Pour approfondir:

 
  1. Panorama de la notion.
  2. Synthèse de la notion.
  3. Plan de la notion.
  4. Textes de la notion.
  5. Problématiques.
  6. L’amitié est une communion des âmes

Retour aux Cours de philosophieL'ILLUSION

• Distinguez bien l'illusion, croyance d'ordre affectif liée à la réalisation d'un désir, de l'erreur, acte de l'esprit jugeant vrai ce qui est faux (§ 1). L'illusion comporte une fonction positive que nous ne trouvons nullement dans l'erreur. L'objet de cette fiche est de faire apparaître la positivité de l'illusion et d'en montrer le caractère nécessaire.
• Le rationalisme classique, avec Descartes, ne s'est guère intéressé à cette positivité de l'illusion, et a surtout tenté de l'expulser du champ du savoir (§ 2). L'illusion du rêve (§ 3) ou du Malin Génie (§ 4) doit être éliminée, souligne Descartes.
• Kant a restitué l'illusion au fonctionnement même de notre pensée : c'est notre raison elle-même qui est productrice d'illusion (§ 5).
• Avec Nietzsche (§ 6 et 7) et Freud (§ 8, 9, 10), l'illusion acquiert sa pleine positivité : l'illusion est la condition même de la vie, montre Nietzsche (§ 6), et il est impossible d'abolir les grandes illusions consolatrices (§ 7). Quant à Freud, il signale que l'illusion est fondée sur la réalisation d'un désir (§ 8), qu'elle peut même se réaliser (§ 9), et qu'il convient de la laisser parler (§ 10).
• Comprenons bien, en conclusion, et contrairement à ce qu'affirmait la philosophie classique, qu'il n'est guère souhaitable de perdre ses illusions!



I — Illusion - Erreur - Mensonge

L'illusion, état mental de celui qu'on abuse et qu'on trompe, ne doit pas être confondue avec l'erreur, acte de l'esprit jugeant vrai ce qui, en réalité, est faux. Il convient de soigneusement distinguer ces notions parce qu'il y a une positivité de l'illusion, qui s'oppose à la pure négativité de l'erreur. L'illusion produit, elle produit du réel, cette croyance possède une fonction et un contenu positifs étrangers à l'erreur qui se dissipe, une fois, connue en tant qu'erreur. Au contraire, nous le verrons, l'illusion, même déjouée, peut se perpétuer sans vraiment se dissiper.
Il faut aussi distinguer l'illusion du mensonge, caractérisé par l'intention d'égarer l'interlocuteur. Dans l'illusion, ma bonne foi est évidente : je suis alors abusé et trompé (souvenons-nous d'ailleurs que le terme d'illusion vient du verbe latin illudere, qui signifie jouer, abuser et tromper). Tout se passe comme si quelque piège m'était tendu, dont je suis l'innocente victime.

II — Le projet du rationalisme classique : expulser l'illusion

La positivité de l'illusion n'a guère été l'objet d'étude de la réflexion classique, qui s'y est certes intéressée pour immédiatement l'expulser du champ du savoir. Ainsi, le rationalisme cartésien a plutôt décrit l'illusion négativement. Descartes, dans la Première Méditation, souligne soigneusement les pièges possibles de l'illusion pour placer le sujet pensant — le cogito' — hors de ses atteintes. En somme, il s'agit surtout de dénoncer l'illusion, de l'expulser et de la répudier.

III — Descartes : l'illusion du rêve

Pourquoi douter systématiquement de tout ? Parce que l'univers entier nous semble un piège, un artifice, une illusion. Mes sens m'abusent. Le sensible m'égare. Douterai-je même des réalités les plus immédiates, à savoir de ma présence ici, en ce lieu concret qui s'offre à moi? Certes, car je ne sais jamais si je rêve ou si je suis éveillé. Peut-être bien suis-je actuellement le jouet de quelque illusion. Immenses sont les pouvoirs de tromperie du rêve, illusion universelle. Il m'est impossible de distinguer réellement la veille d'avec le sommeil, lieu de l'artifice.
« Il me semble bien à présent que ce n'est point avec des yeux endormis que je regarde ce papier, que cette tête que je remue n'est point assoupie; que c'est avec dessein et de propos délibéré que j'étends cette main, et que je la sens : ce qui arrive dans le sommeil ne me semble point si clair ni si distinct que tout ceci. Mais, en y pensant soigneusement, je me ressouviens d'avoir été souvent trompé, lorsque je dormais, par de semblables illusions'.» (Descartes, Méditations métaphysiques)

IV — Le grand illusionniste

Bien plus : peut-être l'univers entier n'est-il qu'artifice, illusion, objet destiné à tromper l'oeil et l'esprit. Dans le cheminement du doute, Descartes se figure (pour pousser le doute à l'extrême) un certain Mauvais Génie, fort puissant, figurant toutes les puissances malignes et égarantes dont il faut se préserver. Le Malin Génie n'est précisément rien d'autre qu'un grand illusionniste. Tout aussi rusé que puissant, il emploie peut-être toute son industrie à me tromper et à m'égarer. Aussi mettrai-je tout en doute pour m'arracher à ses maléfices.
Tout ceci (rêve, tromperie du Malin Génie) constitue le domaine de l'illusion, qu'il faut expulser du champ du savoir.

V — Kant : la raison elle-même est productrice d'illusions

Kant a restitué l'illusion au fonctionnement de la raison : elle fait partie de la structure de mon esprit. La raison elle-même produit l'illusion. Il y a en effet, montre Kant, une illusion naturelle à l'esprit humain, qui consiste à croire qu'on connaît le réel lui-même. Tout ce que je saisis, en vérité, ce sont les phénomènes relatifs à ma constitution, la réalité dans l'espace et dans le temps'. Or, même quand je reconnais que la chose intelligible en elle-même est inconnaissable, l'illusion de la raison humaine persiste : le leurre se poursuit indéfiniment. Je continue à tenter de m'élever jusqu'à l'idée de Dieu, par exemple, ce Dieu que je ne puis saisir. L'illusion est, en effet, enracinée en moi, dans la structure de ma raison qui crée les idées métaphysiques (inconnaissables) et qui s'y attache profondément; les idées (Dieu, l'âme) sont des illusions qu'il ne nous est pas possible d'éviter.
« C'est là une illusion qu'il ne nous est pas possible d'éviter, pas plus que nous ne saurions faire que la mer ne nous paraisse plus élevée à l'horizon qu'auprès du rivage, puisque nous la voyons alors par des rayons plus élevés, ou pas plus que l'astronome lui-même ne peut empêcher que la Lune ne lui paraisse plus grande à son lever, bien qu'il ne soit pas trompé par cette apparence... Nous avons affaire... à une illusion naturelle et inévitable ». (Kant, Critique de la raison pure)

VI — Nietzsche : les grandes illusions consolatrices

La pleine positivité de l'illusion, il revient à Nietzsche — et plus tard à Freud — de l'avoir dévoilée. Tous deux ont montré que l'illusion s'enracine dans l'affectivité, qu'elle répond à un besoin, non seulement de l'esprit, mais du coeur.
Ainsi, Nietzsche a souligné que l'illusion est la condition même de la vie. Grâce à elle, nous ressentons moins douloureusement le poids et les difficultés de l'existence. Certes, il y a de la douleur et de l'absurdité dans le fond des choses, mais l'illusion me console et me protège, elle m'enveloppe d'un voile qui me protège du désespoir ou de l'angoisse. L'art, en particulier, me charme et me dissimule le néant de l'existence avec sa belle apparence protectrice.

VII — Abolir les grandes illusions?

Si l'illusion est cette enveloppe protectrice qui nous arrache au néant et au désespoir, qui ne voit ce que représenterait l'abolition des grandes illusions chères à l'humanité? Un véritable naufrage où l'homme perdrait tout point d'appui. ,La véritable nature des choses est sans doute si noire et si dure, si nuisible à la vie qu'il nous faut absolument de bonnes illusions pour surnager. Hors d'elles, nul salut.
«Si l'on voulait sortir du monde des perspectives, on ferait naufrage. Abolir les grandes illusions déjà complètement assimilées détruirait l'humanité. Il faut approuver et accepter beaucoup d'erreurs et de maux. » (Nietzsche, La volonté de puissance)

VIII — L'illusion comme désir : Freud

L'analyse de Freud va dans le même sens que celle de Nietzsche. Au fond, l'illusion est d'ordre affectif. C'est une croyance qui se rattache à un désir. L'illusion n'est pas une erreur à redresser, mais bel et bien une croyance fondée sur l'affectivité. Freud déchiffre remarquablement le rapport existant entre le désir et l'illusion : ce qui caractérise l'illusion, c'est d'être dérivée de désirs humains. L'explication de Freud est très profondément anthropologique. C'est dans le coeur de l'homme, dans ses souhaits, son existence d'être incarné que réside le secret de l'illusion.
« ... c'était une illusion de la part de Christophe Colomb de croire qu'il avait trouvé une nouvelle route maritime des Indes. La part de désir que comportait cette erreur est manifeste.» (Freud, L'avenir d'une illusion)

IX — L'illusion peut même se réaliser

Dans ces conditions, si l'illusion est une croyance fondée sur la réalisation d'un désir, s'il faut rapporter son déchiffrage à une économie du désir, non seulement elle ne se confond pas avec l'erreur, mais il peut arriver qu'elle se réalise. Quand la réalisation d'un désir est prévalente, l'illusion est susceptible de retrouver le réel.
«L'idée délirante est essentiellement — nous soulignons ce caractère — en contradiction avec la réalité; l'illusion n'est pas nécessairement fausse, c'est-à-dire irréalisable ou en contradiction avec la réalité. Une jeune fille de condition modeste peut, par exemple, se créer l'illusion qu'un prince charmant va venir la chercher pour l'épouser. Or cela est possible; quelques cas de ce genre se sont réellement présentés. Que le Messie vienne et fonde un âge d'or, voilà qui est beaucoup moins vraisemblable.» (Freud, op. cit.)

X — Freud a laissé parler l'illusion

L'immense mérite de Freud est d'avoir réintégré pleinement l'illusion dans la vie psychique de l'homme, de l'avoir envisagée sous son aspect positif et dynamique, de l'avoir restituée au fonctionnement de la pensée. Aussi, l'illusion du rêve, ou celle du transfert (lorsque, durant la cure psychanalytique, le malade projette sur son médecin les images parentales et les désirs infantiles), sont-elles considérées par Freud non comme des faux-semblants, mais bien comme des moments féconds de la réalité psychique. Que l'on songe tout particulièrement au transfert : c'est par la voie de cette illusion créatrice que la guérison peut s'effectuer. Par conséquent, l'illusion est nécessaire à la cure ; elle a des effets positifs. Freud, à l'opposé de la réflexion classique qui l'expulsait, a laissé parler l'illusion.

Conclusion

Il n'est donc ni possible ni souhaitable de perdre ses illusions car l'illusion est indispensable au bon fonctionnement de l'existence et de la vie. Telle est la leçon majeure de Nietzsche et de Freud, penseurs de notre modernité.

SUJETS DE BACCALAURÉAT

— Toutes les illusions sont-elles dangereuses?
— Pensez-vous que c'est l'illusion et non le savoir qui rend heureux?
— La connaissance de la vérité entraîne-t-elle nécessairement la disparition de
l'illusion?
— L'objet de l'espérance est-il une illusion?
— En quel sens peut-on dire que l'homme a besoin d'illusions?
— Lorsque la vérité dérange, faut-il lui préférer l'illusion qui réconforte?

Faire illusion, se faire illusion, se faire des illusions, c'est toujours tromper ou se tromper. L'étymologie (ludere = jouer) nous invite à voir dans l'illusion une sorte de jeu et l'illusion nous entraîne en effet dans un autre monde que le monde de la réalité, mais à ce jeu l'homme est toujours vaincu (être victime d'une illusion; être victime de ses illusions).

I. LE DOMAINE DE L'ILLUSION

- A - Les illusions perçues. La psychologie classique distinguait trois sortes d'erreurs de la perception: erreurs des sens, illusions et hallucinations, selon que l'erreur porte sur une qualité de l'objet ou sur sa nature ou sur son existence même. En fait, certaines erreurs des sens sont déjà des illusions comme, par exemple, les « illusions d'optique » (une surface brillante paraît plus grande qu'une surface sombre, la lune paraît plus grande à l'horizon qu'au zénith), et l'hallucination, perception sans objet, n'est qu'un cas extrême de l'illusion. Celle-ci consiste essentiellement à croire qu'on voit quelque chose qu'on ne voit pas; c'est, au fond, une perception fausse. C'est ainsi que Don Quichotte croit voir des chevaliers errants là où Sancho Pança ne voit que des moulins à vent. Les illusions correspondent ici à ce que le sens commun appelle des mirages.

- B - Les illusions perdues. Mais il y a aussi, dans la notion commune de mirage, l'idée d'une espérance destinée à être déçue. On dit souvent en ce sens que la jeunesse est l'âge des illusions. L'illusion est alors une vision trop optimiste de la réalité, non point présente mais future. L'erreur ici ne porte pas tant sur le réel que sur le possible : elle consiste à se représenter ce qui ne peut pas être. C'est pourquoi le sens commun considère que la vie, c'est-à-dire le temps, nous fait perdre nos illusions, et que, par suite, il est bon d'apprendre aussi tôt que possible à ne pas se faire trop d'illusions (cf. Vigny: «La vérité sur la vie, c'est le désespoir. Il est bon et salutaire de n'avoir aucune espérance». Journal d'un poète).

- C - Nature de l'illusion. De toutes façons, l'illusion est une erreur. Qu'elle porte sur le présent ou sur l'avenir, elle se reconnaît toujours à ceci qu'elle est dissipée par l'expérience. Qu'il s'agisse d'une perception fausse (une apparence) ou d'un rêve irréalisable (une utopie), l'illusoire est toujours ce qui n'est pas le réel et que l'expérience du réel fait s'évanouir. Il y a pourtant des «illusions tenaces», ce qui signifie que l'homme ne renonce pas aisément à ses rêves et on peut dire, en ce sens, que l'illusion est essentielle à l'homme. Et il est à remarquer que même au niveau des erreurs des sens, l'illusion est sans cesse renaissante : nous avons beau savoir que le diamètre apparent de la lune est le même à l'horizon et au zénith, nous n'en voyons pas moins la lune plus grande à l'horizon (exemple de Descartes, repris par Alain).

II. LE MÉCANISME DE L'ILLUSION

- A - L'art de l'illusionniste. On peut comprendre le mécanisme de l'illusion à partir de l'art de ceux qu'on appelle les «illusionnistes»: cet art consiste, en effet, à faire croire au spectateur qu'il a vu ce qu'en fait il n'a pas vu. Il repose sur la part d'anticipation qui entre dans toute perception et qui est elle-même liée à nos souvenirs. Si, par exemple, on nous présente pendant un court instant le texte incomplet d'un proverbe connu, nous croirons avoir lu le texte intégral. C'est que, selon l'expression d'Alain, «tout objet est d'abord supposé avant d'être constaté » et que l'on s'en tient ordinairement aux suppositions : quand nous disons que nous voyons un cube, nous ne voyons en réalité que deux ou trois faces du cube mais nous supposons les autres. Cette confusion entre voir et concevoir explique l'illusion : nous croyons avoir vu ce que nous avons conçu.

- B - L'art de se tromper. L'illusionniste nous amène à concevoir l'objet - que nous croyons ainsi avoir vu - mais ce faisant il ne nous trompe pas, il nous induit seulement en erreur, c'est-à-dire qu'il fait que nous nous trompons nous-mêmes. L'expression «se tromper» est en effet pleine de sens: Hegel avait raison de dire que le monde nous apparaît justement comme il doit; c'est nous qui créons l'illusion en interprétant mal les apparences. Et de fait «les apparitions n'apparaissent jamais» (Alain). Quand nous disons que la lune nous paraît plus grande à l'horizon, nous voulons dire seulement que nous croyons la voir plus grande ; l'illusion est en nous et l'apparence est toute vraie. Dans le même sens, on dit bien que l'homme « se fait » des illusions : rien ne m'oblige à prendre mes désirs pour des réalités.

- C - Imagination, Intelligence, Volonté. L'illusion est donc liée à l'imagination, qui consiste à voir le monde à travers ses affections, c'est-à-dire à travers ses habitudes (le «familier» est rassurant), à travers ses craintes, à travers ses sympathies, etc., au lieu de le voir tel qu'il est. L'illusion, comme l'opinion, relève de la croyance (croire que l'on voit, croire que l'on sait) et le propre de l'intelligence est précisément de surmonter la croyance pour parvenir à voir les choses comme elles sont. Mais il en résulte que l'illusion nous est naturelle et qu'il nous faut un effort d'attention ou de volonté pour être lucides. C'est ce que signifie, chez Descartes, le doute volontaire, refus des préjugés et des passions, qui nous permet de passer d'imagination à entendement.

CONCLUSION Le monde imaginaire de l'enfance est le royaume de l'illusion (l'enfant qui ment dit ce qu'il croit être vrai parce que c'est ce vrai qu'il désire), et il n'est jamais facile d'être tout à fait adulte : la lucidité ne va pas sans courage.

SUJETS SUR L'AUTRUI


La connaissance d'autrui

La sympathie nous permet-elle de connaître autrui ? (Limoges, A, 1981 ).

L'amour donne-t-il accès à la compréhension d'autrui ou constitue-t-il un obstacle ?

La discussion permet-elle de lever tous les obstacles qui nous empêchent de comprendre autrui?

Sommes-nous tels que nous paraissons aux yeux des autres? (1985).

Autrui comme autre moi-même

Qu’est-ce que je sous-entends lorsque je parle d’autrui comme de mon semblable ?

Qui est mon prochain ? (Nice, A, 1984).

En quel sens peut-on dire d'autrui qu’il est à la fois le plus proche et le plus lointain ?

Est-ce en s’estimant soi-même que Ton arrive le mieux à estimer les autres?


Mes rapports avec autrui

Sans rapport avec autrui, y aurait-il des passions ? (Nantes, C, D, 1983).

Faut-il vivre pour autrui ? (Rouen, B, 1981).

Respecter autrui est-ce s’interdire de le juger ? (Nancy-Metz, C, D, 1981).

Qu’est-ce qui justifie le respect d’autrui ? (Reims, A, 1983).

Faut-il raisonner pour être juste avec autrui ? (Aix-Marseille, C, D, 1983).

Quand nous reconnaissons qu’autrui dit vrai, notre liberté s’en trouve-t-elle diminuée? (Poitiers, A, 1984).

Compter sur autrui, compter avec autrui, cette distinction a-t-elle un sens ? (A, 1986).

ÇA PEUT TOUJOURS SERVIR

En littérature: le thème de l'amitié et ses développements littéraires: J. Romains, Les Copains ; M. Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique.

Cinéma: I. Bergman, Personna, 1966 ;

E. von Stroheim, Les Rapaces (Greed), 1924;

J. Duvivier, La Belle Équipe, 1934.