Devoir de Philosophie

Un de vos amis s'étant étonné de votre amour de la lecture, vous lui expliquez, dans une lettre, le profit que vous comptez tirer de cette habitude pour vous-même et pour vos élêves.

Publié le 26/02/2012

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amour

Tu t'étonnais, l'autre jour, mon cher Louis, de ce que tu appelles mon amour exagéré de la lecture. Croirais-tu donc qu'un instituteur, pourvu qu'il ne néglige, ni sa classe, ni ses autres travaux, ni ses affaires de famille, puisse trop aimer la lecture? Pour moi je ne le pense pas, car je tire de mes lectures profit pour mes élèves et pour moi; et, de plus - car sans cela je lirais ...

amour

« Si RECUEIL être moins assidument -les livres sont pour moi la sourrA de plaisirs toujours renouvelés à peu de frais.

Tu vas.,.le comprendre à l'instant.

Je pourrais classer dans trois catégories les lectures que je fais habituellement, et entre lesquelles je partage à peu près également mes heures de loisir : celles que j'appellerais volontiers lectures professionnelles, celles que je ;:rois propres à développer mon instruction per­ sonnelle, et enfin les lectures simplement amusantes et récréatives.

Par les premières, j'entends la lecture et l'examen desnouveauxlivresclassiques, desjournaux d'éducation auxquels je suis abonné, de la revue que reçoit la biblio­ thèque, et enfin des autres publications pédagogiques que je trouve à la bibliothèque cantonale.

De ces lectures, je ne dirai presque rien, car je sais que, par devoir sinon par goût, tu les fais comme moi : il est évident que sans elles nous ne pourrions nous maintenir au niveau de nos collègues dans l'étude et l'application des nou­ veaux procédés et des nouvelles méthodes, et que nous ne pourrions non plus faire un bon choix de livres classiques.

L'utilité de ces lectures pour le maître comme pour les élèves est donc incontestable.

Ce que tu comprends moins, sans doute, c'est que je relise nos traités de Physique et de Chimie, de l'l~cole normale; que je m'attache à la lecture d'une grande Histoire de France, et surtout que je revoie les classi­ ques, qui ne peuvent, penses-tu, rien m'apprendre de nouveau.

Quand cela serait vrai, mon cher Louis, une nouvelle lecture aurait au moins l'avantage de m'empêcher d'oublier ce que j'ai cu tant de peine à apprendre.

1\lais ces lectures ont un autre but pro!îtable, je découvre chaque jour dans ces auteurs de nouvelles. »

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