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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ce fut d'abord le sentiment religieux et mystique qui, le premier, sut créer l'expression de la vitalité intérieure. L'art, à un plus haut degré de perfection, vivifia cet esprit en donnant plus de vérité aux figures, en les rapprochant davantage de l'existence réelle, et, à mesure qu'il perfectionnait la forme extérieure, il entrait plus profondément encore dans l'expression de l'âme et du sentiment intime.Cependant, afin que le portrait soit aussi une oeuvre d'art véritable, il faut qu'en lui soit empreinte l'unité de l'individualité spirituelle, et que le caractère spirituel soit le point important et dominant. A cela, doivent concourir toutes les parties du visage. Le peintre, doué d'un sens physionomique plein de finesse, représente alors le caractère original de l'individu, par cela même qu'il saisit et fait ressortir les traits, les parties qui l'expriment dans sa vivacité la plus claire et la plus saillante. Sous ce rapport, un portrait peut être très ressemblant, d'une grande exactitude d'exécution, et, néanmoins, insignifiant et vide, alors qu'une esquisse jetée en peu de traits par une main de maître, sera infiniment plus vivante et d'une vérité plus frappante. Une telle esquisse doit, par les traits vraiment significatifs, représenter l'image simple mais totale du caractère, que cette exécution sans talent, cette fidélité matérielle, a laissé échapper ou pas su faire ressortir. » HEGEL, Esthétique. Transition : Repenser l'art comme activité de représentation et d'expression introduit une relation de subordination de la première à la seconde. Cependant si l'expression est comprise dans le sens restreint de manifestation conceptuelle, elle se heurte dans ce cas à l'indicible.
Corrigé directement accessible
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L'illusion est un état mental de celui qu’on abuse et qu’on trompe. Elle se différencie de l’erreur, acte de l’esprit jugeant vrai ce qui en réalité est faux. Il peut y avoir une positivité de l’illusion, cela apparaît moins possible pour l’erreur. L’illusion produit du réel. Cette croyance possède une fonction et un contenu positif. Néanmoins, même connue l’illusion peut se perpétuer sans vraiment se dissiper. Si l’erreur de jugement provoquée par l’illusion peut être corrigée, l’illusion, elle, persiste et n’est pas dissipée. L’illusion n’est donc pas la même chose qu’une erreur. Il y a en elle quelque chose de positif, alors que est simplement une « privation de connaissance ». Elle n’est pas non plus le mensonge qui procède essentiellement avec une intentionnalité, mais surtout par la présence d’un interlocuteur. Cependant, l’illusion pose le problème du mensonge à soi-même dans la mesure où illusion vient du latin « Illudere », c’est-à-dire : jouer, abuser, tromper.
Or qu’est-ce à dire de définir l’art comme une représentation illusoire de la réalité ? C’est insister sur le rapport d’imitation et le caractère trompeur de l’art. autrement dit, il s’agit dans une première lecture d’une vision critique de l’art notamment dans sa fécondité cognitive et gnoséologique. L’art ne serait qu’un divertissement ne permettant pas d’accéder à la vérité où à la réalité de la chose représenté. En effet, la « re-présentation » exprime bien ce rapport de dualité entre l’art et le réel : l’art serait un double, un reflet, un miroir du réel. Mais alors à quoi bon ? N’est-ce pas une entreprise démesurée de vouloir rivaliser avec la nature réduisant l’art à une simple question d’habileté ? N’est-ce pas réduire la portée conceptuelle de l’art et en faire un concept négatif ? L’art pourrait manifester l’essence des choses. Taxer l’art d’apparence est peut-être vrai mais il n’en reste pas moins qu’il permettrait de rendre sensible l’idée ce qui serait une tentative pour ressaisir positivement le concept d’art dans toute son acception et toute sa valeur. Et pourquoi aller plus loin en montrant que l’art en tant qu’illusion est nécessaire et cela peut-être en raison de la déception éprouvée face à un réel ne faisant plus ou pas sens pour nous. Dans ce cas, l’illusion serait un pieux mensonge : une illusion consolatrice.
C’est donc suivant ces trois moments que nous entendons traiter de la question : « l’art est-il une représentation illusoire de la réalité ? »
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