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FREUD: «L'interprétation des rêves est la voie royale de la connaissance de l'inconscient dans la vie psychique.»

Publié le 19/09/2018

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FREUD: «L\\'interprétation des rêves est la voie royale de la connaissance de l\\'inconscient dans la vie psychique.»
L’inconscient, par définition, ne peut être connu directement par la conscience. On ne peut connaître l'inconscient que par ses signes et ses effets conscients.
 
Pour Freud, le rêve est la principale manifestation de l’inconscient. Un rêve est l’expression déguisée d'un désir censuré et refoulé. Il procède par symboles et transpositions. Il faut l’interpréter pour en comprendre le sens caché (le désir refoulé) derrière le sens apparent (le rêve conscient).
 
L’interprétation des rêves est « la voie royale » car, durant le sommeil, la conscience est moins vigilante, la censure moins forte, et le désir peut se manifester plus facilement, même en se déguisant.
 
Même si l’on peut décrypter les désirs inconscients à travers d’autres signes, comme les lapsus ou les actes manques, le rêve reste la voie la plus directe à la connaissance de l’inconscient.
« L’inconscient est le psychique lui-même et son essentielle réalité. Sa nature intime nous est aussi inconnue que la réalité du monde extérieur, et la conscience nous renseigne sur lui d'une manière aussi incomplète que nos organes des sens sur le monde extérieur. »
 
Sigmund Freud (1856-1939)
 
« J'ai encore constaté, dans l’analyse des rêves que l’inconscient se sert, surtout pour représenter les complexes sexuels, d’un certain symbolisme. »
 
Sigmund Freud (1856-1939)
 
« Il existe deux variétés d'inconscient : les faits psychiques latents, mais susceptibles de devenir conscients, et les faits psychiques refoulés qui, comme tels et livrés à eux-mêmes, sont incapables d’arriver à la conscience. »
 
Sigmund Freud (1856-1939)
 
« Les œuvres d’art [sont] les satisfactions imaginaires de désirs inconscients, tout comme les rêves. »
 
Sigmund Freud (1856-1939)

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« sexuel pur), dans la formation des névroses et de ses symptômes.

Sous l'influence de la pression sociale, del'éducation, l'individu fuit sa propre sexualité, la « refoule ».

Mais, à la suite des diverses circonstances, le « refoulé» qui constitue une dynamique très forte de notre vie inconsciente, tend à resurgir (à propos de conflits divers,d'échecs sentimentaux, de chagrins comme un deuil, etc.).

Il ne le peut à cause de la force du refoulement, maispasse en contrebande si l'on peut dire, à travers les troubles-symptômes de la névrose.

De même, il passe dans lesimages du rêve : le rêve, est, par essence, l'expression d'un désir, lequel se manifeste — sous une forme déguisée— grâce à la réduction du contrôle volontaire et rationnel de notre pensée pendant le sommeil.

Le rêve est unecompensation mentale.

Il exprime un désir (contenu latent du rêve) à travers des images (contenu manifeste durêve). c) Le déchiffrement de la pensée du rêve. Le désir ne s'exprime pas en clair.

Son mode d'expression dans le rêve est l'image symbolique.

Le symbole est untype d'expression dans lequel une signification au lieu d'apparaître en dehors du signe (comme dans le sensconceptuel d'un mot) se trouve étroitement mêlée au signe lui-même (ici, les images du rêve : leur sens n'est pastransparent à travers elles, mais se fond avec elles). Les aspects de l'expression symbolique du rêve, d'après Freud. Voici, selon l'analyse de FREUD 1, les divers aspects de cette expression symbolique : a) La dramatisation.Le rêve n'est pas une pensée abstraite, mais s'exprime par un récit, par des images, ayant un caractère affectif plusou moins intense pour le rêveur. b) La « condensation ».Il faut entendre par là que le contenu manifeste du rêve (ses images immédiates) est beaucoup plus court que soncontenu latent (sa signification).

Une même image peut être surdéterminée, c'est-à-dire qu'elle a plusieurs sens,désigne plusieurs choses.

L'obscurité du rêve tient en partie à cette condensation. c) Le déplacement.Ce procédé d'expression est lié au refoulement qui interdit au sens du rêve d'apparaître trop directement : ledéplacement consiste à remplacer une image directe qui serait révélatrice du désir par une autre qui lui est liée etqui la déguise.

C'est là une autre source d'obscurité.

Dans le cauchemar, le sens profond du rêve est sur le pointd'apparaître ; aussi le dormeur se réveille-t-il.

D'où l'affirmation de FREUD que« le rêve est le gardien du sommeil».(Le sommeil se poursuit tant que le sens du rêve demeure déguisé par le refoulement.) d) La symbolisation.Il y a, dans la plupart des rêves, des images-types qui reviennent avec une certaine fréquence et qui ont, endernière instance, une signification plus ou moins sexuelle (l'eau est le symbole de la naissance et de la vie intra-utérine; la maison symbolise le corps humain et en particulier le corps maternel, etc.).

Comprendre le rite, c'estdéchiffrer (d'une manière d'ailleurs souple) ses symboles, et atteindre, à travers le contenu manifeste, le contenulatent.

Soit l'exemple suivant d'un rêve d'ailleurs très simple : une dame rêve qu'elle a étranglé un chien.

On faitparler le sujet autour de ce thème selon la méthode des associations : raconter tout ce qui vient à l'esprit, à cepropos.

C'est ainsi qu'autour de l'image de l'étranglement se développent les idées d'exécution capitale, dependaison, etc.

Il y a donc ici une dominante d'agressivité et de haine.

A partir de là, on obtient que la personnereconnaisse la haine qu'elle porte à quelqu'un et qui trouve son issue dans l'image violente du rêve.

Reste àcomprendre l'image du chien.

Il y a là, précisément, le déplacement signalé plus haut.

Toujours méthode desassociations libres on amène la patiente à se souvenir qu'elle avait autrefois proféré des menaces contre lapersonne détestée en disant qu' "elle la chasserait comme un chien".

Le mérite de la pensée de FREUD, c'est d'avoirfait ressortir que la succession des images parfois très frappantes du rêve obéissait à une dominante fondamentalede la vie imaginaire qui est le désir.

Nous pouvons dès maintenant en retenir l'idée que l'imagination, sous quelqueforme qu'elle se manifeste, exprime la puissance d'un désir qui déborde la réalité.

L'imagination comme désir dans lerêve est déjà, en l'homme, un au-delà de lui-même.

Avant Freud, les rêves avaient été interprétés de deux manières :. »

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