Forum d'entraide scolaire
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Bonjour,
J'ai un commentaire d'un texte d'Henry Bauchau, Oedipe sur la route qui se situe entre Oedipe Roi et Oedipe à Colone.
"La musique de sa flûte semblait monter de la terre elle-même, avec sa charge d'herbes, de fleurs et de montagne et s'élever dans l'air pour y faire, dans l'espace, une rencontre indicible. Il fallait donc aimer sans réserve l’existence qui nous étais donnée, dans sa hauteur, sa profondeur et les aléas de son immensité. J'ai vu, à ce moment, mon père se lever et prendre quelques-unes des torches que je préparais pour le mois sombre durant mes heures de loisir. Il en placé sept sur l' aire aménagée devant ma cabane et, en les allumant, il a délimité autour de nous un cercle de lumière. La flûte d'Alcyon s'est arrêté, il chantait et ce chant n'était pas formé de paroles. C'était, partant du a et parcourant lentement toute l'étendue des voyelles, l'envol souverain d'un oiseau. Sans le prononcer jamais, ce chant disait mon nom et le liait au sien dans un vaste élan parallèle. Nos deux noms se faisaient face, se regardaient passionnément, sans jamais se rejoindre, prolongeant l'amour par un renoncement indéfini, qu'éperdu d'admiration je ne pourrais cependant m'empêcher d'haïr.
Sur le beau et tendre visage de ma mère, des larmes coulaient . Elle ne pleurait pas sur elle-même, mais sur Alcyon, sur moi et notre impossible amitié. Alcyon a repris sa flûte et mon père s'élançant dans le cercle de lumière, s'est mis à danser. Mon père était le plus beau des danseurs et, ce jours-là, ému au fond de l'âme par la musique, il s'est surpassé. Jamais je n'ai vu la pesanteur s'égaler avec autant d'allégresse à la légèreté de l'air, ni la joie d'exister se manifester en des mouvements aussi parfaits.
Alcyon s'est arrêté et mon père s'est posé entre ma mère et moi, nous enserrant chacun d'un bras. Je sentais sa force, son intrépidité pénétrer en moi et m'emplir, comme dans ma petite enfance, de la certitude qu'il était l'homme le plus fort du monde, capable de nous protéger dans toute les circonstances. J'étais heureux de penser que, du haut de son arbre, Alcyon avait pu l'admirer aussi magnifique dans la danse que lui dans la musique. Quand mon père a recommencé à danser, ma mère n'a pu résister à l'invite de ses gestes et de son regard et l' a rejoint sur l'aire. C'est la dernière fois que devait se faire face, s'animer et s'inspirer l'un l'autre ces deux superbes danseurs. C'est par la danse que mes parents s'étaient rencontrés, c'est d'elle qu'était né l'ardent amour qu'ils se portaient, c'est en elle et en moi qu'il se fortifiait.
J'étais perdu dans la contemplation de ces beaux corps et de ces accents parfaits, quand ma mère m'a fait signe d'un appel. J'ai bondi à mon tour sur l'aire et me suis joint à leur danse. J'ai senti que quelque chose dans leur attitude et dans l'espace que j'occupais avais changé. Jusqu'alors je dansais autour d'eux, j'étais la promesse qu'ils protégeaient de leur tendresse. Je sinuais, je me déployais à la périphérie du bel ovale qu'ils formaient en s'éloignant et en se rapprochant amoureusement l'un de l'autre. Cette fois, ce n'étais plus seulement dans leur tendresse qu'ils m'accueillaient mais au centre de leur amour, dans le tronc même et le fondement de l'arbre infini de la danse."
Clios est un bandit qui a tenté d'abusé d'Antigone pour ensuite la tuer. Heureusement Oedipe est arrivé et a remporté le duel face à Clios. Chaque soir Clios raconte son histoire à Oedipe. Il était berger dans le clan des danseurs, ennemis du clan des musiciens. Seulement un jour de l'autre côté de la vallée séparé de la rivière il aperçoit Alcyon, un berger du clan des musiciens. Ne pouvant pas se parler ils s'apprennent mutuellement leur art. Un jour ses parents vont dans la vallée et découvre l'amitié de leur fils avec l'autre berger. Puis le passage çi-dessus...
Je ne sais pas du tout par quoi commencer pour faire mon commentaire..
Merci par avance
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