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LES LUMIÈRES : religion et politique - Histoire de la littérature

Publié le 30/01/2018

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religion

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Charles-Louis de Montesquieu

Voltaire

Jean-Jacques Rousseau

Denis Diderot

 

(1689-1755) (1694-1778) (1712 1778) (1713-1784)

 

     

Lettres persanes (1721)                                                                    Montesquieu

Lettres philosophiques (1734)                                                                 Voltaire

Zadig (1747)                                                                                              Voltaire

L'Esprit des lois (1748)                                                                     Montesquieu

Micromégas (1752)                                                                                 Voltaire

Candide (1759)                                                                                        Voltaire

Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761)                                                    Rousseau

Le Contrat social (1762)                                                                      Rousseau

Émile ou de l'Éducation (1762)                                                            Rousseau

Dictionnaire philosophique (1764)                                                          Voltaire

Jacques le Fataliste (1771)                                                                      Diderot

Les Confessions (1782 1789)                                                              Rousseau

Le Neveu de Rameau (entrepris en 1761, publication posthume 1805)         Diderot

«L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer

Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger.»

(Voltaire, Satires, «Les Cabales».)

«Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie.»

(Diderot, Discours sur la poésie dramatique.)

«Riche ou pauvre, puissant ou faible, tout citoyen oisif est un fripon.»

 

(Rousseau, Émile ou de l'Éducation.)

religion

« LE MOT est dérivé du latin ecclésiastique luminaria (f ambea u); il a été intro­ duit dans la langue française au xue siècle ; son sens propre a rapidement été doublé d'un sens f guré : dans le domaine intellectuel, la lumière est «Ce qui écla ire 1' esprit dans la recherche de la vérité» (Grand Larousse de la langue fr ançaise).

Au pluriel, ce mot est synonyme de «capacités intellectuelles»; il a commencé à être employé ainsi au xvu e siècle .

Par exemple, chez Molière, Monsieur Jourdain est défini comme un homme dont «les lumières sont petites» (Le Bour geois Gentilhomme).

Au XVIII e siècle le mot au pluriel est utilisé de plus en plus fréquemment et il a progre ssivement désigné un vaste mouvement intellectuel et philosophique qui a dominé l'Europe occidentale du XVIII e siècle et qui affirme en particulier sa croyance dans les progrès de l' esprit humain et de la civilisa tion.

' 1 • AUX ORIG INES DES LUMIÈR ES LE CO NTEXTE HISTORIQUE Lorsqu'en 1685, Louis XIV révoque l'Édit de Nantes, il provoque l'exil de nombreux protestants (entrepreneurs, militaires, écrivains) ; il suscite éga­ lement les critiques des nations étrangères et celles de certains de ses catho­ liques et fidèles sujets comme Vauban.

Ce mouvement de contestation de l' ordre établi et de l'intolérance qui s'accentuera en 1715, à la mort du roi, inaugure le «siècle des Lumièr es».

L'année 1715 met f n à un règne de plus d'u n demi-siècle et libère le pays de la pesa nte autorité d'un vieux monarque.

Après cette date, on ne respecte plus les volontés politiques de Louis XIV dont on casse le testament : le Parlement retrouve le droit de remontrance qui lui avait été confisqué : il en usera abondamment, entravant ainsi l'autorité de l' É tat.

A la Cour, l'austérité morale imposée par la pieuse Madame de Main­ tenon laisse place à la gaieté et à l'impertinence du libertinage triomphant.

LE CO NTEXTE CULTUREL Le développement du livre et de l'imprimé favorise la diff usion des Lumières.

Tout au long du siècle, le nombre des lecteurs et des publications s' accroît et leur nature se diversifie.

La production des ouvrages religieux reste importante, mais celle des ouvrages littéraires et techniques ne cesse d'augmenter.

Au lectorat traditionnel des gens d'Église et de justice s'ajoute celui des paysans aisés, des commerçants et des militaires en garnison.

Le véhicule du savoir change : la langue intellectuelle n'est plus le latin comme c'était encore le cas au xvu e siècle (le philoso phe Descartes avait écrit ses Méditations philoso phiques en latin avant de les traduire en. »

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