MARTIN HEIDEGGER : ETRE ET TEMPS

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FICHE DE LECTURE POUR MARTIN HEIDEGGER : ETRE ET TEMPS

MARTIN HEIDEGGER : ETRE ET TEMPS

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MARTIN TEMPS ETRE L'auteur d'Être et Temps est l'un des philosophes les plus controversés du XX' siècle dans la mesure où, politiquement, il s'est engagé en 1933 aux côtés du parti national-socialiste. Il restera longtemps le point de départ d'une réflexion sur la responsabilité et l'implication du philosophe par rapport à la politique, par rapport à son temps. Sa vie suscite de plus en plus d'analyses et de critiques. Présentons rapidement sa biographie avant de nous lancer dans la lecture de son « opus magnum » (Grand Œuvre). Né à Messkirch, en pays de Bade (Allemagne), dans une famille catholique pratiquante (son père était sacristain à la paroisse Saint-Martin, en plus de son activité de tonnelier). Études secondaires à Constance, puis au lycée de Fribourg-en-Brisgau (Allemagne) de 1903 à 1909. A Fribourg, il commence ses études universitaires par quatre semestres de théologie, puis se tourne vers la philosophie et les sciences. En 1909, il découvre Husserl, alors qu'il a déjà lu Nietzsche, Kierkegaard, Trakl et Dilthey. Il soutient en 1913 un doctorat conçu à partir de sa lecture de Husserl. Réformé en 1914 pour raison de santé, il soutient son habilitation en 1915, qui lui vaut d'être nommé privat-docent.
ETRE HEIDEGGER  HEIDEGGER (Martin). Philosophe allemand (1889-1976), né à Messkirch (pays de Bade) le 26 septembre 1889, fils d'un maître tonnelier et sacristain. Il fit ses études à l'école de son pays natal, puis au lycée de Constance, au Berthold Gymnasium de Fribourg-en-Brisgau, enfin à l'université de cette même ville où il suivit des cours de théologie, de philosophie, de mathématiques, de sciences de la nature et d'histoire. Après avoir soutenu une thèse de doctorat, il fut nommé professeur à Fribourg et y travailla sous la direction de Husserl. Son premier grand ouvrage, l'Être et le Temps, fut publié en 1927. En 1929, il publia Kant et le problème de la métaphysique, et en 1930, De l'essence de la vérité. Il fut recteur de l'université de Fribourg et adhéra peu de temps au parti nazi. Il démissionna de son poste pour n'avoir pas à sanctionner des professeurs hostiles au régime, et cessa dès lors toute activité politique marquante. En 1947, il publia la Lettre sur l'humanisme, puis se consacra à l'exégèse des poètes, de Holderlin entre autres. En 1970, il a publié Phânoménologie und Théologie. C'est le problème de l'Être, dans son ensemble, et en tant que tel, qui est au centre des préoccupations de Heidegger. Si, selon lui, la métaphysique n'a fait aucun progrès depuis l'Antiquité grecque, c'est qu'elle a toujours été une ontologie. Elle s'est interrogée sur ce que l'être était. Ce qu'il faudrait connaître, c'est « l'Être de l'étant ». Heidegger distingue, en effet, entre l'étant (ce qui est) et l'Être (le présupposé de l'étant). La question métaphysique n'est pas ce que l'être est, mais le fait qu'il est. Elle cherche le sens de l'être. L'analyse de l'être humain est la seule voie d'accès à la métaphysique. Ce sera non une analyse existentielle, mais existentiale qui, à partir de l'homme, cherche le sens de l'Etre en général. L'Être ne se démontre pas, il se montre. L'analyse existentiale sera donc une phénoménologie, voie surprenante pour accéder à la métaphysique. Cela n'a pas conduit Heidegger à une entente avec Husserl. Le second a reproché au premier de s'être cantonné dans l' « anthropologisme » et le « psychologisme ». Heidegger part donc de l'homme qui est là (Dasein) pour arriver à constater que l'homme est le lieu où l'Être apparaît (Da-sein). « L'essence de l'homme réside dans son existence. » Cela signifie que l'essence de l'homme est son être. « L'homme seul existe. Le rocher est, mais n'existe pas (...). Dieu est, mais n'existe pas. » « L'homme est cet étant dont l'être est désigné dans l'Etre, à partir de l'Être. » Pour marquer le caractère « extatique » de l'existence humaine qui se tient « dans l'éclairement de l'Être », Heidegger utilise la graphie ek-stase. Les caractéristiques de l'existence humaine sont le souci, l'être pour la mort, la transcendance, la liberté, la temporalité. L'être humain n'est pas d'emblée tout ce qu'il peut être. Il a devant lui un éventail de possibilités et il se « pro-jette » sur ces possibilités. Il dépend de lui de se disperser dans le divertissement, de se perdre dans l'anonymat du « on », ou d'accéder à l'existence authentique. L'homme est le « berger » de l'Être. Il le garde, le veille, le surveille. Pourtant, le rapport primitif de l'homme à l'Etre est surtout obnubilation. Il faut que l'Être se dévoile à l'homme. Il le fait toujours lentement, difficilement, sur fond de mystère. On peut se demander si Heidegger a vraiment construit une métaphysique. Il a, en tout cas, refusé expressément d'être rangé parmi les existentialistes et affirmé, comme son orientation essentielle, la réflexion sur l'Etre.

MARTIN HEIDEGGER : ETRE ET TEMPS

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