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Pour approfondir:

 
  1. Problématique
  2. Histoire & Mémoire
  3. Méthodologie
  4. Sens de l'histoire
  5. Valeur de l'histoire
  6. Problématiques.
  7. Un autre cours.
  8. Résumé de cours.
  9. Textes

 

Distinguer Histoire au sens de simple récit d'événements (individuels ou collectifs) cf. « raconter une histoire ».

Histoire au sens de la connaissance visant à l’étude scientifique du passé (cf. « L'histoire de France »).

Histoire désignant la réalité des faits et des événements du passé, au sens ou l'on parle par exemple du « cours de l’histoire ». du « sens ée l’histoire ».

Problèmes épistémologiques ' de la connaissance historique La question de l’établissement des faits, rôle de la

critique positive des documents, des sources et des témoignages.

La question de l’explication des faits, distinction entre causes objectives et motivations subjectives dans l’éclairage d’un événement historique (ex. faut-il expliquer la révolution française par ses causes économiques ou par les motivations de ses acteurs ?).

Critique des motivations de l’historien Nietzsche, Seconde Considération inactuelle : distinction entre trois types de motivation de la connaissance historique: histoire critique, histoire antiquaire et histoire monumentale. Hegel, les trois manières d’écrire l'histoire : histoire originale, histoire réfléchie ou réfléchissant e et histoire philosophique.
La philosophie de l'histoire L’histoire comme chaos, cf. Shakespeare (Macbeth) : l’histoire « une histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un fou».

Penser l’histoire comme destin: le fatum des stoïciens. Conception théologique de l’histoire : l’histoire est régie par la Providence divine (cf. Bossuet), identifiée parfois avec la Raison universelle (cf. Leibniz).

Conception idéaliste de l’histoire: «la Raison gouverne le monde » (Hegel).

Conception matérialiste et dialectique de l’histoire:

la lutte des classes et la violence moteurs du devenir historique (cf. Marx, Engels, et les courants marxistes dérivés : Lénine, Staline, Tran Duc Tao, Mao Zedong).

 

 

• L'histoire est une des questions du programme de philosophie qui appelle le plus de sujets de baccalauréat.
• Le mot «histoire» désigne soit une étude s'efforçant de connaître le passé de l'homme (§ 2, 3, 4), soit l'ensemble des états par lesquels passe une réalité. Prise en ce second sens, l'histoire soulève des problèmes philosophiques exposés à partir du paragraphe 5 : l'histoire peut-elle échapper au morcellement? va-t-elle vers une fin ultime? etc.
• Parler du sens de l'histoire, c'est parler de l'ordre rationnel de l'histoire, de son but et de son terme (§ 5).
• On appelle philosophie de l'histoire une synthèse ultime permettant d'intégrer et de comprendre les moments historiques particuliers (§ 5). Il existe plusieurs grands modèles de philosophie de l'histoire, parmi lesquels vous devez retenir la construction de Hegel (§ 6, 7, 8) et celle de Marx (§ 9, 10, 11).
• Pour Hegel, c'est l'Idée, c'est-à-dire un principe spirituel supérieur immanent au monde, qui est le créateur de l'histoire conçue comme un tout. Au contraire, pour Marx, ce sont les productions matérielles de la vie qui déterminent le processus historique.
• Les grandes philosophies de l'histoire sont, de nos jours, soumises à une critique très sévère, de la part tant des historiens eux-mêmes que des philosophes (§ 12).



I — Histoire : ambiguïté du terme

Le terme d'histoire est ambigu et désigne deux ordres de réalité fort différents : d'une part, les événements, les actes, les faits du passé, c'est-à-dire la réalité historique objective, d'autre part, la recherche historique et la science du devenir des hommes et des sociétés, qui représentent la face subjective de l'histoire. La situation de l'homme par rapport à l'histoire est à l'origine de cette ambiguïté. En effet, dans une science expérimentale (physique, chimie, etc.), l'homme crée une connaissance et une théorie qui, en principe, se détachent de lui pour devenir universelles et indépendantes. La connaissance historique, au contraire, ne peut se séparer des hommes qui sont dans l'histoire, qui la font, ou qui s'efforcent de lui donner une intelligibilité.

II — Le fait historique et sa construction

Le discours historique est une reconstruction intellectuelle du passé, une re-création. Ici, l'examen du fait historique est tout à fait significatif : il représente le produit d'un processus d'abstraction. Une masse immense de matériaux est à la disposition de l'historien sous forme d'archives et de témoignages ; il faut choisir, sélectionner et construire des faits historiques privilégiés qui rassemblent et expliquent ces éléments épars. Ainsi l'historien produit-il le fait historique véritable.

III — Établir des faits : une connaissance valide et vraie

Le caractère personnel et relativement arbitraire des choix et donc de la «production» des faits historiques n'enlève toutefois pas à l'histoire sa nature scientifique. Certes, le savoir' historique ne vise pas à une objectivité comparable à celle des sciences de la nature, et l'historien ne s'efface jamais totalement derrière les documents. L'établissement des faits historiques s'appuie cependant sur des règles de recherche très strictes (critique des documents, multiplicité concordante des témoignages, etc.) qui en font une connaissance valide et vraie.

IV — L'histoire est cependant inséparable de l'historien

Adossé solidement à ces faits, l'historien va dès lors tenter une synthèse, en établissant des relations de causalité et des liens entre les événements pour donner à la série des faits historiques une intelligibilité. Le choix de l'objet historique (par exemple la Révolution française), l'orientation des recherches dépendent, en profondeur, des vues personnelles de l'historien qui ne saurait rester froid devant l'histoire. Il est, au surplus, impossible de fournir des liaisons parfaitement objectives et démontrées entre les faits, tant ceux-ci sont complexes, enchevêtrés et parfois incertains. On voit ainsi les marxistes faire une lecture de l'histoire à la lumière des théories matérialistes de Marx dont ils ont adopté les valeurs fondamentales.

Prolongement: L'histoire est-elle une science comme les autres ?

V — Le sens de l'histoire

Cependant, le pur récit historique qui privilégie un événement nous laisse dans l'éparpillement analytique. Les constructions historiques sont multiples et variées. Une synthèse véritable et ultime semble alors requise, pour intégrer les divers moments historiques. L'homme prend ainsi conscience, qu'il a une Histoire, répondant ainsi au besoin d'intelligibilité de l'esprit humain par la création des philosophies de l'histoire.
Quel est le noyau des grandes philosophies de l'histoire? C'est le concept de sens de l'histoire : l'histoire des hommes prise comme totalité connaîtrait un ordre profond, un but et une fin. Elle irait vers un achèvement final.

VI — Dépasser «la cohue bigarrée de l'histoire»

Hegel, au XIXe siècle, a magnifiquement illustré ce courant. Sa philosophie de l'histoire semble apporter un principe d'intelligibilité à la poussière des événements historiques dont la multitude s'offre à nous. Car l'histoire est une succession de formes diverses qui se déploient dans le temps. Partout, des buts sont à l'oeuvre. Une cohue bigarrée se présente à notre regard. Si tout se succède sans discontinuer, la pensée n'est-elle pas prise dans un flux historique inconsistant? Un principe d'intelligibilité semble exigé et requis.
« Là, un immense déploiement de forces ne donne que des résultats mesquins, tandis qu'ailleurs, des causes insignifiantes produisent d'énormes résultats. Partout, c'est une mêlée bigarrée qui nous emporte, et dès qu'une chose disparaît, une autre aussitôt prend sa place. » (Hegel, La raison dans l'histoire)

VII — L'Idée gouverne le monde

C'est l'Idée', principe spirituel suprême immanent au monde, qui, selon Hegel, gouverne l'histoire. L'Idée, conçue comme forme d'unification dernière par la Raison' humaine, devient, dans le temps, de plus en plus claire et transparente. Ainsi, le philosophe peut-il découvrir une histoire de plus en plus rationnelle et pacifiée. Au fond, Hegel pense que l'histoire se confond avec le devenir d'un principe spirituel supérieur.
«L'Idée est le vrai, l'éternel, la puissance absolue. Elle se manifeste dans le monde et rien ne s'y manifeste qui ne soit elle, sa majesté et sa magnificence : voilà ce que la philosophie démontre.» (Hegel, op. cit.)

VIII — Le progrès chez Hegel (Prolongement: L'histoire comme réalisation de la liberté)

Cette Idée absolue se fait elle-même à travers l'histoire, qui représente l'Idée en marche. D'étape en étape, de marche en marche, de tremplin en tremplin, l'histoire ne cesse de se simplifier et de s'unifier : chaque moment est préférable au précédent et offre le spectacle d'améliorations spirituelles. Aussi, sans la notion de progrès, le cours de l'histoire est-il incompréhensible. Chaque figure historique est supérieure à celle qui constituait son être précédent.

IX — Le matérialisme historique (Prolongement: Marx et la dialectique)

Marx, après Hegel, va lui aussi tenter de construire une grande philosophie de l'histoire. Sa doctrine s'appelle le matérialisme historique. Selon Marx, ce sont les techniques, les outils qui déterminent les possibilités d'existence. La vie matérielle des hommes explique donc toutes leurs activités ainsi que le devenir de l'homme. Si Hegel voyait dans un principe spirituel le démiurge de tout développement historique, Marx inverse la conception de son maître. C'est la production matérielle de la vie qui crée l'histoire.
«A l'encontre de la philosophie allemande qui descend du ciel sur la Terre, c'est de la Terre au ciel que l'on monte ici. Autrement dit, on ne part pas de ce que les hommes disent, s'imaginent, se représentent, ni non plus de ce qu'ils sont dans les paroles, la pensée, l'imagination et la représentation d'autrui... non, on part des hommes dans leur activité réelle.» (Marx et Engels, l'Idéologie allemande).

X — Forces productives - Rapports de production & Lutte de classes

Si la pratique matérielle est déterminante, alors il faut envisager l'action des forces productives et des rapports de production. Les forces productives représentent l'ensemble des moyens matériels et des puissances de tous ordres dont dispose la société humaine. Les rapports de production désignent les relations sociales nouées dans le processus de production. Or, cette sphère du travail, loin d'être exempte d'antagonismes, suscite, au contraire, perpétuellement des conflits. C'est la lutte de classes, qui est, pour Marx, le noyau de l'histoire unitaire; c'est elle qui donne un sens global à l'évolution historique. Elle est le moteur ultime du devenir.
«L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de la lutte de classes. Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf... en un mot, oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée.» (Marx-Engels, Le manifeste communiste)

XI — Le règne de la liberté

Aux yeux de Marx, la révolution prolétarienne annonce la venue d'un temps où l'homme maîtrise enfin sa condition et son destin. En prenant en charge l'histoire, le prolétariat répudie l'inhumanité historique. Ainsi commence le règne de la liberté. L'humanité s'arrache alors au joug du destin et de la nécessité.
«Les puissances étrangères objective, qui jusqu'ici dominaient l'histoire, passent sous le contrôle des hommes eux-mêmes... C'est le saut de l'humanité du règne de la nécessité dans le règne de la liberté.» (Engels, Anti-Dühring)
Le communisme «est la véritable fin de la querelle entre l'homme et la nature et entre l'homme et l'homme... Il résout le mystère de l'histoire, et il sait qu'il le résout.» (Marx, Notes : M.E.A. III)

XII — Critique des philosophies de l'histoire

Ces visions historiques, celle de Hegel comme celle de Marx, ne manquent ni de beauté, ni de grandeur. Elles témoignent de l'impérieux besoin qu'éprouve l'homme de donner un sens à sa destinée personnelle en l'intégrant dans un devenir historique intelligible.
Mais ces totalisations historiques ne semblent pas très véridiques. Les philosophies de l'histoire du XIXe siècle nous donnaient à voir un genre humain enfin libre et raisonnable dans un monde libre et raisonnable. Tout au contraire, la réalité historique du XXe siècle apparaît comme la chronique de l'enfer. Les exemples contemporains sont, à cet égard, trop nombreux...
Par ailleurs, postuler que l'histoire a un sens peut mener directement à la terreur politique et à l'arbitraire, dès lors qu'un groupe politique prétend être le détenteur de ce Sens dont il impose les conséquences à la société.
«La fin de l'histoire n'est pas une valeur d'exemple et de perfectionnement. Elle est un principe d'arbitraire et de terreur.» (A. Camus, L'homme révolté, NRF, 1951)
Enfin, la volonté d'intégrer tous les faits essentiels dans un système cohérent conduit à délaisser l'étude des événements de la vie quotidienne, jugés de faible intérêt dans cette perspective. En réaction contre cette attitude, des écoles historiques se sont développées, prenant pour objets d'études systématiquement isolés l'histoire de groupes locaux ou l'évolution des usages de la vie quotidienne.

Prolongement: Y a-t-il des progrès dans l'Histoire ?

Conclusion

Rejet d'une fin de l'histoire, échec des théories du sens de l'histoire, épanouissement des études historiques isolées : l'histoire contemporaine récuse résolument la philosophie de l'histoire. Pour la plupart des historiens contemporains, il n'y a pas une Histoire dans laquelle se fondent les événements enchaînés par un sens, mais des histoires.

SUJETS DE BACCALAURÉAT

— L'histoire : une histoire ou des histoires?
— L'histoire est-elle notre mémoire collective?
— Le travail de l'historien consiste-t-il à réécrire le passé?
— L'historien peut-il se passer de philosophie?
— Suffit-il de changer pour avoir une histoire?
— La compréhension du présent exige-t-elle une connaissance du passé?
— L'histoire est-elle le simple récit des faits, tels qu'ils se sont passés?
— Est-il nécessaire que l'histoire de l'humanité ait un sens pour que la vie d'un homme en ait un?
— L'histoire peut-elle délivrer l'homme du déterminisme naturel?
— Le journaliste peut-il décider qu'un événement est historique?

Les historiens modernes prétendent que l'histoire ne doit pas être un art mais une science.

I. LA SCIENCE HISTORIQUE

- A - Les faits historiques. L'histoire est la science du passé humain, mais l'historien ne peut constater les événements passés ; il doit les reconstruire à partir des traces qu'ils ont laissées et qui' sont autant de témoignages (monuments, documents, récits, etc.). L'établissement des faits suppose ainsi une minutieuse et sévère critique des témoignages: critique externe d'abord (authenticité, intégrité, signification du témoignage), critique interne ensuite (valeur du témoin). Lorsqu'un ensemble de témoignages divers conduit à se faire la même représentation d'un événement, on considère qu'on a établi un fait historique.

- B - L'explication en histoire : lois et causes. Une fois la chronologie établie on cherche à expliquer les faits en les exposant de telle façon qu'apparaisse entre eux un enchaînement logique (synthèse historique). Les «historiens sociologues» (Simiand) prétendent que l'explication d'un fait historique se fait par des lois sociologiques. Les «historiens historisants» (Seignobos) soutiennent au contraire que les faits historiques, étant particuliers, doivent être expliqués, non par des lois générales, mais par des causes particulières. Expliquer un fait c'est montrer qu'il résulte nécessairement d'un ensemble d'autres faits comprenant des causes prochaines et des causes lointaines, d'ordre économique, géographique, politique, psychologique, etc.

- C - Les leçons de l'histoire : les théories. De toute façon les historiens pensent que l'on peut dégager certains enseignements de la connaissance du passé. D'une part ils disent que l'histoire aide à comprendre le temps présent, d'autre part ils veulent, selon l'expression de Comte, «fonder la détermination de l'avenir sur la contemplation systématique du passé». C'est ainsi que le marxisme, par exemple, est une politique fondée sur l'histoire. On appelle historisme cette tendance moderne (Hegel, Comte, Marx) à penser historiquement, et dialectiques les philosophies qui cherchent à définir l'être par son devenir, à expliquer la nature par l'histoire.

II. EXAMEN CRITIQUE

- A - Les dangers de l'histoire. Toutes les philosophies de l'histoire reposent sur ce postulat que l'évolution est un progrès et il est clair que cela est contestable. D'autre part il est dangereux de fonder une politique sur l'histoire car «l'histoire prouve tout ce que l'on veut [...], elle donne des exemples de tout, elle justifie tout» (Valéry). Enfin la contemplation systématique du passé nous empêche souvent de voir le présent et fait que «nous entrons dans l'avenir à reculons» (Valéry). D'ailleurs aucune théorie historique n'a jamais permis une prévision précise, et cela tient sans doute à l'absence de lois historiques et à la faiblesse de l'explication en histoire.

- B - Les faiblesses de l'historien. Seule une explication par les lois pourrait être vérifiée (méthode comparative), mais Seignobos avait sans doute raison de soutenir qu'il n'y a pas de lois historiques car «l'histoire est la science des choses qui ne se répètent pas » (Valéry). Or l'explication par les causes n'a pas elle-même une vraie valeur scientifique. En effet il entre une grande part d'arbitraire dans la synthèse historique: quand il retient tel fait plutôt que tel autre, ou considère tel événement comme plus important que tel autre, l'historien ne peut pas faire abstraction totalement de ses opinions personnelles; ce sont les théories ici qui inspirent les explications, et c'est pourquoi diverses explications peuvent être données d'un même événement.

- C - L'incertitude de l'historique. Les faits à expliquer ne sont eux-mêmes pas sûrs. Quelles que soient les précautions prises, la reconstitution du passé est toujours douteuse parce que la psychologie de la mémoire et de l'imagination nous montre que les témoignages sont rarement dignes de confiance; «le passé est chose toute mentale» dit Valéry, et en l'absence d'une réalité que l'on pourrait observer à loisir, la reconstitution historique est tout autre chose que l'établissement d'un fait scientifique. Ce qui fut événement ne saurait être un fait.

CONCLUSION L'histoire est la science du devenir et du contingent mais il n'y a de science que de l'être et du nécessaire. Son utilité véritable est peut-être de nous découvrir la permanence de la nature humaine et de nous montrer que, les hommes faisant librement leur propre destin, l'avenir est toujours imprévisible.

Pour aller plus loin:

En littérature: Les historiens classiques (Hérodote, Thucydide, César, Tacite, Suétone, Tite, Live, etc.), les mémorialistes, etc. ; les romans picaresques (Cervantes, Don Quichotte) ; Tolstoï, Guerre et Paix ; R. Queneau, Les Fleurs bleues, Une Histoire modèle; P. Valéry, Regards sur le monde actuel.

En peinture : pensez à toutes les représentations historiques depuis les bas-reliefs égyptiens jusqu’au réalisme socialiste en passant par la tapisserie de Bayeux et les peintres académiques du XIXe s.

Au cinéma: Les grands films historiques (Napoléon d’Abel Gance, Alexandre Nevski, Ivan le Terrible et Octobre d'Einsenstein).

Indications de lecture

G.W. F. Hegel, La Raison dans l’histoire, trad. 1965.

K. Marx-F. Engels, L’Idéologie allemande, trad. Messidor, 1968.

F. Nietzsche, Considérations inactuelles, II (1873).

M. de Unamuno, Le Sentiment tragique de la vie, 1913, trad. Gallimard, 1937.

H. Berr, La Synthèse en histoire, 1911.

M. Bloch, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, 1941, A. Colin, 1974.

R. Aron, Introduction à la philosophie de l’histoire, 1938, rééd. Gallimard, 1981 ;

Dimensions de la conscience historique, Pion, 1960, rééd. Agora, 1985 chap. II.

J. Ebrard et G. Palmade, L’Histoire, A. Colin, 1965.

L. Febvre, Combats pour l’histoire, A. Colin, 1965.

J.-R Sartre, Critique de la raison dialectique, Gallimard, 1960.

P. Veyne, Comment on écrit l’histoire, Seuil, 1971.