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La morale consiste-t-elle à suivre la nature ou à vaincre la nature

Publié le 16/09/2014

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morale

A.    Mois la nature humaine ne se réduit pas à l'organisme et à un fais­ceau de tendances égoïstes. Nous le constatons dans le jugement même qui condamne la nature et dans la décision de lutter contre elle : ce juge­ment et cette décision sont des actes de facultés naturelles (2), la raison et la volonté; si ces actes sont conformes à la moralité, la nature d'où ils émanent est elle aussi bonne ou du moins a du bon.

 

Bien plus, c'est la raison et la volonté, et non le corps ou l'orga­nisme, qui constituent notre nature spécifique. L'animal n'est qu'un orge- nisme doué de sensibilité et, par suite; porté exclusivement vers son plai­sir. L'homme, au contraire, peut s'élever au-dessus du plaisir de l'instant et du plaisir personnel, jouir du plaisir des autres et même d'un ordre qui ne lui procure aucun plaisir sensible ou même le fait souffrir. Ce sont ces opérations qu'il convient d'attribuer à la nature humaine, les autres relevant de 1a. nature animale à laquelle l'homme participe.

morale

« 312 MORALE la nature, ce qui faisait dire à Pmtl VALÉHY que leur morale se réduit il '' ! 'orgueil de contrarier " (1/.

De ces deux cŒ1ceptions, laquelle de\·ons-nous préfC-rer P ta murale coll­ siste-t-elle 11 sniHe la nature ou à vaincre la nature :1 l.

L.1 }IOltALITÉ, YICTûlltE SUR LA NA.TlJRE.

A.

La moralité, tout le monde l'aœorde, consiste dans la recherche du bien véritable, c'cst-ù-dic·c celui que la raison reconnaît pour tel; or, il n'y a de vrai bien ponr 1 'individu qrn· daus la maîtrise de l'esprit sur le corps et par la recherche dn bien collectif.

B.

Or, fa nature, nous ne le sayons que trop, rn spontanément vers les plaisirs sensibles dont l'habitude asservit peu à peu l'esprit au corps; nous sommes n;itnrcllernent portés ù ne nous préoccuper que de nos intérêts auxquels nous sacrifions ceux des autres.

C.

Il rnfliL d'avoir uances naturelles et les conscie11cc de cetle opposition entre nos ten­ de la moralité pour conclure au devoir de lutter contre la nature.

II.

- L.

)fORALlTÉ, CO'.';l'OlDIITÉ .

LA l'iATOHE.

A.

Mais la nature humaine ne se réduit pas à l 'organisml' el il un fais­ ceau de tendances égoïstes.

~ous Je constatons dans le jugement mhne qui cornhimne la nature et da•ns la décision de lutter contre elle · ee juge­ mrn t et cette décision sont des actes de facultés naturelles (2), la raison el.

la volonté; si ces actes sont conformes à la moralité, la nature d'où ils émanent est elle aussi bonne ou du moins a du bon.

Bien plus, c ·est la raison et la volonté, et non le corps ou l'orga­ nisme, qui constituent notre nature spécifique.

L'animal n'est qu'un orgac nisme dom~ de sensibilité el, par suitt•; porté exclusivement vers son plai­ sir.

L'homme, au contraire, peut s 'élernr au-dessus du plaisir de l'instant el du plaisir personnel, jouir du plaisir des autres et même d'un ordre qni ne lui procure aucun plaisir sensible ou même le fait souffrir.

Ce sont ces opérations qu'il convient d'attribuer à la nature humaine, les autres relernnt de la· nature animale à laquelle 1 'homme participe.

B.

Oh comprend dùs lors que ln -conformité à la nature puisse s 'iden­ tilier. »

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