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Distinguer Temps subjectif: durée vécue par le sujet. Temps objectif: temps mesuré par les horloges.
Caractères généraux du temps Orientation: passé, présent, futur.

Irréversibilité: on ne peut pas remonter le cours du temps.

Nature du temps Platon : le temps est l’image mobile de l'éternité.

Aristote : le temps est le nombre du mouvement.

Saint Augustin : le temps est une distension de l'âme, seul le présent existe, sous trois formes: «il y a trois temps, un présent au .sujet du passé, présent au sujet du présent, présent au sujet de l'avenir » (Confessions ).

Kant : le temps, comme l’espace, est une forme a priori de la sensibilité (cf. Précis).

Bergson : ne pus confondre le temps abstrait, spatialise, contaminé par les représentations spatiales, à la durée réelle, concrète, à la fois ineffable et absolument claire.

Temps

et

condition humaine

Caractère essentiellement temporalité de la conscience, la conscience comme Box temporel, dont il n’est pas possible de s'abstraire?

Le temps destructeur, marque de mon impuissance (l’irréversibilité de l'accompli, le vieillissement, la mort). Le temps créateur, l’avenir comme horizon de réalisation de tous les possibles.

Pour approfondir:

 
  1. Panorama de la notion.
  2. Synthèse de la notion.
  3. Plan de la notion.
  4. Temps & Durée.
  5. Problématiques.
  6. Un autre cours.

 

 

LE TEMPS

 

• Distinguez bien le temps, comme changement perpétuel qui transforme le présent en passé (§ 1), du temps conçu comme milieu indéfini (sur le modèle de l'espace) dans lequel les événements se déroulent (§ 6 et 7). Vous avez là deux visions bien différentes du temps.
• Le temps, conçu comme changement continuel transformant le présent en passé, est privation d'être (§ 2), irréversibilité (§ 3), et contient la mort (§ 4). Le désir d'éternité (§ 5) ne se comprend que par refus de la décevante temporalité.
• Mais le temps humain représente aussi un milieu indéfini analogue à l'espace (§ 6). La description kantienne se situe dans cette perspective (§ 7).
• Néanmoins, l'irréversibilité du temps ne peut jamais être dépassée, comme le montre l'analyse de la causalité kantienne (§ 8).
• Si le temps représente bien l'irréversibilité, néanmoins comme temps de l'histoire (Hegel, § 9) et du projet humain (Sartre, § 10), il se révèle comme une face de la liberté humaine : il n'est pas seulement ce qui nous fait et défait, mais aussi un pouvoir de l'homme.



I — Le mystère du temps

Le temps, défini tout d'abord comme ce changement perpétuel qui transforme le présent en passé, se présente à nous comme un mystère. C'est une énigme où la pensée se perd.

« Comment donc, ces deux temps, le passé et l'avenir, sont-ils, puisque le passé n'est plus et que l'avenir n'est pas encore? Quant au présent, s'il était toujours présent, s'il n'allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait l'éternité. Donc, si le présent, pour être du temps, doit rejoindre le passé, comment pouvons-nous déclarer qu'il est aussi, lui qui ne peut être qu'en cessant d'être.» (Saint Augustin, Les Confessions)

II — Le temps est privation d'être

Tout le mystère du temps ne résiderait-il point précisément en cette étrange privation d'être qui le caractérise? Ainsi, affirmait déjà Aristote, ce n'est point la plénitude de l'Être qu'il révèle, mais, tout au contraire, il est un non-être, une vacuité, un manque d'Être.

« Que d'abord il n'existe absolument pas, ou n'a qu'une existence imparfaite et obscure, on peut le supposer d'après ce qui suit : pour une part il a été et n'est plus, pour l'autre, il va être et n'est pas encore... Or ce qui est composé de non-être semble ne pouvoir pas participer à la Substance.» (Aristote, Physique).

Prolongement: Le temps manifeste notre manque à être

III — Le temps, marque de mon impuissance : irréversibilité

Dès lors, le temps, non-être et privation, me révèle peut-être mon impuissance et mes limites. C'est ce qu'affirmait le philosophe Lagneau, en une formule célèbre : «Temps, marque de mon impuissance. Étendue, de ma puissance.»
Si le temps me signale mes manques et mon impuissance, n'est-ce point, fondamentalement, en raison de l'irréversibilité qui est sienne? Si l'espace est réversible (je vais de A en B et de B en A), le temps, lui, est changement irréversible. Tout s'écoule, tout passe : telle est une des premières constatations humaines. Ceux qui descendent dans le même fleuve, se baignent dans le courant d'une eau toujours nouvelle, disait Héraclite.
«Le temps se manifeste à moi dans l'irréversibilité des changements : il est le caractère qu'ont les changements d'être irréversibles. » (F. Alquié, le Désir d'éternité, PUF, 1960)

IV — Le temps, marque de mon impuissance : la mort

Mais le temps consacre aussi mon impuissance par la mort qu'il contient en lui. Car l'irréversibilité du temps n'est sans doute que l'autre face de la mort. Tout le mystère de l'irréversible renvoie à cette corruption temporelle qui frappa si profondément les Grecs. La temporalité, en me séparant de moi-même, en me divisant, fait pénétrer la dissolution au plus profond du coeur de l'homme. La mort est, par le temps, au centre de la vie même.

V — Le désir d'éternité

Ainsi le temps est-il saisi comme principe de corruption et de mort. Qui plus est, il semble s'opposer à toute forme de connaissance réelle, comme le remarquait Platon dans le Cratyle, car ce qui s'écoule sans cesse ne saurait être appréhendé par la pensée.
Au spectacle de cette fugacité décevante, la pensée humaine va, dès lors, aspirer à l'éternité. Or, cette notion se révèle double. L'éternité, ce peut être d'abord une durée indéfiniment continuée, un temps sans fin et sans limite. En un deuxième sens, l'éternité est intemporalité absolue. Ainsi le rationalisme platonicien s'est-il précisément constitué en opposant à la dissolution du sensible l'éternité de l'immuable Idée'. Si les apparences changent, l'Essence, ou Idée, est éternellement identique, donc hors du temps.

VI — Le temps, milieu indéfini analogue à l'espace

A côté du temps irréversible, lié à la condition précaire de l'homme, il est un temps objectif, conçu comme milieu indéfini analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Le temps est alors une forme divisible, appréhendée sur le modèle de l'espace. C'est le temps spatialisé. Dans une analyse célèbre, Bergson a montré que le temps spatialisé n'a rien à voir avec la durée concrète de notre existence. C'est un temps abstrait et homogène, alors que notre durée concrète est hétérogène. Elle représente la succession qualitative de nos états de conscience.

VII — Le temps chez Kant (LE TEMPS : EN-SOI, CONCEPT OU FORME A PRIORI ?)

Le temps kantien est, lui aussi, un milieu homogène, une forme pure, la forme de toute expérience possible : c'est une forme a priori de la sensibilité, qui ne saurait être tirée de l'expérience. Selon Kant, le temps est, avec l'espace, un cadre nécessaire et a priori, qui sert à structurer l'expérience sensible. C'est une sorte de prisme à travers lequel se donnent à nous les choses. Notons que le temps kantien, forme pure, n'inclut pas l'irréversibilité, puisque c'est simplement un milieu homogène.
« Le temps n'est pas un concept empirique ou qui dérive de quelque expérience... Le temps est une représentation nécessaire qui sert de fondement à toutes les intuitions. On ne saurait supprimer le temps lui-même par rapport aux phénomènes en général, quoique l'on puisse bien les retrancher du temps par la pensée. Le temps est donc donné a priori. Sans lui, toute réalité des phénomènes est impossible. On peut les supprimer tous, mais lui-même (comme condition générale de leur possibilité) ne peut être supprimé.» (Kant, Critique de la raison pure).

La théorie kantienne de l’espace et du temps, exposée dans La Critique de la raison pure (1781), constitue une véritable révolution. Selon Kant, en effet, l’espace et le temps n’existent pas en soi ni ne sont des déterminations objectives inhérentes aux choses elles-mêmes, mais constituent des formes pures de notre intuition, des formes a priori de notre sensibilité, c’est-à-dire qu’ils sont ce à travers quoi nous appréhendons nécessairement la réalité, les conditions obligées de notre expérience du monde. L’espace et le temps appartiennent à notre manière de percevoir la réalité, et ils ne sont rien en dehors de nous : les choses en soi (que Kant appelle les « noumènes ») ne sont ni dans l’espace ni dans le temps, mais nous ne pouvons les percevoir, en tant que «phénomènes», qu’à travers ces sortes de prismes de notre humaine sensibilité que sont l’espace et le temps.

Le temps, comme l’espace, est donc une pure intuition, une forme a priori de la sensibilité. Il n’existe ni en soi ni dans les choses. Il est « une condition subjective de notre (humaine) intuition [...] et il n’est rien en soi en dehors du sujet». Il a non une réalité absolue, mais une « réalité empirique » puisqu’il possède une objectivité véritable par rapport aux phénomènes et une « idéalité transcendantale » puisqu’il ne peut être attribué aux objets en soi, aux noumènes.

Dans ces conditions, nous ne sommes, au sens strict, pas plus dans le temps que nous sommes dans l’espace.


VIII — Retour de l'irréversibilité : la causalité kantienne

Néanmoins, la notion d'irréversibilité ne peut jamais être éliminée de l'expérience du temps. Les analyses de Kant témoignent de cette impossibilité. Ainsi, dans la Critique de la raison pure, Kant, qui présente d'abord le temps comme forme pure indépendamment de tout avant et de tout après, est conduit, quand il analyse la causalité, à introduire l'idée d'un avant et d'un après. Ainsi, dirai-je, par exemple, que l'eau bout à 100 °C : pour saisir le rapport entre la température et l'ébullition, il faut bien que j'énonce l'irréversibilité de l'avant et de l'après; la croissance de la température précède obligatoirement l'ébullition. Autrement, mon rapport resterait inintelligible. Par conséquent, pas de causalité vraie sans succession irréversible. Mais alors surgit dans notre analyse une face du temps liée au destin de l'homme. Kant retrouve ici ce temps qui nous défait et nous meurtrit, le temps de l'irréversibilité qui est la marque de mon impuissance. Le temps n'est pas seulement, pour lui, un instrument dans la construction du monde : il me renvoie aussi à mon irrémédiable contingence.
« Si dans un phénomène contenant un événement, j'appelle A l'état antérieur de la perception, et B le suivant, B ne peut que suivre A dans l'appréhension, et la perception A ne peut pas suivre B, mais seulement le précéder. Je vois, par exemple, un bateau descendre le courant d'un fleuve. Ma perception du lieu où le bateau se trouve en aval du fleuve, succède à celle du lieu où il se trouvait en amont, et il est impossible que, dans l'appréhension de ce phénomène, le bateau soit perçu d'abord en aval, et ensuite en amont.» (Kant, op. cit.)
En liant l'espace et le temps, la théorie de la relativité a montré que l'ordre de succession des événements dépend de la position et de la vitesse des observateurs par rapport à ceux-ci. La notion kantienne d'irréversibilité, construite sur l'ordre de succession, ne peut être soutenue par la science moderne.

IX — Le temps historique : Hegel

Si le temps représente un principe de dégradation. il est aussi ce en quoi l'homme se réalise : il est le temps de l'histoire et du projet humain.
La saisie de l'historicité du temps est la grande découverte de Hegel. L'homme est un être historique : son temps vrai n'est ni le temps biologique, ni le temps cosmique, mais le temps du travail humain, celui par lequel l'homme informe le monde et entre en rapport avec les autres consciences de soi. Envisagé sous cet aspect historique, le temps peut devenir l'organe de ma liberté et de ma puissance.
Le temps de Hegel «est le temps historique, le temps dans lequel se déroule l'histoire humaine, ou, mieux encore, le temps qui se réalise, non pas en tant que mouvement des astres par exemple, mais en tant qu'histoire universelle... Il n'y a pas de temps naturel, cosmique; il n'y a temps que dans la mesure où il y a histoire, c'est-à-dire existence humaine, c'est-à-dire existence parlante.» (A. Kojève, Introduction à la lecture de Hegel, NRF, 1947)

X — Projet et avenir : Heidegger et Sartre

En soulignant la nature du temps historique, Hegel a mis l'accent sur la dimension de l'avenir. Ainsi est-il à l'origine de toute la vision moderne de la temporalité, cette vision que nous trouvons, par exemple, chez Heidegger et Sartre.
Pour Heidegger, la conscience humaine, perpétuellement en avant d'elle-même, se donne rendez-vous vers l'avenir. Elle est anticipation de soi, transcendance.
Quant à Sartre, tout en maintenant dans l'Être et le Néant que le moment essentiel du temps est le présent, il insiste longuement, dans toute son oeuvre, sur le pro jet, l'avenir, et les possibles.
« ... Tachez de saisir votre conscience et sondez-la, vous verrez qu'elle est creuse, vous n'y trouverez que de l'avenir. Je ne parle même pas de vos projets, de vos attentes; mais le geste même que vous attrapez au passage n'a de sens pour vous que si vous en projetez l'achèvement hors de lui, hors de vous, dans le pas-encore.» (Sartre, Situations I, NRF, 1964).

Prolongement: Le temps, un appel à la liberté

Conclusion

Si le temps représente un principe de dégradation, il est aussi le temps de l'histoire et du projet. En ceci, le temps n'est pas seulement pour l'homme ce qui le limite, mais aussi une face de sa liberté et de son pouvoir.

Le temps a toujours été un objet de méditation à la fois pour les philosophes et pour les poètes. C'est que les problèmes qu'il pose ne concernent pas seulement sa nature mais engagent le sens même de l'existence humaine.

I. LE TEMPS ET LA DURÉE

- A - Durée concrète et temps homogène. L'idée naïve est que le temps s'écoule, emportant l'homme qui pourtant le mesure. C'est dire que le temps est un milieu indéfini dans lequel se déroulent les événements et que l'on peut diviser en fonction de certains de ces événements qui se répètent régulièrement (phénomènes astronomiques notamment). Ce concept d'un temps homogène, indépendant de son contenu, a été formé, selon Bergson, sur le modèle de l'espace, pour répondre aux besoins de l'action. Mais l'expérience Immédiate de la conscience est celle d'une durée vécue ou durée concrète, formée d'états d'âme hétérogènes et fondus les uns dans les autres, qui constitue «l'étoffe même du moi».

B - Le temps et le changement. lin un sens, Bergson a raison : le temps dont nous avons conscience n'est pas identique à celui dont nous formons le concept (il y a des «heures longues» et des «heures brèves»). Mais il ne faut pas oublier que toute conscience est conscience de quelque chose et que c'est ci- quelque chose qui s'écoule, et non la conscience. Le changement est l'être même des choses, comme Héraclite l'avait bien vu («Tout s'écoule »). Ce que nous appelons la fuite du temps, c'est la désagrégation et la disparition des choses et des êtres (cf. Ronsard : « Le temps s'en va ! Le temps s'en va, Madame ! - Las ! Le temps non, mais nous nous en allons »). Et le temps n'est que le cadre à travers lequel nous saisissons cet écoulement ; il est « la forme universelle du changement » (Alain).

- C - Le temps, forme a priori. Kant faisait de l'espace et du temps des intuitions pures, définissant le temps comme «la forme a priori du sens interne» et, par suite, «la condition formelle a priori de tous les phénomènes en général». Il voulait dire par là que l'esprit humain est ainsi fait que tout ce que nous percevons, nous le percevons dans le temps. Que ce temps relève de la sensibilité, comme le voulait Kant, ou qu'il relève de l'entendement, l'essentiel est qu'il est de l'esprit, c'est-à- dire universel et nécessaire. Les théories modernes de la relativité parlent bien de vitesses du temps, mais des vitesses différentes ne peuvent être pensées comme telles que par rapport à un temps unique.

II. L'HOMME ET LE TEMPS

A - L'homme pris dans le temps. « L'espace, marque de ma puissance, disait Lagneau ; le temps, marque de mon impuissance». Et, en effet, le temps est ordinairement considéré par l'homme comme un ennemi. Le présent, qui seul nous est donné, nous échappe aussitôt (cf. Lamartine: «O Temps! Suspends ton vol . . .»), apparaissant comme une limite insaisissable entre deux non-êtres, le passé et l'avenir. De son côté, le passé souvent nous accable (les regrets, le remords) et nous en sommes toujours plus ou moins prisonniers (le poids des habitudes, l'empreinte de l'éducation, etc.). Quant à la perspective de l'avenir, elle nous fait nous nourrir d'illusions (les vaines espérances, le mythe du progrès) ou vivre dans l'angoisse (la peur de vieillir, la crainte de la mort).

- B - Le refus du temps. C'est par la passion, communément, que l'homme échappe au temps: le serment d'amour signifie le refus de changer (cf. Souvenir de Musset) comme l'ambition signifie le refus de mourir (cf., chez Comte, la notion d'immortalité subjective). Mais l'art est aussi l'un des moyens par lesquels l'homme triomphe du temps : d'une part, la création artistique produit un ouvrage durable, sur lequel le temps a peu de prise ; d'autre part, l'émotion esthétique est «ravissement», c'est-à-dire oubli du temps. La pensée, enfin, est par elle-même intemporelle, le monde des Idées (mais non celui des opinions, des préjugés et des modes) échappant, comme le voulait Platon, au devenir.

- C - Du bon usage du temps. Mais l'homme a d'autres ressources, pour ne pas se laisser accabler par le temps, que l'évasion dans la passion, l'art ou la philosophie. L'important est toujours de faire d'imagination entendement: tout d'abord ne garder du passé que des leçons, et non point des images ; ensuite, penser l'avenir comme un cadre vide et comprendre que «tout ce qui arrive est parfaitement improbable» (Alain); enfin, par sa présence même au monde («s'y mettre»), donner un sens au présent. Ne rien regretter, ne pas trop espérer, faire ce que l'on fait, c'est l'essentiel de la sagesse, et, comme le disait Gœthe, «chaque homme est éternel à sa place».

CONCLUSION Le temporel n'est tel qu'aux yeux d'un esprit: tout s'écoule, sans doute, mais l'esprit est spectateur de cet écoulement. La double condition, temporelle et spirituelle, de l'homme explique qu'il se sache mortel et se sente éternel.

ÇA PEUT TOUJOURS SERVIR.

En littérature : outre les ouvrages cités dans la notion « La mémoire » :

0. Wilde, Le Portrait de Dorian Gray ; H. G. Wells, La Machine à explorer le temps ; M. Proust. À la recherche du temps perdu : Le temps retrouvé, J.-L. Borges, Fictions ; ainsi que les œuvres analysées par G. Poulet dans ses Études sur le temps humain.

Peinture : S. Dali, Persistance de la mémoire ou Les Montres molles.
Cinéma : S. Hawkins, Brève histoire du temps, 1992 .