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#1 15-09-2010 22:15:22

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FICHE DE LECTURE HORACE, DE PIERRE CORNEILLE

Résumé chronologique de la vie de Pierre Corneille (1606-1684)

1606 (6 juin) : Naissance à Rouen de Pierre Corneille, fils d’un avocat au parlement de Rouen.
1615-1622 : Brillantes études chez les jésuites de Rouen.
1624 : Corneille prête serment comme avocat stagiaire au parlement de Rouen.
1625 : Il écrit ses premiers vers, publiés en 1632 dans des Mélanges poétiques.
1628 : Il achète deux offices : celui d’avocat du roi au siège des Eaux et Forêts, et celui de premier avocat du roi en l’amirauté de France à la Table de marbre de Rouen.
1629-1630 : Il fait jouer à Paris par la troupe de Montdory, sa première comédie Mélite.
Saison théâtrale 1630-1631 : Clitandre, tragi-comédie.
1631 : La Veuve, comédie.
Saison 1631-1632 : La galerie du Palais, comédie.
Saison 1632-1633 : La suivante, comédie.
Saison 1633-1634 : La Place Royale, comédie.
1635 : Il aborde la tragédie avec Médée ; il fait partie du groupe des cinq auteurs que patronne Richelieu et reçoit du cardinal une pension.
1636 : L’illusion comique, comédie ; Le Cid, tragi-comédie.
1637 : Querelle du Cid : Excuse à Ariste ; Observations sur « le cid », de Scudéry ; Sentiments de l’Académie sur « le cid ».
1639 : Mort du père de Corneille.
1640 : Horace, tragédie.
1641 : Cinna, tragédie. Mariage de Corneille avec Marie de Lampérière, dont il aura six enfants.
Saison 1641-1642 : Polyeucte, tragédie chrétienne.
Saison 1642-1643 : La mort de Pompée, tragédie ; Le menteur, comédie.
Saison 1643-1644 : La suite du menteur, comédie.
Saison 1644-1645 : Rodogune, tragédie.
Saison 1645-1646 : Théodore, vierge et martyre, tragédie chrétienne.
1647 : Corneille est reçu à l’Académie française (22 janvier) ; Héraclius, tragédie.
1650 : Andromède, tragédie à machines. Don Sanche d’Aragon, comédie héroïque. Corneille nommé procureur-syndic des Etats de Normandie, en remplacement d’un ennemi de Mazarin, résigne ses charges d’avocat, incompatibles avec ses nouvelles fonctions.
1651 : Nicomède, tragédie. Echec de Pertharite, tragédie ; Corneille renonce au théâtre. Il perd sa charge de procureur-syndic, qui est rendue à son ancien titulaire (politique d’apaisement à l’égard des Frondeurs).
1652-1656 : Traduction en vers de l’Imitation de Jésus Christ.
1659 : Retour de Corneille au théâtre avec Œdipe, tragédie dédiée à Fouquet.
1660 : Edition complète du Théâtre de Corneille, avec les trois Discours sur le poème dramatique et les examens de chaque pièce.
1661 : La toison d’or, tragédie à machines.
1662 : Sertorius, tragédie. Corneille quitte Rouen pour Paris (7 octobre).
1663 : Sophonisbe, tragédie. Il reçoit une pension de Louis XIV.
1664 : Othon, tragédie.
1666 : A gésilas, tragédie.
1667 : Attila, tragédie, jouée par la troupe de Molière.
1670 : Tite et Bérénice, comédie héroïque, jouée huit jours après la Bérénice de Racine. Traduction de l’Office de la Sainte Vierge.
1671 : Psyché, tragédie-ballet, avec Molière, Quinault et Lulli.
1672 : Poème sur les Victoires du Roi en Hollande. Pulchérie, comédie héroïque.
1674 : Corneille perd son second fils, tué au siège de Grave-en-Brabant. Il donne da dernière tragédie Suréna.
1682 : Corneille donne une édition complète de son Théâtre.
1684 : Mort de Corneille (1er octobre).

Représentations

Si extraordinaire que cela paraisse, on ne sait ni à quelle date ni sur quelle scène Horace fut représenté pour la première fois. Cette pièce fut imprimée dans les premiers jours de 1641, ce qui fait supposé qu’elle avait été jouée environ six mois plus tôt, donc au cours de l’année 1640. Depuis le Cid, Corneille se reposait sur des querelles littéraires à Rouen, dans un long silence qui intriguait ses amis et ses adversaires. Chapelain avait écrit à Balzac, le 15 janvier 1639 : « Il ne fait plus rien, et Scudéry a du moins gagné cela, en le querellant, qu’il l’a rebuté du métier et lui a tari sa veine. Je l’ai, autant que j’ai pu, réchauffé et encouragé à se venger en faisant quelque nouveau Cid…, mais il n’y a pas moyen de l’y résoudre. »
Cette rentrée de Corneille fut-elle un succès ? on l’affirme par habitude, mais là encore, manquent les documents ? Corneille écrit au début de l’Examen d’Horace, en 1660 : « C’est une croyance assez générale que cette pièce pourrait passer pour la plus belle des miennes si les derniers actes répondaient aux premiers. » On aurait donc goûté la pièce tout en la critiquant ; mais il parle plus loin de « la chute de son poème ».
Malgré ce qu’elle a d’un peu austère, cette tragédie, non seulement s’est maintenu au répertoire, mais est, après le Cid, la pièce de Corneille qui a été le plus souvent jouée. Elle a eu, à la Comédie-Française de 1680 à 1958, huit cent trente sept représentations.

Analyse de la pièce

ACTE PREMIER : Rome et Albe, les deux villes sœurs, se sont déclaré la guerre. Rien n’est plus pathétique que la situation de la famille romaine des Horace et de la famille albaine des Curiaces. Un Horace a épousé Sabine, sœur des Curiaces. Un Curiace est fiancé à la sœur des Horaces, Camille. Après les lamentations sur la guerre, s’élève l’hymne à la paix : seuls trois champions combattront pour chacune des deux villes.

ACTE II : Les Horaces et les Curiaces ont été choisis comme champions. Horace est fier d’avoir à se battre contre ceux qu’il aimait ; Curiace accepte son devoir en le déplorant. Désespoir de Camille, douleur de Sabine. Exhortations du vieil Horace.

ACTE III : Pendant le combat, Camille et Sabine comparent leur douleur. On vient d’apprendre au vieil Horace que deux de ses fils sont tués et que le troisième est en fuite.

ACTE IV : Le vieil Horace maudit le survivant, quand on lui annonce la victoire de Rome : la fuite de son fils n’était qu’une feinte pour séparer ses adversaires. Désespoir de Camille. Elle défit Horace qui revient du combat. Horace la tue pour la châtier de ses imprécations contre Rome.

ACTE V : Pour honorer la famille du champion de Rome, le roi Tulle vient chez le vieil Horace. Valère, amoureux de Camille, réclame le châtiment d’Horace qui accepte volontiers la mort. Mais le vieil Horace plaide en faveur de ce fils qui a tué par patriotisme. Le roi absout celui dont la destinée est de servir l’Etat avec une vertu qui « met sa gloire au-dessus de son crime ».

Sources

Le sujet d’Horace avait déjà été traité plusieurs fois depuis le XVIème siècle, en Italie dans l’Orazia de l’Arétin (1546), en France dans Horace Trigemine de Pierre de Laudun d’Aigaliers (1596), par exemple.
Mais la véritable source de Corneille est dans les chapitres XXIV et XXV du premier livre de Tite-Live.
De l’historien latin, il a tiré le discours du dictateur d’Albe, le récit du combat, le plaidoyer du vieil Horace en faveur de son fils, et surtout les accents grandioses qui font de l’Horace français un poème tout romain.

Les personnages

Il en est deux qui se détachent superbement des autres par leurs sentiments forcenés : Camille et Horace.
Camille, aussi peu romaine et aussi peu Cornélienne que possible, ne peut ni ne veut combattre sa passion. Elle oublie de lui imposer silence quand la raison d’Etat exige le sacrifice de son amant. Elle préfèrerait Curiace lâche et traître, mais bien vivant, à Curiace mort dans la gloire. Elle oublie de se réjouir d’une victoire qui lui coûte son bonheur. Destinée à disparaître, parce qu’elle n’a plus sa place dans une civilisation où le dévouement à l’Etat a tout absorbé, elle symbolise la dernière révolte de l’individu qui réclame le droit au bonheur.
Horace, comme Camille, ne connaît que sa passion ; comme elle, il est à l’abri de tout conflit intérieur. On peut l’accuser de sécheresse, de brutalité, lui reprocher même de n’avoir rien d’humain. Mais qu’il est vrai, ce jeune guerrier ! Il paraît ne pas avoir encore l’expérience de la vie, et d’ailleurs l’aura-t-il jamais ? Il ne sait pas que la vie, c’est la conciliation souvent douloureuse de sentiments contraires. Désigné pour un destin singulier, il en est fier, et dès lors son orgueil étouffe en lui tout autre sentiment. Il est de cette impatiente qui écrase sans pitié, quand elle le peut, ce qui s’oppose à sa passion, en amour ou patriotisme. Personnage éminemment cornélien, si on se reporte pour la définition de ce mot à l’Examen de Nicomède.
Aux côtés de ces deux personnages, les autres représentent les nuances du patriotisme. Le vieil Horace, aussi intransigeant que son fils quand l’honneur est en jeu, est le type austère du Romain : il exécuterait lui-même son fils coupable, il oublie dans l’allégresse de la victoire le deuil de sa famille. Mais il accepte avec noblesse le sacrifice demandé à sa race, il sent la cruauté du destin qui oppose à ses fils les Curiaces.
Le caractère de Curiace, s’il est moins épique, est, peut-être, le plus dramatique, car un combat douloureux oppose ses sentiments proprement humains et sa conception du devoir. Mais, dans une épopée, au milieu de personnages d’épopée, il est justement trop humain pour mériter la grande place qu’on lui donne souvent.
Il en est de même de Sabine qui, sauf à la fin ou elle offre sa vie à la place de celle d’Horace, est à Camille, par son caractère mesuré, ce que Curiace est à Horace.
Valère, qui, à son rôle de messager classique, ajoute celui non moins classique d’amoureux éconduit, resterait un personnage sans intérêt, si son réquisitoire contre Horace ne le faisait un champion de l’individu contre l’Etat.

L’action

L’Académie avait reprochée au Cid de n’être pas une pièce « régulière ». Dans Horace, Corneille s’est soumis aux règles. Les évènements peuvent sans vraisemblance se passer en un jour. Le lieu unique est une salle de la maison d’Horace, la visite du roi s’explique par son désir d’honorer la famille du héros.
La question est plus délicate en ce qui concerne l’unité d’action. Les premiers actes sont composés, de l’avis de tous, avec la plus grande habileté : la lutte entre Rome et Albe, villes parents, le choix d’Horace, puis celui de Curiace, la première partie du combat et le désespoir du père, enfin la victoire et le retour du vainqueur. Rien qui ralentisse l’action, sinon les plaintes de Camille et de Sabine et leurs discussions parfois subtiles au cours du troisième acte : mais elles ne sont pas sans rappeler les lamentations du chœur antique.
Quant au cinquième acte, il a généralement été condamné. Qu’on essai de le supprimer : dans cette pièce toute romaine, à la gloire de l’Etat, on n’aura pas vu absoudre par l’Etat un crime commis en son nom. Le cinquième acte découle logiquement des quatre autres une fois admis : il célèbre seulement une forme plus rare du sacrifice de l’individu à l’Etat chanté par les autres.

L’expression

Le vers de Corneille a souvent perdu de cet éclat de jeunesse qui faisait un des charmes du Cid. Il a gagné en force. On peut regretter l’emphase de certaines tirades, qui correspond d’ailleurs au caractère théâtral des personnages, mais les formules vigoureuses, les mots bien frappés donnent souvent du nerf à cette grandiloquence.
D’une façon générale, le vers abstrait est en accord avec la sévérité du sujet.

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#2 12-01-2014 14:26:11

kC6rK0d
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Re: FICHE DE LECTURE HORACE, DE PIERRE CORNEILLE

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kC6rK0d
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Re: FICHE DE LECTURE HORACE, DE PIERRE CORNEILLE

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