage reste la méthode expérimentale. C'est donc par elle que l'étude de l'homme peut prétendre devenir scientifique. Auguste Comte pense que l’observation est au centre de tout processus scientifique. Cette dernière doit être, dans un premier temps, sans contrôle de l’humain sur l’expérience. Dans un second temps, cette première observation sans contrôle pourra permettre l’observation productive du même phénomène dans une expérience contrôlée. La méthode expérimentale est donc secondaire selon Auguste Comte ; l’observation est la méthode qui vient en premier, suivie par la comparaison et finalement par l’expérience.

La méthode expérimentale constitue la pièce maîtresse de l'argumentation dans les sciences positives. Elle est fondée sur la distinction nette des faits et de la théorie ; la mise en place d'un ensemble expérimental permet de confirmer la théorie par les résultats d’expérience, les faits garantissent la justesse de la théorie ou viennent l'invalider, mais pas seulement. Plus généralement, il y a une interaction des deux ; les faits suscitent de nouvelles théories qui auront à être vérifiées et ainsi de suite. Dans cette conception, l'investigateur n'entre pas dans le dispositif expérimental. Il est considéré comme un observateur neutre dont la personnalité n'intervient pas. L'observateur est le miroir des faits « objectifs ». L’observation fait naître des idées qui seront contrôlées par l'expérimentation et éventuellement réfutées. L'expérience est toujours liée au raisonnement, elle se fait selon une théorie rationnelle, ce n'est pas un cheminement au hasard selon d'obscures intuitions. Le raisonnement causaliste est indissociable de la méthode expérimentale. Dans ce cas, la causalité concerne des faits précisément définis. Pour le positivisme, tout ce qui est dans la nature peut être connu rationnellement. Le rationalisme, la volonté de connaître, de prévoir et d’agir sur un monde exempt de phénomènes surnaturels, sont des caractéristiques de la conception positiviste du monde. L’homme est un être naturel qu’il est possible de connaître. Cette conception permet à la connaissance d’échapper à la métaphysique religieuse, mais pas à la métaphysique tout court. Si la nature ne manifeste plus le divin ou le démoniaque, la recherche de fondements premiers continue à donner naissance à des postulats métaphysiques, en particulier matérialistes. De ce fait, l’esprit scientifique doit renoncer à la question du “pourquoi” et se limiter au “comment”. Le positivisme doit donc renoncer à la recherche des causes premières et finales des phénomènes et privilégier au moyen d’observation et d’expériences répétées la découverte des relations constantes qui unissent les phénomènes. Le positivisme recherche des lois de la nature des hommes. Celui-ci est une “attitude” qui accorde toute sa confiance aux méthodes de la science expérimentale. Par ailleurs, il est important de mettre en avant la notion de déterminisme dans l’application de la méthode générale. En effet, ce dernier constitue le premier grand principe des sciences positives. De ce fait, les phénomènes naturels actuellement existants déterminent ceux qui existeront ultérieurement. Aucune intervention divine ne peut en dévier le cours ; il s'ensuit que l'avenir est prévisible si l'on connaît la totalité des conditions initiales. Dans une étude scientifique, les faits ne peuvent être considérés autrement que déterminés. Toute la recherche est assise sur ce principe qui prévient les démissions de l’esprit devant l'irrégularité ou l'anarchie apparente des phénomènes. Autour du déterministe, d'autres éléments viennent s'articuler : l’espace et le temps sont, pour la pensée positive, des catégories bien définies. L'espace est une étendue homogène et le temps un déroulement régulier et absolu.



La réforme de l’éducation et le culte de l’Humanité

Pour Comte, il faut coordonner le présent, le passé mais aussi le futur. Le premier point d’ancrage de cette coordination se faut par l’éducation. En effet pour Comte, il une réforme de l’éducation conduisant à une éducation positive. Cette dernière prône une éducation s’inscrivant dans l’ère du temps. L’histoire est l’éducatrice de l’humanité. C’est l’histoire évoluant au fils des temps qui rend accessible la relation fondamentale entre l’esprit et la nature. L’homme doit se développer par les trois temps qui constitue une vie soit le p...


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