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Le travail

Pour approfondir:

 
  1. Panorama de la notion.
  2. Synthèse de la notion.
  3. Plan de la notion.
  4. Textes de la notion.
  5. Problématiques.
  6. Le sens traditionnel du travail.
  7. Le travail créateur.
  8. Temps libre et liberté ?

 

 

 

Étymologie Le mot travail vient du latin tripalium qui désigne un instrument de torture.
Négativité du travail

La malédiction du travail et le mythe de l’âge d’or originel : la condamnation d'Adam (cf. Genèse, 3,17).

La nécessité du travail : cf. Rousseau, le travail est rendu nécessaire par la pénurie de la nature et le fait que les désirs de l'homme passent ses besoins.

L’aliénation du travail : le travailleur dépossédé de lui-même et qui ne se reconnaît pas dans son activité productrice.

Marx : « Le travail aliéné est sacrifice de soi. mortification ». Le travail : fuite devant l'individuel et « la meilleure des polices»: la glorification du travail comme « soustraction à la réflexion, à la médiation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine » (Nietzsche)

La division du travail

 

Le travail comme expression de la coopération entre les du travail hommes et de leur interdépendance.
Positivité du travail Le travail comme libération: cf. Hegel, la dialectique du maître et de l'esclave, le travail libère de la peur de la mort.

Le travail comme réalisation de soi:

Marx : par le travail l'homme réalise son être générique.

H. Arendt supériorité du travail comme production d’œuvres individuées dans lesquelles l'individu se reconnaît.

Valeur libidinale du travail qui transfère les composantes narcissiques, agressives, voire érotiques de la libido et procède à leur sublimation dans une activité utile à la collectivité.

 

I - Le travail : première définition

Le travail, nous signale l'étymologie du terme, est d'abord une activité douloureuse. Le mot tripalus désignait en effet, dans le latin populaire, une machine formée de trois pieux, permettant d'assujettir, pour leur imposer le joug ou le mors, les boeufs et les chevaux difficiles ; tripaliare (latin vulgaire) signifiait torturer. Dans la notion de travail, nous trouvons effectivement l'idée d'une tâche pénible et douloureuse : « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ! ». Mais le travail a un autre sens que celui de chevalet de torture. Il suppose un effort conscient et réfléchi. Ce n'est pas seulement une souffrance, mais aussi une action intelligente de l'homme pour dominer la nature et les choses. Le travail, c'est la maîtrise et la spiritualisation de la matière.
Définissons - en unissant nos deux thèmes - le travail comme un effort douloureux pour sortir d'une situation donnée et spiritualiser les choses.
«L'activité vitale de l'animal n'est pas travail, la contemplation de l'esprit pur n'est pas travail. Le travail, c'est toujours l'esprit pénétrant difficilement dans une matière et la spiritualisant». (J. Lacroix, Les sentiments et la vie morale, PUF, 1957)


II - Spécificité du travail humain (Prolongement)

Il faut d'abord souligner, avec Marx, la spécificité du travail humain, qui implique un plan et un projet spirituel, et se différencie ainsi de l'opération animale. Certes, l'animal construit son nid ou son abri - ainsi font l'oiseau, le castor ou la fourmi - mais il ne travaille pas à proprement parler, car il n'applique aucun plan et ne réalise aucun but consciemment. Il n'exerce ainsi aucune volonté réfléchie. Alors que l'homme a une activité vitale consciente, l'animal ne se représente pas ses fins.
Le travail, vocation essentielle de l'homme, le distingue des autres êtres vivants, dominés par leurs instincts.
«Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l'homme et la nature... Notre point de départ, c'est le travail sous une forme qui appartient exclusivement à l'homme. Une araignée fait des opérations qui ressemblent à celles du tisserand, et l'abeille confond, par la structure de ses cellules de cire, l'habileté de plus d'un architecte. Mais ce qui distingue dès l'abord le plus mauvais architecte de l'abeille la plus experte, c'est qu'il construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. » (Marx, Le Capital).

Le travail est le propre de l’homme

C’est pourquoi Marx, lecteur de Hegel, pose le travail comme l’essence même de l’homme : « Le travail, proprement dit, écrit-il, appartient exclusivement à l’homme. » Le travail de l’homme se distingue en effet de l’activité animale dans la mesure où ce dernier « ne produit que sous l’empire du besoin physique immédiat, tandis que l’homme produit alors même qu’il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu’il en est libéré. L’animal ne produit que lui-même, tandis que l’homme reproduit toute la nature. Le produit de l’animal fait, comme tel, partie de son corps physique, tandis que l’homme se dresse librement face à son produit » (Manuscrits de 1844, Éditions sociales, pp. 63-64). De plus, «ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l’imagination du travailleur. Ce n’est pas qu’il opère seulement un changement de formes dans les matières naturelles ; il y réalise du même coup son propre but dont il a conscience, qui détermine comme loi son mode d’action, et auquel il doit subordonner sa volonté» (Le Capital, I, 3, 7). Ainsi l’homme se reconnaît-il dans le travail dans la mesure où celui-ci est une activité : consciente, fruit d’une volonté qui se propose un but et qui mobilise une attention en vue d’atteindre ce dernier ; intelligente : le travail implique la compréhension des lois de cette nature qu’il reproduit ; libératrice : par le travail l’homme s’émancipe du joug de la nature.

Se reconnaître dans son travail

En outre, dans le travail chaque homme s’affirme lui-même en même temps qu’il affirme l’essence de l’homme en général. Car si dans mon travail, explique Marx, j’objective «ma production, mon individualité, sa particularité», dans la jouissance qu’autrui aura du fruit de mon travail, je jouis «d’avoir objectivé l’essence de l’homme, donc d’avoir procuré l’objet qui, lui, convenait aux besoins d’un autre être humain». Ainsi je confirme et réalise directement dan£ mon activité individuelle « mon essence vraie, mon essence humaine, mon essence sociale». Aussi, le travail est-il bien ce en quoi l’homme se reconnaît pleinement, puisqu’il s’y reconnaît à la fois comme individu et comme être social.

III - Hegel : le travail est formateur

Le travail définit l'homme parce qu'il le forme et le produit. Le désir animal n'est jamais producteur et formateur au sens profond du terme, car l'objet qui est source de satisfaction est seulement sécrété ou assimilé. Au contraire, l'homme, en transformant la nature et les choses, se construit et se réalise lui-même. Il façonne la nature à son image, et accède ainsi à la conscience et à la liberté.
C'est ce que Hegel a bien montré dans sa célèbre Dialectique du maître et de l'esclave, dans la Phénoménologie de l'esprit (1807). Si, dans la lutte des consciences de soi opposées', le maître domine l'esclave qui n'a pas voulu mettre sa vie en jeu, ce dernier va se libérer par le travail. Le maître se contente, en effet, de jouir passivement des choses, d'user des fruits du travail de l'esclave. Ainsi s'enfonce-t-il dans une jouissance passive, alors que l'esclave extériorise sa conscience et ses projets dans le monde. Aussi acquiert-il, progressivement, son autonomie. Être un maître sans travailler représente, par conséquent, une impasse, alors que le travail dans lequel la conscience s'objective est la voie de la libération humaine. L'esclave forme les choses et se transforme lui-même en cette . pratique. Il asservira ainsi son maître. L'esclave devient le « maître du maître » et le maître « l'esclave de l'esclave ». Ainsi, a montré Hegel, le travail est le chemin de l'autonomie. La servitude laborieuse est la source de tout progrès humain et historique. Le travail forme et éduque, il transforme le monde et civilise. C'est donc par le travail que l'homme se réalise en tant qu'homme et se définit.

Prolongement: Le travail est libérateur

IV - Le travail libère de l'angoisse de mort

Mais Hegel a aussi montré la fonction anthropologique du travail en soulignant qu'il libère l'esclave de l'angoisse de mort. Le serviteur a tremblé au plus profond de son être lorsqu'il a commencé à affronter le maître. Il a ressenti la peur de la morte, ce maître absolu, et s'est finalement incliné. Or, par le travail, l'esclave se libère de l'angoisse qu'inspire l'idée de la mort. En s'extériorisant, la conscience serve contemple avec satisfaction son être pour-soi objectivé, et surmonte l'angoisse de la mort. L'idée de Hegel est profonde : le travail peut nous affranchir de cette idée négative qu'est la mort et de l'angoisse qu'elle suscite.
«C'est en servant un autre, c'est en s'extériorisant, c'est en se solidarisant avec les autres qu'on s'affranchit de la terreur asservissante qu'inspire l'idée de la mort». (A. Kojève, Introduction à la lecture de Hegel, NRF, 1947)
Grâce au travail, l'homme édifie sa liberté, construit le monde historique et s'affranchit de l'idée de la mort.

V - La division du travail

Si le travail fait partie intégrante de notre nature, puisqu'il nous engendre et nous construit, si donc le travail est l'essence de l'homme, s'il nous ouvre la voie de la culture et de la liberté, cependant le risque d'aliénation guette les producteurs dans leur tâche. En effet, dans la société moderne, le travail se divise, en général, et se répartit entre les coopérateurs. Chacun accomplit toujours le même genre de travail, pour lequel il acquiert une compétence particulière. Ainsi s'institue peu à peu une division du travail matériel et du travail intellectuel. Dès lors, la division du travail, en imposant des tâches parcellaires, morcelle l'homme et condamne chaque individu à s'enfermer dans un cercle d'activité déterminé, auquel il ne peut échapper.

Prolongement: La division du travail augmente la productivité

VI - L'aliénation du travail

Initialement, l'artisan produit en totalité un objet qui est donc sa création propre et dans lequel il se reconnaît. Progressivement, avec la manufacture, puis la grande industrie, le travail ouvrier devient travail aliéné. En quoi consiste l'aliénation du travail? En ce que l'homme se trouve devant son produit comme devant une réalité qui lui est étrangère et le domine. Le producteur ne se reconnaît plus dans la chose qu'il produit. Ce phénomène de l'aliénation (alienus : étranger) a été mis en lumière par Marx dans les Manuscrits de 1844 : le travail devient extérieur à l'ouvrier qui n'y développe aucune énergie libre et authentique, qu'elle soit physique ou morale.
«L'objet que le travail produit, son produit, l'affronte comme un être étranger, comme une puissance indépendante du producteur. » (Marx, Manuscrits de 1844).

Le travail aliéné

La négativité du travail

Cependant la positivité du travail, dans lequel l’homme s’autoréalise et s’enrichit, peut se transformer en négativité et en appauvrissement. En effet, selon Marx, lorsque le travail devient une marchandise avec le développement du mode capitaliste de production, ce dernier redevient essentiellement une peine. Alors, en particulier, « plus l’ouvrier s'extériorise dans son travail, plus le monde étranger, objectif, qu’il crée en face de lui devient puissant, plus il s'appauvrit lui-même et plus son monde intérieur devient pauvre, moins il possède en propre. Il en va de même dans la religion. Plus l'homme met des choses en Dieu, moins il en garde en lui-même» (Manuscrits de 1844, Éd. sociales, pp. 57-58). Le fruit du travail, motivé par le besoin de possession éprouvé par autrui, cesse d’être le prolongement de l’individu qui le produit. Le produit du travail acquiert comme valeur une existence sociale identique et uniforme. Sa nature devient indifférente et il ne constitue plus l'expression de l’individu. La division du travail est la manifestation de cette aliénation de l'activité productrice de l'homme.

Le caractère d'étrangèreté du travail

Dans ces conditions, l'homme ne peut plus se reconnaître dans un travail qui devient de plus en plus abstrait et ne fait plus appel aux forces essentielles de l’individu. Parce qu’il n'est pas libre, ce travail ne répond plus à une volonté et à une intention du travailleur, il est exécuté comme mécaniquement et, pour répondre à une simple nécessité physique, assure ses besoins vitaux. Le travail apparaît alors non plus comme une activité épanouissante, ainsi que l'était le travail réel en tant qu’il affirmait la propre existence de l'homme, mais comme aliénant, puisqu’il la nie. C’est pourquoi «dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste», puisque c’est « un travail de sacrifice de soi, de mortification ». De même que, dans la religion, l’homme attribue aux produits de son imagination «une activité étrangère divine ou diabolique», de même, l’activité du travailleur aliéné «appartient à un autre, est la perte de soi-même » (ibid.% p. 60).

Activité proprement humaine, le travail peut recouvrir deux formes très différentes : le travail réel, d'une part, libre et volontaire, par lequel l’homme s’affirme comme être pleinement humain: le travail aliéné, d’autre part, fruit de la seule nécessité, imposé, dans lequel le travailleur ne se reconnaît pas et dont le résultat lui est indifférent et étranger. On peut réserver le terme d'« œuvre » au produit du travail réel, produit dans lequel le travailleur s'objective et qui porte en lui-même sa finalité et sa valeur.

Prolongement: Le travail et la vie hors travail sont aliénés

VII - L'exploitation du travail : travail et plus-value

Le travail, a montré Marx, est non seulement aliéné, mais également exploité. En effet, le propriétaire des moyens de production achète la force de travail de l'ouvrier, son énergie physique et nerveuse. Cette force de travail constitue la seule ressource des producteurs, qui la vendent quotidiennement. Mais le propriétaire, s'il rétribue les producteurs, ne paye pas pour autant à son juste prix la force de travail incorporée dans les marchandises produites. Sur la valeur de huit heures de travail fournies il n'en paye, par exemple, que celle de cinq. Les trois autres sont gratuites et créent une plus-value, c'est-à-dire une valeur supplémentaire produite par le travailleur, en contrepartie de laquelle il ne perçoit aucune rétribution.
«La production de plus-value n'est autre chose que la production de valeur, prolongée au-delà d'un certain point. Si le processus de travail ne dure que jusqu'au point où la valeur de la force de travail payée par le capital est remplacée par un équivalent nouveau, il y a simple production de valeur; quand il dépasse cette limite, il y a production de plus-value. » (Marx, Le Capital).

Prolongement: Le profit est du travail exploité

VIII - Bilan sur l'aliénation et l'exploitation

Que penser de cette critique marxiste du travail humain aliéné et exploité? L'exploitation proprement dite diminue de nos jours progressivement,_ sous l'effet de longues luttes ouvrières. La part de plus-value tend donc à se réduire dans nos sociétés contemporaines ; elle reste cependant un principe même de la société capitaliste : toute entreprise, industrielle ou commerciale, fait des bénéfices, sans lesquels elle ne pourrait survivre. Par ailleurs, l'aliénation demeure : la tâche' parcellaire et déshumanisée dont le travail à la chaîne est l'aboutissement ultime, constitue encore une des donnée de base de notre civilisation industrielle.

Mais un mouvement de réaction s'est amorcé depuis une vingtaine d'années pour restituer au travail sa valeur humaine : on tend à attribuer à de petits groupes la responsabilité collective de certaines productions.

Le travail est le propre de l’homme

C’est pourquoi Marx, lecteur de Hegel, pose le travail comme l’essence même de l’homme : « Le travail, proprement dit, écrit-il, appartient exclusivement à l’homme. » Le travail de l’homme se distingue en effet de l’activité animale dans la mesure où ce dernier « ne produit que sous l’empire du besoin physique immédiat, tandis que l’homme produit alors même qu’il est libéré du besoin physique, et il ne produit vraiment que lorsqu’il en est libéré. L’animal ne produit que lui-même, tandis que l’homme reproduit toute la nature. Le produit de l’animal fait, comme tel, partie de son corps physique, tandis que l’homme se dresse librement face à son produit » (Manuscrits de 1844, Éditions sociales, pp. 63-64). De plus, «ce qui distingue dès l’abord le plus mauvais architecte de l’abeille la plus experte, c’est qu’il a construit la cellule dans sa tête avant de la construire dans la ruche. Le résultat auquel le travail aboutit préexiste idéalement dans l’imagination du travailleur. Ce n’est pas qu’il opère seulement un changement de formes dans les matières naturelles ; il y réalise du même coup son propre but dont il a conscience, qui détermine comme loi son mode d’action, et auquel il doit subordonner sa volonté» (Le Capital, I, 3, 7). Ainsi l’homme se reconnaît-il dans le travail dans la mesure où celui-ci est une activité : consciente, fruit d’une volonté qui se propose un but et qui mobilise une attention en vue d’atteindre ce dernier ; intelligente : le travail implique la compréhension des lois de cette nature qu’il reproduit ; libératrice : par le travail l’homme s’émancipe du joug de la nature.

IX - Le loisir

Le loisir peut-il apporter une réponse aux multiples problèmes du travail et constituer - malgré l'aliénation de la production - une sphère de liberté et d'épanouissement? C'est ce que semblent suggérer certains sociologues qui définissent le loisir comme un ensemble d'occupations auxquelles l'individu peut s'adonner de son plein gré.
Il nous paraît vain de rêver d'un loisir libre et pur de toute aliénation si le travail demeure déshumanisé. Le loisir ne peut alors que prolonger la servitude du travail. La routine du labeur entraîne la passivité et la dévalorisation du loisir, comme le notait justement Marcuse
«L'aliénation et l'enrégimentement débordent du temps de travail sur le temps libre. Une telle coordination ne doit pas être imposée de l'extérieur par les agences de la société et, formellement, elle ne l'est pas. C'est la longueur de la journée de travail elle-même, la routine lassante et mécanique du travail aliéné qui accomplit ce contrôle sur les loisirs. Cette longueur et cette routine exigent que les loisirs soient une détente passive et une re-création de l'énergie en vue du travail futur. » (H. Marcuse, Eros et civilisation, Editions de Minuit, 1966)

Conclusion

La question réelle n'est pas d'abord celle du loisir, mais celle du sens et de la signification du travail humain. Le vrai travail est celui qui est librement choisi, selon ses propres valeurs, celui où la peine est liée au plaisir. Alors le plaisir s'y ajoute comme à la jeunesse sa fleur.

Peut-être, toutefois, sommes-nous à l'aurore d'une nouvelle société les techniques de production contemporaines, d'une part, la puissance de production du travailleur moderne, d'autre part, laissent prévoir un temps moindre nécessaire à la subsistance par le travail et, peut-être alors un déplacement du champ des désirs humains.
 

SUJETS SUR LE TRAVAIL

Nécessité du travail

- Quels besoins le travail peut-il satisfaire ? (Nice, B, 1981).

- Qu’est-ce qui pousse l’homme à travailler?

- Le travail est-il une fatalité ?

- Le travail est-il une obligation, une contrainte ou une nécessité ?

Valeur du travail

- Le travail est-il nécessairement aliénant pour l’homme?

- Pourquoi parler du travail comme d’un droit ?

- Que signifie l’idée de « liberté du travail » ?

- Peut-on concevoir que le travail, même s’il sépare les hommes, soit aussi ce qui les unit?

Travail et loisirs

- Le travail est-il plus formateur que les loisirs?

- L’homme se reconnaît-il mieux dans le travail ou le loisir?

- Le temps libre est-il le temps de notre liberté ?

ÇA PEUT TOUJOURS SERVIR

Littérature : Hésiode, Les Travaux et les Jours ; E. Zola, Germinal ;

I.A. Gontcharov, Oblomov ; V. Hugo, Les Travailleurs de la mer.

Peinture: Les tableaux de Greuze, l'exaltation du travail dans la peinture soviétique, le Palais du facteur Cheval.

Cinéma: Eisenstein, La Ligne générale ; E. Barbier, Le Brasier.

Indications de lecture

Aristote, Politique, livre I.

K. Marx, Manuscrits de 1844, Le Capital.

P. Lafargue, Le Droit à la paresse.

S. Freud, Malaise dans la civilisation.

E. Durkheim, De la division du travail social.

G. Friedmann, Où va le travail humain ? (Idées). Le travail en miettes (Idées). J. Dumazedier, Vers une civilisation des loisirs (Points).

H. Marcuse, Vers la libération.