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Le terme "dessein" dans l'oeuvre de DESCARTES

Publié le 07/08/2010

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descartes

Règles pour la direction de l’esprit, Règle sixième.

Enfin, pour mieux faire comprendre que nous considérons ici les choses, non quant à leur nature individuelle, mais quant aux séries dans lesquelles nous les ordonnons pour les connaître l’une par l’autre, c’est à dessein que nous avons mis au nombre des choses absolues la cause et l’égal, quoique de leur nature elles soient relatives ;

  Règles pour la direction de l’esprit, Règle douzième.

mais comme cela ne m’est pas permis ici, il me suffira d’indiquer le plus brièvement possible la manière, selon moi, la plus utile à mon dessein, de concevoir toutes les facultés qui sont en nous destinées à l’acquisition des connaissances.

Cette division n’a pas été faite sans dessein ;

  Règles pour la direction de l’esprit, Règle quatorzième.

Nous nous occupons donc ici d’un objet étendu, sans considérer en lui rien autre chose que l’étendue elle-même, et nous abstenant à dessein du mot quantité, parce que les philosophes sont assez subtils pour distinguer aussi la quantité de l’étendue.

Et conséquemment il suffit à notre dessein de considérer dans l’étendue elle-même tous les éléments qui peuvent aider à exposer les différences des proportions, éléments qui se présentent seulement au nombre de trois :

  Règles pour la direction de l’esprit, Règle seizième.

Nous le faisons dans le dessein, et d’éviter l’ennui d’un calcul long et superflu, et principalement de laisser toujours distinctes les parties du sujet dans lesquelles consiste la difficulté, sans les envelopper dans des nombres inutiles.

  ABREGE DE LA MUSIQUE, Des modes.

mais ce serait aller au-delà du dessein que je me suis proposé de ne faire ici qu’un abrégé.

  DISCOURS DE LA METHODE, Première partie.

Ainsi mon dessein n’est pas d’enseigner ici la méthode que chacun doit suivre pour bien conduire sa raison, mais seulement de faire voir en quelle sorte j’ai tâché de conduire la mienne.

et que même les histoires les plus fidèles, si elles ne changent ni n’augmentent la valeur des choses pour les rendre plus dignes d’être lues, au moins en omettent-elles presque toujours les plus basses et moins illustres circonstances, d’où vient que le reste ne paraît pas tel qu’il est, et que ceux qui règlent leurs moeurs par les exemples qu’ils en tirent sont sujets à tomber dans les extravagances des paladins de nos romans, et à concevoir des desseins qui passent leurs forces.

  DISCOURS DE LA METHODE, Seconde Partie.

Il est vrai que nous ne voyons point qu’on jette par terre toutes les maisons d’une ville pour le seul dessein de les refaire d’autre façon et d’en rendre les rues plus belles ;

A l’exemple de quoi je me persuadai qu’il n’y aurait véritablement point d’apparence qu’un particulier fît dessein de réformer un Etat, en y changeant tout dès les fondements, et en le renversant pour le redresser ;

Jamais mon dessein ne s’est étendu plus avant que de tâcher à réformer mes propres pensées, et de bâtir dans un fonds qui est tout à moi.

Ceux que Dieu a mieux partagés de ses grâces auront peut-être des desseins plus relevés ;

J’avais un peu étudié, étant plus jeune, entre les parties de la philosophie, à la logique, et, entre les mathématiques, à l’analyse des géomètres et à l’algèbre, trois arts ou sciences qui semblaient devoir contribuer quelque chose à mon dessein.

Mais je n’eus pas dessein, pour cela, de tâcher d’apprendre toutes ces sciences particulières, qu’on nomme communément mathématiques, et voyant qu’encore que leurs objets soient différents, elles ne laissent pas de s’accorder toutes, en ce qu’elles n’y considèrent autre chose que les divers rapports ou proportions qui s’y trouvent, je pensai qu’il valait mieux que j’examinasse seulement ces proportions en général, et sans les supposer que dans les sujets qui serviraient à m’en rendre la connaissance plus aisée ;

  DISCOURS DE LA METHODE, Troisième partie.

Non que je désapprouvasse les lois qui, pour remédier à l’inconstance des esprits faibles, permettent, lorsqu’on a quelque bon dessein, ou même, pour la sûreté du commerce, quelque dessein qui n’est qu’indifférent, qu’on fasse des voeux ou des contrats, qui obligent à y persévérer ;

Outre que les trois maximes précédentes n’étaient fondées que sur le dessein que j’avais de continuer à m’instruire :

car, au contraire, tout mon dessein ne tendait qu’à m’assurer, et à rejeter la terre mouvante et le sable, pour trouver le roc ou l’argile.

Et ainsi, sans vivre d’autre façon en apparence que ceux qui, n’ayant aucun emploi qu’à passer une vie douce et innocente, s’étudient séparer les plaisirs des vices, et qui, pour jouir de leur loisir sans s’ennuyer, usent de tous les divertissements qui sont honnêtes, je ne laissais pas de poursuivre en mon dessein, et de profiter en la connaissance de la vérité, peut-être plus que si je n’eusse fait que lire des livres ou fréquenter des gens de lettres.

Et l’exemple de plusieurs excellents esprits, qui en ayant eu ci-devant le dessein me semblaient n’y avoir pas réussi, m’y faisait imaginer tant de difficulté, que je n’eusse peut-être pas encore sitôt osé l’entreprendre, si je n’eusse vu que quelques uns faisaient déjà courre le bruit que j’en étais venu à bout.

  DISCOURS DE LA METHODE, Cinquième partie.

J’ai eu dessein d’y comprendre tout ce que je pensais savoir, avant que de l’écrire touchant la nature des choses matérielles.

J’avais expliqué assez particulièrement toutes ces choses dans le traité que j’avais eu ci-devant dessein de publier.

  DISCOURS DE LA METHODE, Sixième partie.

mais, sans que j’aie aucun dessein de la mépriser, je m’assure qu’il n’y a personne, même de ceux qui en font profession, qui n’avoue que tout ce qu’on y sait n’est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir ;

Or, ayant dessein d’employer toute ma vie à la recherche d’une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me semble tel qu’on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n’est qu’on en soit empêché ou par la brièveté de la vie ou par le défaut des expériences, je jugeais qu’il n’y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquer fidèlement au public tout le peu que j’aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant, chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu’il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les choses qu’ils apprendraient, afin que les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travaux de plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire.

mais que je ne devais aucunement consentir qu’ils fussent publiés pendant ma vie, afin que ni les oppositions et controverses, auxquelles ils seraient peut-être sujets, ni même la réputation telle quelle qu’ils me pourraient acquérir, ne me donnassent aucune occasion de perdre le temps que j’ai dessein d’employer à m’instruire.

Car, bien qu’il soit vrai que chaque homme est obligé de procurer autant qu’il est en lui le bien des autres, et que c’est proprement ne valoir rien que de n’être utile à personne, toutefois il est vrai aussi que nos soins se doivent étendre plus loin que le temps présent, et qu’il est bon d’omettre les choses qui apporteraient peut-être quelque profit à ceux qui vivent, lorsque c’est à dessein d’en faire d’autres qui en apportent davantage à nos neveux.

même je ne craindrai pas de dire que je pense n’avoir plus besoin d’en gagner que deux ou trois autres semblables pour venir entièrement à bout de mes desseins ;

Que s’ils préfèrent la connaissance de quelque peu de vérités à la vanité de paraître n’ignorer rien, comme sans doute elle est bien préférable, et qu’ils veuillent suivre un dessein semblable au mien, ils n’ont pas besoin pour cela que je leur dise rien davantage que ce que j’ai déjà dit en ce discours :

De façon que s’il y avait au monde quelqu’un qu’on sût assurément être capable de trouver les plus grandes choses et les plus utiles au public qui puissent être, et que pour cette cause les autres hommes s’efforçassent par tous moyens de l’aider à venir à bout de ses desseins, je ne vois pas qu’ils pussent autre chose pour lui, sinon fournir aux frais des expériences dont il aurait besoin, et du reste empêcher que son loisir ne lui fût ôté par l’importunité de personne.

Mais, outre que je ne présume pas tant de moi-même que de vouloir rien promettre d’extraordinaire, ni ne me repais point de pensées si vaines que de m’imaginer que le public se doive beaucoup intéresser en mes desseins, je n’ai pas aussi l’âme si basse que je voulusse accepter de qui que ce fût aucune faveur qu’on pût croire que je n’aurais pas méritée.

Mais il y a eu depuis derechef deux autres raisons qui m’ont obligé à mettre ici quelques essais particuliers, et à rendre au public quelque compte de mes actions et de mes desseins.

L’autre raison qui m’a obligé à écrire ceci est que, voyant tous les jours de plus en plus le retardement que souffre le dessein que j’ai de m’instruire, à cause d’une infinité d’expériences dont j’ai besoin, et qu’il est impossible que je fasse sans l’aide d’autrui, bien que je ne me flatte pas tant que d’espérer que le public prenne grande part en mes intérêts, toutefois je ne veux pas aussi me défaillir tant à moi-même que de donner sujet à ceux qui me survivront de me reprocher quelque jour que j’eusse pu leur laisser plusieurs choses beaucoup meilleures que je n’aurai fait, si je n’eusse point trop négligé de leur faire entendre en quoi ils pouvaient contribuer à mes desseins.

et que mon inclination m’éloigne si fort de toute sorte d’autres desseins, principalement de ceux qui ne sauraient être utiles aux uns qu’en nuisant aux autres, que si quelques occasions me contraignaient de m’y employer, je ne crois point que je fusse capable d’y réussir.

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS TROISIEME, DE L’OEIL.

Je laisse à dessein plusieurs autres particularités qui se remarquent en cette matière, et dont les anatomistes grossissent leurs livres ;

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS SEPTIEME, DES MOYENS DE PERFECTIONNER LA VISION.

Puis, à cause qu’il peut y avoir des verres de plusieurs diverses figures qui aient en cela exactement le même effet, il sera besoin, pour choisir les plus propres à notre dessein, que nous prenions encore garde principalement à deux conditions.

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS HUITIÈME, DES FIGURES QUE DOIVENT AVOIR LES CORPS TRANSPARENTS POUR DÉTOURNER LES RAYONS PAR RÉFRACTION EN TOUTES LES FACONS QUI SERVENT A LA VUE.

Or afin que je vous puisse tantôt dire plus exactement en quelle sorte on doit faire ces organes artificiels pour les rendre les plus parfaits qui puissent être, il est besoin que j’explique auparavant les figures que doivent avoir les superficies des corps transparents, pour plier et détourner les rayons de la lumière en toutes les façons qui peuvent servir à mon dessein :

Mais ce que j’ai ici particulièrement dessein de vous expliquer, c’est que si on tire encore de ce point B, hors de l’ellipse, la ligne droite BA, parallèle au plus grand diamètre DK, et que l’ayant prise égale à Bl, des points A et I on tire sur LG les deux perpendiculaires AL et IG, ces deux dernières AL et IG auront entre elles même proportion que les deux DK et Hl.

Mais je ne pense pas avoir ici aucun besoin d’en parler, à cause que je les pourrai plus commodément expliquer ci-après en la Géométrie, et que ceux que j’ai décrits sont les plus propres de tous à mon dessein, ainsi que je veux tâcher maintenant de prouver ;

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS NEUVIEME, LA DESCRIPTION DES LUNETTES.

Car encore que le cristal de montagne semble plus net et plus transparent, toutefois parce que ses superficies causent la réflexion de plus de rayons que celle du verre, ainsi que l’expérience semble nous apprendre, il ne  sera peut-être pas si propre à notre dessein.

  LA DIOPTRIQUE, DISCOURS DIXIEME, DE LA FACON DE TAILLER LES VERRES.

Après avoir choisi le verre ou le cristal dont on a dessein de se servir, il est premièrement besoin de chercher la proportion qui, suivant ce qui a été dit ci-dessus, sert de mesure à ces réfractions ;

  LES METEORES, DISCOURS QUATRIEME, Des vents.

ce que je n’ai pas ici dessein de faire.

  LES METEORES, DISCOURS SEPTIEME, DES TEMPETES, DE LA FOUDRE ET DE TOUS LES AUTRES FEUX QUI S’ALLUMENT EN L’AIR.

Mais ceci ne semble pas tant appartenir à ce discours qu’aux suivants, où j’ai dessein de parler de toutes les choses qu’on peut voir dans l’air sans qu’elles y soient, après avoir ici achevé l’explication de toutes celles qui s’y voient en même façon qu’elles y sont.

  L’HOMME.

et pour plus grande facilité, je tâcherai de le faire en peu de mots, en laissant tout à dessein plusieurs particularités superflues, que la curiosité des anatomistes y remarque.

  LE MONDE OU TRAITÉ DE LA LUMIERE, CHAPITRE II, En quoi consiste la chaleur et la lumière du feu.

Mais, parce que c’est en ceci que consiste la principale partie de mon dessein, je veux tâcher de l’expliquer au long et reprendre mon discours de plus haut.

  LE MONDE OU TRAITÉ DE LA LUMIERE, CHAPITRE VI, Description d’un nouveau monde ; et des qualités de la matière dont il est composé.

mais retenons la tout à dessein dans un espace déterminé, qui ne soit pas plus grand, par exemple, que la distance qui est depuis la terre jusques aux principales étoiles du Firmament, et supposons que la matière que Dieu aura créée s’étend bien loin au delà de tous côtés, jusques à une distance indéfinie.

En quoi toutefois je veux bien qu’ils croient avoir raison, car je n’ai pas dessein de m’arrêter à les contredire.

Et mon dessein n’est pas d’expliquer, comme eux, les choses qui sont en effet dans le vrai monde, mais seulement d’en feindre un à plaisir, dans lequel il n’y ait rien que les plus grossiers esprits ne soient capables de concevoir, et qui puisse toutefois être créé tout de même que je l’aurai feint.

  LE MONDE OU TRAITÉ DE LA LUMIERE, CHAPITRE VII, Des lois de la nature de ce nouveau monde.

Et ne pensez pas pour cela que j’aie dessein de les contredire :

Si bien que je me contenterai de poursuivre la description que j’ai commencée, comme n’ayant autre dessein que de vous raconter une fable.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Abrégé des six méditations suivantes.

Et c’est tout ce que j’ai eu dessein de prouver dans ces six Méditations ;

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Première Méditation.

Aujourd’hui donc que, fort à propos pour ce dessein, j’ai délivré mon esprit de toutes sortes de soins, que par bonheur je ne me sens agité d’aucunes passions, et que je me suis procuré un repos assuré dans une paisible solitude, je m’appliquerai sérieusement et avec liberté à détruire généralement toutes mes anciennes opinions.

que c’est avec dessein et de propos délibéré que j’étends cette main, et que je la sens :

Mais ce dessein est pénible et laborieux, et une certaine paresse m’entraîne insensiblement dans le train de ma vie ordinaire ;

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, Méditation Quatrième.

et quoique, depuis que j’ai fait dessein de douter de toutes choses, je n’ai encore connu certainement que mon existence et celle de Dieu, toutefois aussi, depuis que j’ai reconnu l’infinie puissance de Dieu, je ne saurais nier qu’il n’ait produit beaucoup d’autres choses, ou du moins qu’il n’en puisse produire, en sorte que j’existe et sois placé dans le monde, comme faisant partie de l’universalité de tous les êtres.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L’AUTEUR AUX PREMIERES OBJECTIONS.

c’est pourquoi mon dessein est plutôt de découvrir ici l’artifice dont il s’est servi pour m’assister, que de lui répondre comme à un adversaire.

Ce qui m’est ensuite accordé par ce savant docteur, bien qu’en effet il ne reçoive aucun doute, est néanmoins ordinairement si peu considéré, et est d’une telle importance pour tirer toute la philosophie hors des ténèbres où elle semble être ensevelie, que lorsqu’il le confirme par son autorité, il m’aide beaucoup en mon dessein.

mais ceux qui considèrent attentivement chacune de ses perfections, et qui appliquent toutes les forces de leur esprit à les contempler, non point à dessein de les comprendre, mais plutôt de les admirer, et reconnaître combien elles sont au-delà de toute compréhension, ceux-là, dis-je, trouvent en lui incomparablement plus de choses qui peuvent être clairement et distinctement connues, et avec plus de facilité, qu’il ne s’en trouve en aucune des choses créées.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L’AUTEUR AUX SECONDES OBJECTIONS.

et c’est tout ce que j’avais dessein de prouver en cette seconde Méditation.

Car encore que je ne voie rien, entre les choses que vous m’avez proposées, que je n’eusse auparavant rejeté ou expliqué dans mes Méditations (comme, par exemple, ce que vous avez allégué des mouches qui sont produites par le soleil, des Canadiens, des Ninivites, des Turcs, et autres choses semblables, ne peut venir en l’esprit à ceux qui, suivant l’ordre de ces Méditations, mettront à part pour quelque temps toutes les choses qu’ils ont apprises des sens, pour prendre garde à ce que dicte la plus pure et plus saine raison, c’est pourquoi je pensais avoir déjà rejeté toutes ces choses), encore, dis-je, que cela soit, je juge néanmoins que ces objections seront utiles à mon dessein, d’autant que je ne me promets pas d’avoir beaucoup de lecteurs qui veuillent apporter tant d’attention aux choses que j’ai écrites, qu’étant parvenus à la fin, ils se ressouviennent de tout ce qu’ils auront lu auparavant ;

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L’AUTEUR AUX QUATRIEMES OBJECTIONS.

car il me traite avec tant de douceur et de civilité, que je vois bien que son dessein n’a pas été de rien dire contre moi ni contre le sujet que j’ai traité ;

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, REPONSES DE L’AUTEUR AUX QUATRIEMES OBJECTIONS, REPONSE A L’AUTRE PARTIE, REPONSE AUX CHOSES QUI PEUVENT ARRETER LES THEOLOGIENS.

Et certes ce n’a point été ici mon dessein de rien définir touchant la nature des accidents, mais j’ai seulement proposé ce qui m’a semblé d’eux de prime abord ;

et qu’elle soit tout à fait contraire à celles de la philosophie, j’espère dans peu le démontrer évidemment, dans un traité des principes que j’ai dessein de publier, et d’y expliquer comment la couleur, la saveur, la pesanteur, et toutes les autres qualités qui touchent nos sens, dépendent seulement en cela de la superficie extérieure des corps.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, RÉPONSES AUX CINQUIEMES OBJECTIONS.

et je m’imagine que tout votre dessein en ceci n’a été que de m’avertir des moyens dont ces personnes de qui l’esprit est tellement plongé et attaché aux sens qu’ils ne peuvent rien concevoir qu’en imaginant, et qui, partant, ne sont pas propres pour les spéculations métaphysiques, se pourraient servir pour éluder mes raisons, et me donner lieu en même temps de les prévenir.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, RÉPONSES AUX CINQUIEMES OBJECTIONS, DES CHOSES QUI ONT ÉTÉ OBJECTÉES CONTRE LA PREMIERE MÉDITATION.

Vous dites que vous approuvez le dessein que j’ai eu de délivrer l’esprit de ses anciens préjugés, qui est tel en effet que personne n’y peut trouver à redire ;

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, RÉPONSES AUX CINQUIEMES OBJECTIONS, DES CHOSES QUI ONT ÉTÉ OBJECTÉES CONTRE LA QUATRIEME MÉDITATION.

pour moi, je jouirai de ma liberté, puisque non seulement je la ressens en moi-même, mais que je vois aussi qu’ayant dessein de la combattre, au lieu de lui opposer de bonnes et solides raisons, vous vous contentez simplement de la nier.

  MEDITATIONS METAPHYSIQUES, RÉPONSES AUX CINQUIEMES OBJECTIONS, DES CHOSES QUI ONT ÉTÉ OBJECTÉES CONTRE LA SIXIEME MÉDITATION.

comme aussi que j’ai seulement voulu parler du corps grossier et palpable lorsque j’ai exclu le corps de mon essence, quoique néanmoins mon dessein ait été d’en exclure toute sorte de corps, pour petit et subtil qu’il puisse être, et autres choses semblables ;

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, LETTRE DE L’AUTEUR A CELUI QUI A TRADUIT LE LIVRE, LAQUELLE PEUT SERVIR ICI DE PREFACE.

et cela me fait croire qu’il serait bon d’y ajouter une préface, qui leur déclarât quel est le sujet du livre, quel dessein j’ai eu en l’écrivant, et quelle utilité l’on en peut tirer.

Toutefois je ne sache point qu’il y en ait eu jusqu’à présent à qui ce dessein ait réussi.

et néanmoins aussi avertir les autres que même les plus excellents esprits auront besoin de beaucoup de temps et d’attention pour remarquer toutes les choses que j’ai eu dessein d’y comprendre.

Ensuite de quoi, pour faire bien concevoir quel dessein j’ai eu en les publiant, je voudrais ici expliquer l’ordre qu’il me semble qu’on doit tenir pour s’instruire.

Par la Dioptrique, j’eus dessein de faire voir qu’on pouvait aller assez avant en la philosophie pour arriver par son moyen jusques à la connaissance des arts qui sont utiles à la vie, à cause que l’invention des lunettes d’approche, que j’y expliquais, est l’une des plus difficiles qui aient jamais été cherchées.

Mais, afin de conduire ce dessein jusqu’à sa fin, je devrais ci-après expliquer en même façon la nature de chacun des autres corps plus particuliers qui sont sur la terre, à savoir des minéraux, des plantes, des animaux, et principalement de l’homme ;

Et je ne me sens point encore si vieil, je ne me défie point tant de mes forces, je ne me trouve pas si éloigné de la connaissance de ce qui reste, que je n’osasse entreprendre d’achever ce dessein si j’avais la commodité de faire toutes les expériences dont j’aurais besoin pour appuyer et justifier mes raisonnements.

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, PREMIERE PARTIE, Art. 4.

Mais, parce que nous n’avons point maintenant d’autre dessein que de vaquer à la recherche de la vérité, nous douterons en premier lieu si de toutes les choses qui sont tombées sous nos sens ou que nous avons jamais imaginées, il y en a quelques-unes qui soient véritablement dans le monde, tant à cause que nous savons par expérience que nos sens nous ont trompés en plusieurs rencontres, et qu’il y aurait de l’imprudence de nous trop fier à ceux qui nous ont trompés, quand même ce n’aurait été qu’une fois, comme aussi à cause que nous songeons presque toujours en dormant, et que pour lors il nous semble que nous sentons vivement et que nous imaginons clairement une infinité de choses qui ne sont point ailleurs, et que lorsqu’on est ainsi résolu à douter de tout, il ne reste plus de marque par où l’on puisse savoir si les pensées qui viennent en songe sont plutôt fausses que les autres.

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, PREMIERE PARTIE, Art. 62.

mais cela ne répugne point à ce que j’[y ]écris, parce que, n’ayant pas dessein de traiter pour lors fort amplement de cette matière, il me suffisait de les distinguer toutes deux de la réelle.

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, TROISIEME PARTIE, Art. 4.

non point afin d’en tirer des raisons qui servent à prouver ce que j’ai à dire ci-après, car j’ai dessein d’expliquer les effets par leurs causes, et non les causes par leurs effets, mais afin que nous puissions choisir, entre une infinité d’effets qui peuvent être déduits des mêmes causes ceux que nous devons principalement tâcher d’en déduire.

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, TROISIEME PARTIE, Art. 20.

Premièrement, à cause que nous ne savons pas encore assurément quelle distance il y a entre la terre et les étoiles fixes, et que nous ne saurions les imaginer si éloignées que cela répugne à l’expérience, ne nous contentons point de les mettre au-dessus de Saturne, où tous les astronomes avouent qu’elles sont, mais prenons la liberté de les supposer autant éloignées au-dessus de lui que cela pourra être utile à notre dessein ;

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, QUATRIEME PARTIE, Art. 184.

Car encore que mon dessein ne soit pas d’expliquer ici la nature d’aucun corps particulier, sinon en tant qu’elle peut servir à confirmer la vérité de ce que j’ai écrit touchant ceux qui se trouvent le plus universellement partout, et qui peuvent être pris pour les éléments de ce monde visible, encore aussi que je ne puisse savoir assurément pourquoi l’ambre ou le jayet a telle vertu, si je ne fais premièrement plusieurs expériences qui me découvrent intérieurement quelle est leur nature, toutefois à cause que la même vertu est dans le verre, duquel j’ai été ci-dessus obligé de parler entre les effets du feu, si je n’expliquais point en quelle sorte cette vertu es t en lui, on aurait sujet de douter des autres choses que j’en ai écrites.

  LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE, QUATRIEME PARTIE, Art. 187.

comme peuvent être de faire saigner les plaies du mort lorsque le meurtrier s’en approche, d’émouvoir l’imagination de ceux qui dorment ou même aussi de ceux qui sont éveillés, et leur donner des pensées qui les avertissent des choses qui arrivent loin d’eux, en leur faisant ressentir les grandes afflictions ou les grandes joies d’un intime ami, les mauvais desseins d’un assassin, et choses semblables.

  LES PASSIONS DE L’AME, LETTRE Ire A MONSIEUR DESCARTES.

J’avais été bien aise de vous voir à Paris cet été dernier, pour ce que je pensais que vous y étiez venu à dessein de vous y arrêter, et qu’y ayant plus de commodité qu’en aucun autre lieu pour faire les expériences dont vous avez témoigné avoir besoin afin d’achever les traités que vous avez promis au public, vous ne manqueriez pas de tenir votre promesse et que nous les verrions bientôt imprimés.

et que néanmoins vous êtes assez vain pour vouloir persuader à ceux qui viendront après nous que vous n’y avez point manqué par votre faute, mais pour ce qu’on n’a pas reconnu votre vertu comme on devait et qu’on a refusé de vous assister en vos desseins.

toutefois cela ne suffit pas pour le dessein que je veux que vous ayez, à cause qu’un chacun ne les peut pas lire et que ceux qui manient les affaires publiques n’en peuvent guère avoir le loisir.

Car, sans parler de ses autres usages, celui-là seul est assez important pour obliger les plus insensibles à favoriser les desseins d’un homme qui a déjà prouvé, par les choses qu’il a inventées, qu’on a grand sujet d’attendre de lui tout ce qui reste encore à trouver en cette science.

Je ne vois donc point qu’il y ait rien qui vous doive empêcher de publier hardiment tout ce que vous jugerez pouvoir servir à votre dessein ;

Mais comme lorsqu’un architecte a posé tous les fondements et élevé les principales murailles de quelque grand bâtiment, on ne doute point qu’il ne puisse conduire son dessein jusqu’à la fin, à cause qu’on voit qu’il a déjà fait ce qui était le plus difficile :

considérant, dis-je, toutes ces choses, je comprends aisément que vous ne pouvez achever dignement le dessein que vous avez commencé dans vos Principes, c’est-à-dire expliquer en particulier tous les minéraux, les plantes, les animaux et l’homme, en la même façon que vous y avez déjà expliqué tous les éléments de la terre et tout ce qui s’observe dans les cieux, si ce n’est que le public fournisse les frais qui sont requis à cet effet et que, d’autant qu’ils vous seront plus libéralement fournis, d’autant pourrez-vous mieux exécuter votre dessein.

Or, à cause que ces mêmes choses peuvent aussi fort aisément être comprises par un chacun, et sont toutes si vraies qu’elles ne peuvent être mises en doute, je m’assure que, si vous les représentiez en telle sorte qu’elles vinssent à la connaissance de ceux à qui Dieu, ayant donné le pouvoir de commander aux peuples de la terre, a aussi donné la charge et le soin de faire tous leurs efforts pour avancer le bien du public, il n’y aurait aucun d’eux qui ne voulût contribuer à un dessein si manifestement utile à tout le monde.

  LES PASSIONS DE L’AME, RÉPONSE de DESCARTES à la LETTRE Iere.

La première est que je n’ai aucune opinion que le dessein que je juge que vous avez eu en l’écrivant puisse réussir.

  LES PASSIONS DE L’AME, LETTRE SECONDE A MONSIEUR DESCARTES.

Car j’ai sujet de croire que vous seriez fâché qu’on vous ôtât l’excuse que vous prenez pour ne point achever votre physique, et mon dessein était de vous l’ôter par cette lettre :

  LES PASSIONS DE L’AME, RÉPONSE A LA SECONDE LETTRE.

Car j’avoue que j’ai été plus longtemps à revoir ce petit Traité que je n’avais été ci-devant à le composer, et que néanmoins je n’y ai ajouté que peu de choses et n’ai rien ajouté au discours, lequel est si simple et si bref qu’il fera connaître que mon dessein n’a pas été d’expliquer les Passions en orateur, ni même en philosophe moral, mais seulement en physicien.

  Correspondance, année 1630, AU R. P. MERSENNE, 25 février 1630.

J’avais déjà fait provision d’un garçon qui sût faire la cuisine à la mode de France, et me résolvais de n’en changer de trois ans, et pendant ce temps-là qu’il aurait tout loisir d’exécuter le dessein des verres, et de s’y styler, en sorte qu’il en pourrait par après tirer de l’honneur et du profit.

Il n’est point de besoin, s’il vous plaît, de lui parler de ceci, ni même que je ne suis lus en dessein de le recevoir, sinon que vous vissiez tout à bon qu’il s’y préparât, auquel cas vous lui direz, s’il vous plaît, que je vous ai mandé que je m’en allais hors de ce pays, et que peut-être il ne m’y trouverait plus :

  Correspondance, année 1630, AU R. P. MERSENNE , 20 mai 1630. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 6 mai 1630.).

et je crois qu’il serait trop tard pour exécuter le dessein qui m’avait obligé de vous mander, à l’autre voyage, que, si c’était un livre bien fait et qu’il tombât entre mes mains, je tâcherais d’y faire sur-le-champ quelque réponse.

  Correspondance, année 1630, A Monsieur *** (ISAAC BEECKMAN), 17 octobre 163O.

et moi au contraire j’espère que ceci vous profitera et je le souhaite, et même je n’ai entrepris à autre dessein le travail d’une si longue lettre.

  Correspondance, année 1631, A Monsieur DE BALZAC, 29 mars 1631. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 15 avril 1631.).

mais elle m’est si nécessaire pour être heureux, que peu s’en faut que je ne rompe tous mes desseins, afin de vous aller dire de bouche, que je suis de tout mon c_ur, etc.

  Correspondance, année 1631, A Monsieur DE BALZAC, 15 mai 1631. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 5 mai 1631.).

J’ai porté ma main contre mes yeux pour voir si je ne dormais point, lorsque j’ai lu dans votre lettre que vous aviez dessein de venir ici ;

  Correspondance, année 1636, Au R. P. MERSENNE, mars 1636.

Car je suis venu à ce dessein en cette ville ;

  Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lette de fin mai 1637.).

Car, outre que vous me faites parler là tout au rebours de mon intention, en me faisant demander octroi pour des livres que j’ai dit n’avoir pas dessein de faire imprimer, il semble que vous me veuillez rendre par force faiseur et vendeur de livres ce qui n’est ni mon humeur ni ma profession, et s’il y a quelque chose en cela qui me regarde, c’est seulement la permission d’imprimer ;

  Correspondance, année 1637, AU R. P. MERSENNE, Fin avril 1637. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du début de juin 1637.).

Je suis extrêmement marri d’avoir écrit quelque chose en mes dernières qui vous ait déplu, je vous en demande pardon, mais je vous assure et vous proteste que je n’ai eu aucun dessein de me plaindre en ces lettres-là, que du trop de soin que vous preniez pour m’obliger, et de votre grande bonté, laquelle me faisait craindre ce que vous-même m’avez mandé depuis être arrivé, savoir que vous eussiez mis le livre entre les mains de quelqu’un, qui le retînt par devers lui pour le lire, sans demander le privilège ;

  Correspondance, année 1637, A Monsieur ***  (Huyghens de Zuitlichem), 15 juin 1637. Entre le 8 et le 12 juin 1637.

mais, ayant reçu ces jours derniers un privilège du Roi, dans lequel il a été mis, quelque soin que j’aie eu de le céler, je crois devoir faire maintenant quasi le même que si j’avais eu dessein de le publier, et ne pouvoir plus supposer qu’il soit inconnu.

  Correspondance, année 1637, A UN REVEREND PERE JESUITE, 3 octobre 1637.

Car en effet, je n’ai autre dessein que celui de m’instruire ;

  Correspondance, année 1638, REPONSE DE Monsieur DESCARTES, 12 janvier 1638 (Les éditions contemporaines datent cette lettre de mars, avril ou mai 1638).

Outre que je rapporte principalement cette règle aux actions de la vie qui ne souffrent aucun délai et que je ne m’en sers que par provision (page 24, ligne 10), avec dessein de changer mes opinions, sitôt que j’en pourrai trouver de meilleures, et de ne perdre aucune occasion d’en chercher (page 29, ligne 8).

je témoigne assez que je n’ai point voulu dire, pour cela, que les choses extérieures ne fussent point du tout en notre pouvoir, mais seulement qu’elles n’y sont qu’en tant qu’elles peuvent suivre de nos pensées, et non pas absolument ni entièrement, à cause qu’il y a d’autres puissances hors de nous, qui peuvent empêcher les effets de nos desseins.

Au reste je n’ai point dessein de réformer l’orthographe française, et ne voudrais conseiller à personne de l’apprendre dans un livre imprimé à Leyde ;

  Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 27 mai 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 17 mai 1638).

Je juge tout autrement de Monsieur Morin, auquel je crois avoir de l’obligation de ses objections, comme généralement je croirai en avoir à tous ceux qui m’en proposeront à dessein de faire que la vérité se découvre.

Au reste, pour en parler entre nous, il n’y a rien qui fût plus contraire à mes desseins que l’air de Paris, à cause d’une infinité de divertissements qui y sont inévitables, et pendant qu’il me sera permis de vivre à ma mode, je demeurerai à la campagne, en quelque pays où je ne puisse être importuné des visites de mes voisins, non plus que je le suis ici en un coin de la Nord-Hollande ;

  Correspondance, année 1638, RÉPONSE DE Monsieur DESCARTES A Monsieur MORIN, 13 juillet 1638.

et parce que je ne veux point ici contrevenir à la résolution que j’ai prise de ne mêler, parmi mes réponses, aucune explication des matières dont je n’ai pas eu dessein de traiter, je ne pourrai si parfaitement vous satisfaire que j’eusse désiré.

car, n’ayant pas eu dessein en ces essais d’expliquer la nature de cette matière subtile, je n’en ai rien dit de particulier qu’à mesure que j’y ai été contraint, pour faire entendre ce qui était de mon sujet.

  Correspondance, année 1638, A. Monsieur DE FERMAT, 27 juillet 1638.

Cependant je m’écarte ici, sans y penser, du dessein de cette lettre, lequel n’est autre que de vous rendre grâces très humbles de l’offre qu’il vous a plu me faire de votre amitié, laquelle je tâcherai de mériter, en recherchant les occasions de vous témoigner que je suis passionnément, etc.

  Correspondance, année 1638, A UN R. P. JESUITE, 24 janvier 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 22 février 1638).

mais puisque ce dessein n’a pu réussir, je dois croire que c’est plutôt l’affection que vous avez eue pour le père, que le mérite de l’enfant, qui est cause du favorable accueil qu’il a reçu chez vous, et je suis très particulièrement obligé de vous en remercier.

Mais, afin que j’y réponde ponctuellement, je vous dirai premièrement, que mon dessein n’a point été d’enseigner toute ma Méthode dans le discours où je la propose, mais seulement d’en dire assez pour faire juger que les nouvelles opinions, qui se verraient dans la Dioptrique et dans les Météores, n’étaient point conçues à la légère, et qu’elles valaient peut-être la peine d’être examinées.

  Correspondance, année 1638, Au R. P. MERSENNE, 15 février 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 25 janvier 1638).

Mais je ne sais si je dois désirer que Monsieur le Cardinal y fasse travailler suivant mon dessein :

  Correspondance, année 1638, Au R. P. MERSENNE, 8 octobre 1638. (Les éditions contemporaines retiennent comme date le 11 octobre 1638).

car je ne l’ai pas écrit à ce dessein, et il n’est pas assez achevé ni assez complet pour aller seul.

et parce que je me trouvai avoir lors quelque dessein à achever, je ne pus le lire tout entier, et le renvoyai peu de temps après, en témoignant que je ne voulais point m’arrêter ni à son jugement ni à son livre ;

  Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 18 JANVIER 1638.

même je n’ai point voulu le nommer, afin qu’il ait moins de honte des fautes que j’y remarque, et parce que mon dessein n’est point de fâcher personne, mais seulement de me défendre.

  Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 24 février 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 1er mars 1638).

car mon dessein n’a pas été d’écrire une histoire, et je me suis contenté de dire, en général, qu’il y en avait eu qui y avaient déjà trouvé plusieurs choses, afin qu’on ne pût s’imaginer que je me voulusse attribuer les inventions d’autrui ;

  Correspondance, année 1638, A Monsieur *** (POLLOT), 26 février 1638. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 12 février 1638).

Mais il dit avoir appris que quelques autres ont même dessein que lui, et qu’ayant déjà taillé quelque verre qui leur donne de l’espérance, ils se proposent d’en demander un octroi de messieurs les États ;

  Correspondance, année 1638, A ***, Faute d’aucune indication, je laisse cette lettre non datée à la place où elle est dans toutes les éditions. Les éditions contemporaines la datent d’Août 1638.

Le dessein qu’il propose de ramasser dans un seul livre tout ce qu’il y a d’utile en tous les autres, serait aussi fort bon, s’il était praticable ;

  Correspondance, année 1638, AU R. P. MERSENNE, 15 décembre 1638.

j’avais écrit une lettre à Monsieur le cardinal Baigné, qui devrait être avec , et, si je m’en souviens, j’aurais eu dessein de lui envoyer deux exemplaires à lui seul, et un autre à Monsieur le cardinal Barberin, que je penserai lui adresser par Monsieur de Pe.

  Correspondance, année 1639, A Monsieur DE BEAUNE (A HUYGENS) Les éditions contemporaines retiennent Huygens, 10 juin 1639. Les éditions contemporaines datent cette lettre du 6 juin 1639.

mais que j’ai seulement dessein, tant en cela qu’en toute autre chose, de me régler sur les occurrences, et de suivre, autant que je pourrai, les conseils les plus sûrs et les plus tranquilles.

car vous jugez bien que je n’aurais pas pris la peine de l’écrire, si ce n’était à dessein de le faire voir, et que par conséquent je n’y manquerai pas, si jamais j’y trouve mon compte.

  Correspondance, année 1639, Au R. P. MERSENNE, 9 janvier 1639.

Mais en voilà trop pour un sujet dont j’avais eu dessein de ne rien dire.

  Correspondance, année 1639, A MONSIEUR *** (DESARGUES), 4 janvier 1639. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 19 juin 1639.

Vous pouvez avoir deux desseins, qui sont fort bons et fort louables, mais qui ne requièrent pas tous deux même façon de procéder :

  Correspondance, année 1639, AU R. P. MERSENNE, 15 novembre 1639. (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 13 novembre 1639.).

Et afin de le mieux faire, mon dessein est de n’en faire imprimer que vingt ou trente exemplaires, pour les envoyer aux vingt ou trente plus savants théologiens dont je pourrai avoir connaissance, afin d’en avoir leur jugement, et apprendre d’eux ce qui sera bon d’y changer, corriger ou ajouter, avant que de le rendre public.

  Correspondance, année 1639, AU R. P. MERSENNE, 27 août 1639.

J’ai dessein de le relire sitôt que j’aurai loisir de voir quelques livres, et je lirai aussi le Philolaüs de Bouilliaud en ce temps-là ;

  Correspondance, année 1640, Au R. P. MERSENNE, 30 juillet 1640.

Et parce que j’ai eu dessein de faire un tour cet été en France, je me proposais d’en être moi-même le porteur, et ne les ai voulu faire imprimer que lorsque je me verrais sur le point de partir, de peur que le libraire en débitât cependant quelque exemplaire sans mon su.

  Correspondance, année 1640, Au R. P. MERSENNE, 11 novembre 1640.

Et mon dessein est d’écrire par ordre tout un cours de ma philosophie en forme de thèses, où, sans aucune superfluité de discours, je mettrai seulement toutes mes conclusions, avec les vraies raisons d’où je les tire, ce que je crois pouvoir faire en fort peu de mots ;

Mais je vous supplie de ne rien encore dire à personne de ce dessein, surtout avant que ma Métaphysique soit imprimée ;

Cela pourrait aussi peut-être empêcher l’approbation de la Sorbonne, que je désire, et qui me semble pouvoir extrêmement servir à mes desseins :

Vous verrez assez, par les lettres que j’y ai jointes, quel est mon dessein ;

  Correspondance, année 1641, Au R. P. MERSENNE, 5 août 1641 ( Les éditions contemporaines datent cette lettre de septembre 1641.).

Que si mon dessein n’a pas réussi, et qu’il y ait trop peu de gens au monde qui soient capables d’entendre mes raisons, ce n’est pas ma faute, et elles n’en sont pas moins vraies pour cela, mais il y aurait de ma faute, si je m’en fâchais, ou que j’employasse davantage de temps à répondre aux impertinentes objections de vos gens.

ce serait merveille s’il l’avait rencontrce en n’ayant dessein que de médire d’un homme qu’il haissait, et je ne réponds autre chose à sa belle lettre, sinon qu’il n’y a pas un seul mot contre moi qui ne soit faux, et sans preuve.

  Correspondance, année 1642, A Monsieur REGIUS, 8 juin 1642. ( Les éditions contemporaines datent cette lettre de juin 1642 sans préciser de jour.).

Au reste, j’ai appris de Monsieur P que vous aviez dessein de nous venir voir ;

  Correspondance, année 1643, A Monsieur DE BUITENDIJCH, 1643.

Ainsi donc celui qui feint un Dieu trompeur, même le vrai Dieu, mais que ni lui ni les autres, pour lesquels il fait cette supposition, ne connaissent pas encore assez distinctement, et qui ne se sert pas de cette fiction à mauvais dessein, pour tâcher de persuader aux autres quelque chose de faux touchant la divinité, mais seulement pour éclairer davantage l’entendement, et aussi afin de connaître lui-même, ou de donner à connaître aux autres plus clairement la nature de Dieu ;

  Correspondance, année 1643, A MADAME ELISABETH PRINCESSE PALATINE, 15 MAI 1643. (Les éditions contemporaines retiennent comme date le 21 mai 1643).

je n’ai quasi rien dit de cette dernière, et me suis seulement étudié à faire bien entendre la première, à cause que mon principal dessein était de prouver la distinction qui est entre l’âme et le corps ;

  Correspondance, année 1644, Au P. MESLAND, 15 mai 1644. (Les éditions contemporaines retiennent comme date le 2 mai 1644).

lesquels mots j’ai insérés à dessein, à la fin de ma réponse aux quatrièmes objections, pour m’exempter de l’expliquer.

  Correspondance, année 1644, A UN R. P. JESUITE (P. CHARLET), 1er Octobre 1644.

On s’est aussi imaginé que mon dessein était de réfuter des opinions reçues dans les écoles, et de tâcher à les rendre ridicules ;

  Correspondance, année 1645, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 20 avril 1645 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 21 juillet 1645.).

C’est pourquoi, afin de suppléer au défaut de mon esprit, qui ne peut rien produire de soi-même, que je juge mériter d’être lu par votre altesse, et afin que mes lettres ne soient pas entièrement vides et inutiles, je me propose de les remplir dorénavant des considérations que je tirerai de la lecture de quelque livre, à savoir de celui que Sénèque a écrit, de vita beata, si ce n’est que vous aimiez mieux en choisir un autre, ou bien que ce dessein vous soit désagréable.

  Correspondance, année 1645, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 1er juin 1645 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 1er septembre 1645.).

en quoi, si la fortune s’oppose à nos desseins et les empêche de réussir, nous aurons au moins la satisfaction de n’avoir rien perdu par notre faute, et ne laisserons pas de jouir de toute la béatitude naturelle dont l’acquisition aura été en notre pouvoir.

  Correspondance, année 1646, A MONSIEUR *** (A HUYGENS), Sans date. (Les éditions contemporaines datent cette lettre de janvier 1646).

Ses parents ont dessein d’avoir recours à la clémence de Son Altesse, afin de tâcher d’obtenir sa grâce, et ils ont désiré aussi que je vous en écrivisse, pour vous supplier de vouloir seconder leur requête d’un mot favorable, en cas que l’occasion s’en présente.

  Correspondance, année 1646, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 1er février 1646 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 3 novembre 1645.).

C’est ce qui doit consoler votre altesse lorsque la fortune s’oppose à vos desseins.

  Correspondance, année 1646, A MADAME ELISABETH PRINCESSE PALATINE, etc, 15 juillet 1646. (Les éditions contemporaines retiennent comme date le mai 1644).

et si elle ne réussit pas, tout cela ne sert qu’à faire savoir au monde qu’on a eu des desseins qui ont manqué.

  Correspondance, année 1646, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 15 septembre 1646.

et enfin qu’il soit immuable et inflexible, non pas aux premiers desseins qu’il aura formés en soi-même, car d’autant qu’il ne peut avoir l’oeil partout, il est nécessaire qu’il demande conseil, et entende les raisons de plusieurs avant que de se résoudre, mais qu’il soit inflexible touchant les choses qu’il aura témoigné avoir résolues, encore même qu’elles lui fussent nuisibles ;

aussi n’est-ce pas mon dessein, mais seulement de faire que mes lettres lui donnent quelque sorte de divertissement, qui soit différent de ceux que je m’imagine qu’elle a en son voyage, lequel e lui souhaite parfaitement heureux :

  Correspondance, année 1646, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, Sans date. (Les éditions contemporaines datent cette lettre de octobre ou novembre 1646.).

car il est vrai que c’est le dessein qu’il a eu de louer César Borgia, qui lui a fait établir des maximes générales, pour justifier des actions particulières qui peuvent difficilement être exécutées ;

  Correspondance, année 1646, A UN R. P. JESUITE (P. NOËL), 14 décembre 1646.

autrement, je n’aurais pas manqué d’y faire réponse plus tôt, pour vous remercier des bons conseils que vous m’avez fait la faveur de me donner, dont je vous suis extrêmement obligé, et pour vous assurer que j’ai dessein de les suivre très exactement.

  Correspondance, année 1647, A MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 12 mai 1647 (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 10 mai 1647.).

et que, pour obvier à cela, il était besoin que je m’opposasse à leurs desseins :

  Correspondance, année 1647, MADAME ÉLISABETH, PRINCESSE PALATINE, etc, 20 novembre 1647.

J’ai cru ne devoir pas négliger cette occasion, et considérant que, lorsqu’il m’a écrit cela, il ne pouvait encore avoir reçu la lettre où je parlais de celles que j’ai eu l’honneur d’écrire à votre Altesse touchant la même matière, j’ai pensé que le dessein que j’avais eu en cela était failli, et qu’il le fallait prendre d’un autre biais ;

  Correspondance, année 1647, REMARQUES SUR LE TITRE, REMARQUES SUR CHAQUE ARTICLE.

Or ces deux choses sont si manifestement contraires, à savoir que l’esprit humain soit une substance et un mode, que je ne pense pas que cet auteur veuille que ses lecteurs les croient toutes deux ensemble, mais bien qu’il les a ainsi à dessein entremêlées pour contenter les simples et satisfaire en quelque façon ses théologiens sur l’autorité de l’Écriture Sainte, mais néanmoins pour faire en sorte que les plus clairvoyants puissent reconnaître que ce n’est pas tout de bon qu’il dit que l’esprit ou l’âme est distincte du corps, et qu’en effet son opinion est qu’elle n’est rien autre chose qu’un mode.

Et c’est ce qui fait que j’admire grandement quel peut être le dessein de ces calomniateurs ;

Je ne veux pourtant pas rien ajouter ici qui puisse davantage les détourner du dessein qu’ils peuvent avoir de m’attaquer par leurs libelles.

  Correspondance, année 1648, A MADAME LA PRINCESSE PALATINE, 1er février (Les éditions contemporaines datent cette lettre du 31 janvier 1648.).

mais je dirai ici les raisons qui sont cause que j’avais laissé le dessein de ce traité, et si elles ne satisfont à votre Altesse, je ne manquerai pas de le reprendre.

  Correspondance, année 1648, REPONSE DE Monsieur DESCARTES, 16 juillet 1648.

mais parce qu’il dit lui-même, qu’il ne s’est point adressé à moi à dessein de contester, mais seulement par un pur désir de découvrir la v

descartes

« mathématiques, et voyant qu'encore que leurs objets soient différents, elles ne laissent pas de s'accorder toutes, en ce qu'elles n'yconsidèrent autre chose que les divers rapports ou proportions qui s'y trouvent, je pensai qu'il valait mieux que j'examinasseseulement ces proportions en général, et sans les supposer que dans les sujets qui serviraient à m'en rendre la connaissance plusaisée ; DISCOURS DE LA METHODE, Troisième partie. Non que je désapprouvasse les lois qui, pour remédier à l'inconstance des esprits faibles, permettent, lorsqu'on a quelque bondessein, ou même, pour la sûreté du commerce, quelque dessein qui n'est qu'indifférent, qu'on fasse des voeux ou des contrats,qui obligent à y persévérer ; Outre que les trois maximes précédentes n'étaient fondées que sur le dessein que j'avais de continuer à m'instruire : car, au contraire, tout mon dessein ne tendait qu'à m'assurer, et à rejeter la terre mouvante et le sable, pour trouver le roc oul'argile. Et ainsi, sans vivre d'autre façon en apparence que ceux qui, n'ayant aucun emploi qu'à passer une vie douce et innocente,s'étudient séparer les plaisirs des vices, et qui, pour jouir de leur loisir sans s'ennuyer, usent de tous les divertissements qui sonthonnêtes, je ne laissais pas de poursuivre en mon dessein, et de profiter en la connaissance de la vérité, peut-être plus que si jen'eusse fait que lire des livres ou fréquenter des gens de lettres. Et l'exemple de plusieurs excellents esprits, qui en ayant eu ci-devant le dessein me semblaient n'y avoir pas réussi, m'y faisaitimaginer tant de difficulté, que je n'eusse peut-être pas encore sitôt osé l'entreprendre, si je n'eusse vu que quelques uns faisaientdéjà courre le bruit que j'en étais venu à bout. DISCOURS DE LA METHODE, Cinquième partie. J'ai eu dessein d'y comprendre tout ce que je pensais savoir, avant que de l'écrire touchant la nature des choses matérielles. J'avais expliqué assez particulièrement toutes ces choses dans le traité que j'avais eu ci-devant dessein de publier. DISCOURS DE LA METHODE, Sixième partie. mais, sans que j'aie aucun dessein de la mépriser, je m'assure qu'il n'y a personne, même de ceux qui en font profession, quin'avoue que tout ce qu'on y sait n'est presque rien à comparaison de ce qui reste à y savoir ; Or, ayant dessein d'employer toute ma vie à la recherche d'une science si nécessaire, et ayant rencontré un chemin qui me sembletel qu'on doit infailliblement la trouver en le suivant, si ce n'est qu'on en soit empêché ou par la brièveté de la vie ou par le défautdes expériences, je jugeais qu'il n'y avait point de meilleur remède contre ces deux empêchements que de communiquerfidèlement au public tout le peu que j'aurais trouvé, et de convier les bons esprits à tâcher de passer plus outre, en contribuant,chacun selon son inclination et son pouvoir, aux expériences qu'il faudrait faire, et communiquant aussi au public toutes les chosesqu'ils apprendraient, afin que les derniers commençant où les précédents auraient achevé, et ainsi joignant les vies et les travauxde plusieurs, nous allassions tous ensemble beaucoup plus loin que chacun en particulier ne saurait faire. mais que je ne devais aucunement consentir qu'ils fussent publiés pendant ma vie, afin que ni les oppositions et controverses,auxquelles ils seraient peut-être sujets, ni même la réputation telle quelle qu'ils me pourraient acquérir, ne me donnassent aucuneoccasion de perdre le temps que j'ai dessein d'employer à m'instruire. Car, bien qu'il soit vrai que chaque homme est obligé de procurer autant qu'il est en lui le bien des autres, et que c'est proprementne valoir rien que de n'être utile à personne, toutefois il est vrai aussi que nos soins se doivent étendre plus loin que le tempsprésent, et qu'il est bon d'omettre les choses qui apporteraient peut-être quelque profit à ceux qui vivent, lorsque c'est à desseind'en faire d'autres qui en apportent davantage à nos neveux. même je ne craindrai pas de dire que je pense n'avoir plus besoin d'en gagner que deux ou trois autres semblables pour venirentièrement à bout de mes desseins ; Que s'ils préfèrent la connaissance de quelque peu de vérités à la vanité de paraître n'ignorer rien, comme sans doute elle est bienpréférable, et qu'ils veuillent suivre un dessein semblable au mien, ils n'ont pas besoin pour cela que je leur dise rien davantageque ce que j'ai déjà dit en ce discours :. »

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