LE SITE D'AIDE A LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
»125895 inscrits

Tous les document publiés le : 2009-4-18


Titre du documents Description Pseudo de l'auteur
Danceny : un pur innocent ? ||  Le concept d’innocence est un concept double. En effet, par innocence, nous entendons d’une part celui qui s’abstient volontairement du mal, parce qu’il fait le choix de ne commettre que des actions vertueuses et de se garder de ce qu’il juge contraire a ses valeurs. Mais par innocent, on entend aussi celui qui n’a pas conscience du mal, et qui a ce titre peut commettre un crime sans en avoir conscien...
La liberté d'expression doit-elle être illimitée ? ||Selon l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ». L’article 11 ajoute : « La libre communication des pensées et des opinion est un des droits les plus précieux de l’homme ». Mais peut-on tout exprimer ? Ne faut-il pas limiter la l...
Le travail n'a-t-il de sens que grâce aux loisirs ? ||On le sait, le terme de travail vient d'une étymologie latine :« Tripalium » renvoyant à un instrument de torture, à une image de pénibilité. Les loisirs, quant à eux, désignent le temps libre - hors de celui du travail. Les deux termes du sujet s'opposeraient donc diamétralement.          Depuis plusieurs décennies, on assiste à une réelle baisse du temps de travail et par conséquent à une forte augmentation du temps accordé aux loisirs. Que...
Dans quelle mesure la forme littéraire peut-elle rendre une argumentation plus efficace ?   I- Les genres dédiés à l'argumentation             Les auteurs se sont souvent sentis « investis » d'une mission, celle d'éclairer le peuple et d'être un guide. Traditionnellement, l'argumentation trouve son lieu d'expression dans les genres « sérieux » :             A- Le dialogue Dialoguer, c'est tenter de convaincre, de persuader son interlocuteur (cf. le dialogue chez Socrate) : cela est reproduit à l'écrit par l'auteur => lecteu...
La cité idéale chez PLATON La cité idéale chez PLATON||Le but politique de Platon est de donner les caractéristiques de la cité idéale, la cité bien gouvernée. Pour ce faire, il la décrit dans la République et il en donne la législation dans les Lois. En premier lieu, il convient de définir ce qui est considéré comme une société parfaite chez Platon. Le législateur, qui prend dans la République, ouvrage fondamental, la figure de Socrate, va déduire les spécificités de la ...
Berkeley: Philonous et Hylas Berkeley: Philonous et Hylas||Berkeley n'accepte pas la distinction entre qualités premières objectives (l'espace) et qualités secondes subjectives (sons, couleurs, odeurs).  Son « idéalisme » est radical. Pour lui, la matière n'existe pas et le monde se réduit à des états de conscience, à des images dans l'esprit, à des «idées».  D'abord il n'existe pas pour Berkeley d'espace «en soi», objectif. L'espace n'est pas comme dans le réalisme scolast...
Nietzsche: l'oubli, condition de la vie heureuse Nietzsche: l'oubli, condition de la vie heureuse||L'homme, observe en effet Nietzsche, jalouse le bonheur de l'animal. Il voit dans «le troupeau au pâturage» l'image d'un bonheur perdu, celui de l'Eden, du Jardin de Paradis. Or si l'animal goûte un tel bonheur, c'est qu'il n'a pas de passé parce qu'il n'a pas de mémoire. Seul l'homme, en effet, dit «je me souviens », et c'est parce qu'il se souvient qu'il lui est impossible de vivre heureux, de ...
PLATON: Sophistique et comerce Socrate : « Un sophiste, Hippocrate, ne serait-il pas un négociant ou un boutiquier qui débite les denrées dont l'âme se nourrit ? Pour moi, du moins, c'est ainsi qu'il m'apparaît. » Hippocrate : « Mais cette nourriture de l'âme, Socrate, quelle est-elle ? » Socrate : « Les diverses sciences, évidemment, repris-je. Et ne nous laissons pas plus éblouir par les éloges qu'il fait de sa marchandise que par les belles paroles des commerçants, grands ...
Kant: Nous sommes hautement cultivés « Nous sommes hautement cultivés dans le domaine de l'art et de la science. Nous sommes civilisés, au point d'en être accablés, pour ce qui est de l'urbanité et des bienséances sociales de tout ordre. Mais quant à nous considérer comme déjà moralises, il s'en faut encore de beaucoup. Car l'idée de la moralité appartient encore à la culture ; par contre, l'application de cette idée, qui aboutit seulement à une apparence de moralité dans l'honneur...
Nietzsche : le désir du vrai, désir d'ignorer la Vérité Nietzsche : le désir du vrai, désir d'ignorer la Vérité||Mais l'analyse de Socrate, qui voit dans le désir du vrai le désir fondamental de l'homme, n'est-elle pas victime d'une illusion, ne repose-t-elle pas sur une méconnaissance de ce qu'est réellement le désir fondamental de l'être humain ? Ne prend-elle pas en effet ce que le désir croit être pour ce qu'il est ? Tel est du moins l'avis de Nietzsche.
Kant : on ne peut respecter que des personnes Kant : on ne peut respecter que des personnes||a) Distinguer choses et personnes  Selon Kant, si nous voulons être rigoureux, il nous faut clairement opposer deux types d'êtres :  - Les choses, c'est-à-dire tous les êtres qui ne possèdent pas la raison. Leur valeur, si grande qu'elle puisse être sur tel ou tel plan, n'est cependant jamais absolue mais relative : les choses sont toujours des moyens.  - Les êtres raisonnables ou personnes, c'est-à...
L'empirisme : les sens ne nous trompent pas L'empirisme : les sens ne nous trompent pas||Cependant la position de l'idéalisme et du rationalisme reste contestée, et l'empirisme, plus proche du sens commun, adopte la thèse opposée en soutenant que notre connaissance est tout entière tirée des sens, qu'« il n'y a rien dans l'esprit qui n'ait d'abord été dans les sens », selon la fameuse formule d'Aristote. C'est la raison pour laquelle des empiristes comme Lucrèce pensent que nous ne pouvon...
Locke: Possession et propriété «Celui qui se nourrit des glands qu'il a ramassés sous un chêne, ou des pommes qu'il a cueillies aux arbres d'un bois, se les est certainement appropriés. Personne ne peut nier que ces aliments soient à lui. Je demande donc: Quand est-ce que ces choses commencent à être à lui? Lorsqu'il les a digérées, ou lorsqu'il les a mangées, ou lorsqu'il les a fait bouillir, ou lorsqu'il les a rapportées chez lui, ou lorsqu'il les a ramassées?Il est clair q...
Locke: Des principes innées de justice et de vérité ? «Quant à savoir s'il existe le moindre principe moral qui fasse l'accord de tous, j'en appelle à toute personne un tant soit peu versée dans l'histoire de l'humanité, qui ait jeté un regard plus loin que le bout de son nez. Où trouve-t-on cette vérité pratique(1) universellement acceptée sans doute ni problème aucuns, comme devrait l'être une vérité innée ? La justice et le respect des contrats semblent faire l'accord du plus grand nombre ; c'es...
Spinoza: Etat, humanisation et liberté « Ce n'est pas pour tenir l'homme par la crainte et faire qu'il appartienne à un autre que l'État est institué; au contraire c'est pour libérer l'individu de la crainte, pour qu'il vive autant que possible en sécurité, c'est-à-dire conserve, aussi bien qu'il se pourra, sans dommage pour autrui, son droit naturel d'exister et d'agir. Non, je le répète, la fin de l'Etat n'est pas de faire passer les hommes de la condition d'êtres raisonnables à ce...
Spinoza: Le rire et la joie «Entre la moquerie (que, dans le corollaire 1, j'ai dite être mauvaise) et le rire, je fais une grande différence. Car le rire, tout comme la plaisanterie, est une pure joie ; et par suite, à condition qu'il ne soit pas excessif, il est bon par lui-même (selon la proposition 41). Et ce n'est certes qu'une sauvage et triste superstition qui interdit de prendre du plaisir. Car, en quoi convient-il mieux d'apaiser la faim et la soif que de chasser ...
Spinoza: Religion, culte et superstition «Les préjugés dont je veux parler ici dépendent tous de cet unique point, que les hommes supposent communément que tous les êtres de la nature agissent comme eux pour une fin ; bien plus, ils tiennent pour certain que Dieu même conduit toutes choses vers une certaine fin déterminée. Dieu, disent-ils, a tout fait pour l'homme, et il a fait l'homme pour en être adoré. Il me suffit pour le moment de poser ce principe dont tout le monde doit conveni...
Spinoza: La liberté comme acceptation de la libre nécessité «Pour ma part, je dis que cette chose est libre qui existe et agit par la seule nécessité de sa nature, et contrainte cette chose qui est déterminée par une autre à exister et à agir selon une modalité précise et déterminée. Dieu, par exemple, existe librement (quoique nécessairement) parce qu'il existe par la seule nécessité de sa nature. De même encore, Dieu connaît soi-même et toutes choses en toute liberté, parce qu'il découle de la seule né...
Spinoza: De la nécessité des lois "Il semble que l'on doive définir la loi plus particulièrement comme une règle de vie que l'homme s'impose à lui- même ou impose à d'autres pour une fin quelconque. Toutefois, comme la vraie fin des lois n'apparaît d'ordinaire qu'à un petit nombre et que la plupart des hommes sont à peu près incapables de la percevoir, leur vie n'étant rien moins que conforme à la raison, les législateurs ont sagement institué, afin de contraindre également tous...
Spinoza: Etat et liberté d'expression «Puisque le jugement libre des hommes est extrêmement divers, que chacun pense être seul à tout savoir et qu'il est impossible que tous donnent la même opinion et parlent d'une seule bouche, ils ne pourraient vivre en paix si l'individu n'avait renoncé à son droit d'agir suivant le seul décret de sa pensée. C'est donc seulement au droit d'agir par son propre décret qu'il a renoncé, non au droit de raisonner et de juger ; par suite nul, à la véri...
Pascal: Amour et beauté « Celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on, moi ? Non, car je puis perdre ces qualités sans me perdre moi-même. Où est donc ce moi, s'il n'est ni dans le corps ni dans l'âme? Et comment aimer le corps ou l'âme, sinon pour ces qualités, qui ne sont point ce qui fait l...
Descartes: l'argument du Dieu trompeur «Toutefois il y a longtemps que j'ai dans mon esprit une certaine opinion, qu'il y a un Dieu qui peut tout, et par qui j'ai été créé et produit tel que je suis. Or qui me peut avoir assuré que ce Dieu n'ait point fait qu'il n'y ait aucune terre, aucun ciel, aucun corps étendu, aucune figure, aucune grandeur, aucun lieu, et que néanmoins j'aie les sentiments de toutes ces choses, et que tout cela ne me semble point exister autrement que je le voi...
POPPER: Conscience de soi et animalité Certains animaux ont sans aucun doute une personnalité; ils possèdent quelque chose d'analogue à la fierté et à l'ambition, et ils apprennent à réagir à un nom. La conscience de soi humaine, en revanche, est ancrée dans le langage et (explicitement comme implicitement) dans des théories formulées. Un enfant apprend à utiliser son nom pour lui même et finalement, à employer un mot comme "ego" ou "je", et il en apprend l'usage avec la conscience d...
Alain et le pianisme ! «Comment expliquer qu'un pianiste, qui croit mourir de peur en entrant sur la scène, soit immédiatement guéri dès qu'il joue? On dira qu'il ne pense plus alors à avoir peur, et c'est vrai; mais j'aime mieux réfléchir plus près de la peur elle-même, et comprendre que l'artiste secoue sa peur et la défait par ces souples mouvements des doigts. Car, comme tout se tient en notre machine, les doigts ne peuvent se délier si la poitrine ne l'est aussi;...
Feuerbach: Conscience et sentiment de soi «Quelle est donc la différence essentielle entre l'homme et l'animal? La plus simple et la plus générale des réponses à cette question est aussi la plus populaire : c'est la conscience. Mais la conscience au sens strict, car la conscience entendue comme sentiment de soi, capacité de distinguer les objets sensibles, de percevoir et même de juger des choses extérieures d'après des caractères sensibles déterminés, une telle conscience ne peut être ...
Bergson: Turner, Corot and Co ! A quoi vise l'art, sinon à nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience ? Le poète et le romancier qui expriment un état d'âme ne le créent certes pas de toutes pièces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'à un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et à mesure qu'ils nous parlent, des nuan...
Bergson: Conscience et Inconscience «Mais il faut signaler ici une différence, trop peu remarquée, entre deux espèces d'inconscience, celle qui consiste en une conscience e et celle qui provient d'une conscience annulée. Conscience e et conscience annulée sont toutes deux égales a zéro ; mais le premier zéro exprime qu'il n'y a rien, le second qu'on a affaire à deux quantités égales et de sens contraire qui se compensent et se neutralisent. L'inconscience d'une pierre qui tombe es...
Bergson: Conscience, automatisme et choix «Qu'arrive t-il quand une de nos actions cesse d'être spontanée pour devenir automatique ? La conscience s'en retire. Dans l'apprentissage d'un exercice, par exemple, nous commençons par être conscients de chacun des mouvements que nous exécutons, parce qu'il vient de nous, parce qu'il résulte d'une décision et implique un choix ; puis à mesure que ces mouvements s'enchaînent davantage entre eux et se déterminent plus mécaniquement les uns des a...
Bergson: la connaissance d'autrui par analogie «Pour savoir de science certaine qu'un être est conscient, il faudrait pénétrer en lui. Je vous défie de prouver, par expérience ou par raisonnement, que moi, qui vous parle en ce moment, je sois un être conscient. Je pourrais être un automate ingénieusement construit par la nature, allant, venant, discourant; les paroles mêmes par lesquelles je me déclare conscient pourraient être déclarées inconsciemment. Toutefois, si la chose n'est pas impos...
Dieu, garant du monde physique (DESCARTES) Dieu, garant du monde physique (DESCARTES)||HTML clipboardDescartes constate qu'au sein d'une même idée, par exemple celle de la perfection, il y a des différences. L'idée d'un ange est ainsi supérieure en perfection à celle d'un homme. S'il est possible d'établir une échelle de valeur dans cette même idée de perfection, cela signifie qu'il doit exister une perfection complète par rapport à laquelle il est possible de disposer l'échelle de ces ê...
L'EXPÉRIENCE MORALE SELON MAX SCHELER L'EXPÉRIENCE MORALE SELON MAX SCHELER||Pour comprendre le point de vue de Scheler, il faut le situer par rapport aux thèmes directeurs de la phénoménologie husserlienne. Scheler transpose dans sa réflexion sur l'expérience morale les idées de Husserl sur l'intuition des essences. De celle-ci nous trouvons une application très simple dans les Ideen. Pour Husserl la connaissance est une activité intentionnelle, c'est-à-dire qu'elle vise des essenc...
La mathématique universelle chez DESCARTES La mathématique universelle chez DESCARTES||L'élément le plus important de la mathématique, pour Descartes, est l'idée de progression logique qui permet, à partir de quelques termes premiers, de trouver ceux qui s'en suivent. Cet ordre de progression permet non seulement d'ordonner la suite des éléments, mais, de façon beaucoup plus fondamentale, de déduire là valeur des inconnues.
Plaisir et ataraxie chez Epicure Plaisir et ataraxie chez Epicure||Les hommes et les animaux, dès leur naissance, cherchent le plaisir et fuient la douleur. Le plaisir dont il est ici question n'a rien d'intellectuel. Le plaisir épicurien est celui du corps uniquement, plaisir de la chair, plaisir du ventre : « Je ne peux imaginer le bien si je supprime les plaisirs du goût, ceux de l'amour, ceux des sons, ceux des formes visibles. » Tous les plaisirs peuvent être rapportés au ...
Épicurisme et hédonisme Épicurisme et hédonisme||Les disciples d'Épicure furent souvent fort mal considérés par l'opinion publique antique qui les désignait par l'expression de « pourceaux d'Épicure ». Il faut cependant préciser qu'il s'agit là d'une mauvaise compréhension de la doctrine, qui ne peut être comparée à celle des hédonistes, aussi appelés cyrénaïques37, autres zélateurs du plaisir mais sous sa forme la plus immédiate : plaisir de l'instant, entièrement dét...
Nature de la vertu chez ARISTOTE Nature de la vertu chez ARISTOTE||Qu'est-ce que l'exercice de la raison dans l'action ? C'est là une question qui revient à s'interroger sur la nature de la vertu dans l'action de l'homme. En premier lieu, la vertu est un exercice volontaire : c'est pourquoi ceux qui se contentent d'obéir aux lois par crainte ne peuvent prétendre à la vertu. La justice, c'est réaliser volontairement une action juste : mieux même, c'est y trouver du plaisir.  
Alain : l'origine de la société On serait tenté d'expliquer toute l'organisation sociale par le besoin de manger et de se vêtir, l'Economique dominant et expliquant alors tout le reste ; seulement il est probable que le besoin d'organisation est antérieur au besoin de manger. On connaît des peuplades heureuses qui n'ont point besoin de vêtements et cueillent leur nourriture en étendant la main ; or elles ont des rois, des prêtres, des institutions, des lois, une police ; j'en ...
Russell: La valeur de la philosophie La valeur de la philosophie doit en réalité surtout résider dans son caractère incertain même. Celui qui n'a aucune teinture de philosophie traverse l'existence, prisonnier de préjugés dérivés du sens commun, des croyances habituelles à son temps ou à son pays et de convictions qui ont grandi en lui sans la coopération ni le consentement de la raison. Pour un tel individu, le monde tend à devenir défini, fini, évident ; les objets ordinaires ne ...
Nous ne nous tenons jamais au temps présent… Nous ne nous tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt : si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient ; et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons (1) sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent, d'ordinai...
BERGSON et la métaphysique Ce qui est troublant, angoissant, passionnant pour la plupart des hommes n'est pas toujours ce qui tient la première place dans les spéculations des métaphysiciens. D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Voilà des questions vitales, devant lesquelles nous nous placerions tout de suite si nous philosophions sans passer par les systèmes. Mais, entre ces questions et nous, une philosophie trop systématique interpose d'autres problème...
ALAIN: La langue est un instrument à penser La langue est un instrument à penser. Les esprits que nous appelons paresseux, somnolents, inertes, sots, vraisemblablement surtout incultes, et en ce sens qu'ils n'ont qu'un petit nombre de mots et d'expressions ; et c'est un trait de vulgarité bien frappant que l'emploi d'un mot tout fait. Cette pauvreté est encore bien riche, comme tes bavardages et les querelles te font voir ; toutefois ta précipitation du débit et le retour des mêmes mots m...
Malebranche : Sapientis oculi in capite ejus, stultus in tenebris ambulat . Il est assez difficile de comprendre, comment il se peut faire que des gens qui ont de l'esprit, aiment mieux se servir de l'esprit des autres dans la recherche de la vérité, que de celui que Dieu leur a donné. Il y a sans doute infiniment plus de plaisir et plus d'honneur à se conduire par ses propres yeux, que par ceux des autres ; et un homme qui a de bons yeux ne s'avisa jamais de se les fermer, ou de se les arracher, dans l'espérance d'avoi...
Descartes à Chanut Lorsque j'étais enfant, j'aimais une fille de mon âge, qui était un peu louche* ; au moyen de quoi, l'impression qui se faisait par la vue en mon cerveau, quand je regardais ses yeux égarés, se joignait tellement à celle qui s'y faisait aussi pour émouvoir en moi la passion de l'amour, que longtemps après, en voyant des personnes louches, je me sentais plus enclin à les aimer qu'à en aimer d'autres, pour cela seul qu'elles avaient ce défaut ; et...
DESCARTES: L'invention d'une infinité d'artifices... Sitôt que j'ai eu acquis quelques notions générales touchant la physique, et que commençant à les éprouver en diverses difficultés particulières, j'ai remarqué jusques où elles peuvent conduire, et combien elles diffèrent des principes dont on s'est servi jusqu'à présent, j'ai cru que je ne pouvais les tenir cachées sans pécher grandement contre la loi qui nous oblige à procurer, autant qu'il est en nous, le bien général de tous les hommes. Car ...
Alain: L'homme est obscur à lui-même L'homme est obscur en lui-même; cela est à savoir. Seulement il faut éviter ici plusieurs erreurs que fonde le terme d'inconscient. La plus grave de ces erreurs est de croire que l'inconscient est un autre Moi; un Moi qui a ses préjugés, ses passions et ses ruses, une sorte de mauvais ange, diabolique conseiller. Contre quoi il faut comprendre qu'il n'y a point de pensées en nous sinon par l'unique sujet, Je. Cette remarque est d'ordre moral. Il...
Alain: La science contre l'apparence Il faut toujours remonter de l'apparence à la chose ; il n'y a point au monde de lunette ni d'observatoire d'où l'on voit autre chose que des apparences. La perception droite, ou, si l'on veut, la science, consiste à se faire une idée exacte de la chose, d'après laquelle idée on pourra expliquer toutes les apparences. Par exemple, on peut penser le soleil à deux cents pas en l'air ; on expliquera ainsi qu'il passe au-dessus des arbres et de la c...
Alain: Enfance et miracles L'enfant vit dans un monde de miracles, et par une continuelle incantation. Il demande, il prie, il persuade ; c'est ainsi qu'il obtient ; tel est son travail propre ; voilà comment il gagne sa vie. Il le faut bien. L'enfant ne peut pas vivre de son travail ; il ne conquiert pas sur les choses ; il ne fait que jouer avec les choses. En revanche il prend au sérieux les hommes, et même trop ; d'eux toute sûreté et toute nourriture. Il s'agit de le...
Alain: La route en lacets. La route en lacet qui monte. Belle image du progrès. Mais pourtant elle ne me semble pas bonne. Ce que je vois de faux, dans cette image, c'est cette route tracée d'avance et qui monte toujours ; cela veut dire que l'empire des sots et des violents nous pousse encore vers une plus grande perfection, quelles que soient les apparences ; et qu'en bref l'humanité marche à son destin par tous moyens, et souvent fouettée et humiliée, mais avançant tou...
Alain: Opinion publique et citoyenneté Chacun a pu remarquer, au sujet des opinions communes, que chacun les subit et que personne ne les forme. Un citoyen, même avisé et énergique quand il n'a à conduire que son propre destin, en vient naturellement et par une espèce de sagesse à rechercher quelle est l'opinion dominante au sujet des affaires publiques. "Car, se dit-il, comme je n'ai ni la prétention ni le pouvoir de gouverner à moi tout seul, il faut que je m'attende à être conduit...
Baruch SPINOZA: Comment vivre librement sous la conduite de la Raison ? Pour parvenir à garder un autre individu en sa puissance, on peut avoir recours à différents procédés. On peut l'avoir immobilisé par des liens, on peut lui avoir enlevé ses armes et toutes possibilités de se défendre ou de s'enfuir. On peut aussi lui avoir inspiré une crainte extrême ou se l'être attaché par des bienfaits, au point qu'il préfère exécuter les consignes de son maître que les siennes propres, et vivre au gré de son maître qu'au si...
Jean-Paul SARTRE: Si dieu n'existait pas... Dostoïevski avait écrit : "Si Dieu n'existait pas, tout serait permis." C'est là le point de départ de l'existentialisme. En effet, tout est permis si Dieu n'existe pas, et par conséquent l'homme est délaissé, parce qu'il ne trouve ni en lui, ni hors de lui, une possibilité de s'accrocher. Il ne trouve d'abord pas d'excuses. Si, en effet, l'existence précède l'essence, on ne pourra jamais l'expliquer par référence à une nature humaine donnée et ...
Jean-Paul SARTRE: Sans excuse, l'homme invente l'homme Dostoïevski avait écrit : "Si Dieu n'existait pas, tout serait permis." C'est là le point de départ de l'existentialisme. En effet, tout est permis si Dieu n'existe pas, et par conséquent l'homme est délaissé, parce qu'il ne trouve ni en lui ni hors de lui une possibilité de s'accrocher. Il ne trouve d'abord pas d'excuses. Si, en effet, l'existence précède l'essence, on ne pourra jamais expliquer par référence à une nature humaine donnée et figé...
Blaise PASCAL: ...nous espérons de vivre... Nous ne tenons jamais au temps présent. Nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours ; ou nous rappelons le passé, pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et [laissons] échapper sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le présent d'ordinaire ...
Blaise PASCAL: Le coeur et la raison Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le coeur. C'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes et c'est en vain que le raisonnement, qui n'y a point de part essaie de les combattre. Les pyrrhoniens, qui n'ont que cela pour objet, y travaillent inutilement. Nous savons que nous ne rêvons point. Quelque impuissance où nous soyons de le prouver par raison, cette impuissance ne conclut autr...
Blaise PASCAL: La question du moi et de l'identité personnelle. Qu'est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants, si je passe par là, puis-je dire qu'il s'est mis là pour me voir ? Non ; car il ne pense pas à moi en particulier. Mais celui qui aime quelqu'un à cause de sa beauté, l'aime-t-il ? Non ; car la petite vérole, qui tuera la beauté sans tuer la personne, fera qu'il ne l'aimera plus. Et si on m'aime pour mon jugement, pour ma mémoire, m'aime-t-on moi ? Non, car je puis p...
Blaise PASCAL: Temps et bonheur Nous ne nous tenons jamais au moment présent. Nous rappelons le passé; nous anticipons l'avenir comme trop lent à venir, comme pour hâter son cours, ou nous rappelons le passé pour l'arrêter comme trop prompt, si imprudents que nous errons dans des temps qui ne sont point nôtres, et ne pensons point au seul qui nous appartient, et si vains que nous songeons à ceux qui ne sont rien, et échappons sans réflexion le seul qui subsiste. C'est que le p...
Blaise PASCAL: Justice, force. Justice, force. Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soi...
MALEBRANCHE: Raison universelle et raisons particulières Il n'y a personne qui ne convienne que tous les hommes sont capables de connaître la vérité ; et les philosophes même les moins éclairés demeurent d'accord que l'homme participe à une certaine Raison qu'ils ne déterminent pas. [...] Je vois par exemple que 2 fois 2 font 4, et qu'il faut préférer son ami à son chien ; et je suis certain qu'il n'y a point d'homme du monde qui ne le puisse voir aussi bien que moi. Or je ne vois point ces vérités da...
MALEBRANCHE: Raison universelle Je vois, par exemple, que deux fois deux font quatre, et qu'il faut préférer son ami à son chien ; et je suis certain qu'il n'y a point d'homme au monde qui ne le puisse voir aussi bien que moi. Or je ne vois point ces vérités dans l'esprit des autres, comme les autres ne les voient point dans le mien. Il est donc nécessaire qu'il y ait une Raison universelle qui m'éclaire, et tout ce qu'il y a d'intelligences. Car si la raison que je consulte, ...
MALEBRANCHE et l'amitié Lorsqu'on est riche et puissant, on n'en est pas plus aimable, si pour cela on n'en devient pas meilleur à l'égard des autres par ses libéralités, et par la protection dont on les couvre. Car rien n'est bon, rien n'est aimé comme tel, que ce qui fait du bien, que ce qui rend heureux. Encore ne sais-je si on aime véritablement les riches libéraux, et les puissants protecteurs. Car enfin ce n'est point ordinairement aux riches qu'on fait la cour, ...
Pascal: Grandeur et mirèse de l'homme ||La condition exclusive de la grandeur de l’homme est la connaissance de sa propre misère, toute autre justification de grandeur est d’emblée écartée par Pascal, ce n’est pas dans une reconnaissance de sa supériorité sur les autres animaux ou de son pouvoir sur les choses que l’homme est grand mais au contraire en se pensant comme menant une existence misérable. Le raisonnement de Pascal prend l’allure d’un c...

150000 corrigés de dissertation en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Podcast philo