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Prix Nobel 1972 de Physique pour recherches nouvelles sur la supraconductivité

Publié le 16/12/2011

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Le Prix Nobel 1972 de physique a été décerné à trois Américains des Etats-Unis : les professeurs John BARDEEN, de l'université de l'Illinois, âgé de 64 ans, Léon N. CooPER, de l'université Brown de Rhode Island, âgé de 42 ans et John Robert SCHRIEFFER, de l'université de Pensylvanie, âgé de 41 ans, pour leurs travaux établissant la théorie de la supraconductivité électrique (également connue sous le terme de supraconduction), appelée théorie B.C.S., initiales des noms de ses trois auteurs.

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« en chaîne, constituant un véritable réacteur atomique naturel.

Comment cette extraordinaire découverte a-t-elle été enregistrée ? Le 15 juin dernier, des physiciens de l'usine atomique de Pierrelatte (Drôme), effectuant une vérification sur un échantillon d'hexafluo­ rure d'uranium, corps gazeux servant à enri­ chir l'uranium, constatèrent avec beaucoup d'étonnement que cet échantillon contenait une proportion plus faible que la normale de l'iso­ tope uranium 235 (0,71 au lieu de 0,7202).

Aurait-on utilisé par erreur un autre uranium que celui provenant directement d'un gise­ ment ? Après de nombreuses vérifications, aucune erreur n'avait été commise et l'uranium provenait bien de l'origine choisie : le gisement d'Oklo, au Gabon, exploité par la C.O.M.U.F.

(Compagnie des mines d'uranium de France­ ville).

Des prélèvements furent effectués dans cette mine et les analyses confirmèrent la cons­ tatation des physiciens de l'usine de Pierre­ latte : l'uranium naturel retiré de cet endroit de la mine comportait les anomalies isotopi­ ques décelées à Pierrelatte, avec présence de terres rares comme le Néodyme, qui n'avaient jusqu'ici été formées que par réaction de fission dans les piles atomiques construites par les hommes.

La conclusion devenait évidente; une pile at()mique naturelle s'était formée à l'époque du précambien (il y a un milliard sept cent millions d'années, d'après les estimations) dans une mine du Gabon.

La réaction dans cette pile naturelle fossile a pu se prolonger un million d'années, sa puissance n'excédant pas quelques K.W.

Au cours de son intervention à l'Académie des Sciences, M.

Francis Perrin devait souligner que si, sur le plan pratique, il est encore dif­ ficile de dire quelles pourront être les consé­ quences de la découverte dans le gisement d'uranium gabonais, « d'ores et déjà sur le plan scientifique ce phénomène apparaît être d'un intérêt considérable et, si l'on découvrait qu'il n'était pas isolé, la nécessité s'imposerait de redéfinir l'uranium naturel et de contrôler sa concentration isotopique dans toutes les e~ploitations minières ».

ETATS-UNIS Apollo XVII sur la Lune dernière mission du programme Apollo Le sixième et dernier débarquement réussi sur la Lune du programme Apollo s'est déroulé du 7 au 19 décembre de la façon la plus par­ faite.

Si l'on fait exception d'un retard de ~ h 40 sur l'horaire prévu pour le départ en raison d'un faux renseignement imputable à un ordinateur tout s'est exactement passé selon le programme établi.

Et pourra-t-on mon­ trer assez d'admiration pour l'organisation et la merveilleuse réussite de ces voyages humains sur le sol lunaire alors qu'il y a moins de quinze ans, l'ouvrage de Jules Verne : « De la Terre à la Lune » était encore considéré comme un roman type de science fiction.

- Trois astronautes : Eugène A.

CERNAN, 40 ans, commandant de la mission et pilote du LEM; Harrisson J.

ScHMITT, dit Jack Schmitt, 37 ans, ingénieur géologue; Ronald E.

EvANs, 39 ans, pilote du module de commandement.

- But de l'expédition sur la Lune : la région Taurus-Littrow, une vallée n'ayant qu'une dizaine de kilomètres de largeur, parsemée de rocs et de cratères et encaissée entre deux mon­ tagnes, dont l'une à 2 000 m de haut, à la lisière de la « mer » de la Sérénité.

- Pour cette mission Apollo XVII, le LEM a été appelé « Challenger » et le module de commandement « América ».

- Après avoir posé, le 11 décembre, à 20 h 56 (heure française) le LEM « Challenger » sur le sol lunaire, avec une précision de 200 m par· rapport au point exactement prévu, Cernan et Schmitt ont effectué les 11, 12 et 13 décembre trois sorties sur leur jeep lunaire et ont par­ couru, à pied ou sur leur véhicule, environ 36 km.

Et c'est au cours de la seconde sortie que les astronautes ont remarqué autour du petit cratère Shorty une terre de couleur tout à fait particulière : orange avec des reflets jaunes, dont ils ont évidemment recueilli des échantil­ lons.

Le vol lunaire d'Apollo XVII a été le plus long de tous : 301 heures 51 minutes, et également la durée du vol sur orbite lunaire : 147 heures 48 minutes.

117 kg 'd'échantillons du sol lunaire ont été rapportés par les astronautes.

Et c'est maintenant durant des années que les spécialistes américains, dotés de toute la ré­ colte de roches lunaires (soit une demi-tonne récoltée au total) et des renseignements recueil­ lis grâce aux instruments installés sur le sol de la Lune par les astronautes des six missions Apollo réussies, vont pouvoir découvrir avec le maximum d'exactitude scientifique la constitu­ tion, l'âge et peut-être l'origine de notre satel-1 lite.

· Pour conclure, nous relèverons quelques points acquis à ce jour grâce aux expéditions lunaires, relevés par Anne Thinesse sous le titre : « Le programme Apollo appartient désormais à l'his­ toire » dans le journal Le Figaro du 26 décem­ bre : - Les montagnes de la Lune sont disposées en cercle, contrairement à celles de la Terre.

Les bassins et les montagnes qui les entourent ont été formés il y a 4 milliards d'années par l'im­ pact de météorites qui atteignaient parfois 1 000 km de diamètre.

- Les bassins ou « mers » ont été ensuite « comblés » par des éruptions volcaniques.

- La surface de la Lune est restée virtuellement la même depuis deux milliards et demi d'an­ nées.

- Les vents solaires qui atteignent la Lune n'ont pas changé depuis cinq millions d'années.. »

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