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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- juger : Sens 1: Rendre un jugement, lorsqu'on a la qualité de juge ou d'arbitre. Synonyme statuer. Sens 2: Donner son opinion. Synonyme critiquer. Sens 3: Estimer. Synonyme estimer.
- autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
Extrait du corrigé : Introduction« Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre !» - Cet avertissement de Jésus aux bien-pensants qui veulent lapider une prostituée vient poser de façon provocante la question du jugement d'autrui : un homme peut-il en juger un autre ? Nul n'étant parfait, qui peut prétendre avoir le droit de juger son prochain ? Et pourtant juger est un acte habituel et souvent nécessaire. Il est donc important de préciser le bien-fondé et les limites du jugement de l'homme par l'homme.Nous étudierons dans un premier temps le processus par lequel la question elle-même apparaît : pratiquant quotidiennement le jugement, nous prenons conscience, en subissant celui d'autrui, de la difficulté d'un jugement légitime et juste. Nous préciserons alors les raisons qui semblent interdire à quiconque de juger son prochain ; nous verrons enfin qu'il n'est pourtant pas souhaitable de renoncer à toute activité de jugement et qu'il convient donc de se fixer des règles.I. Du jugement au scrupule Juger autrui, une vieille habitudeKant rappelle, dans la Critique de la raison pratique, qu'il n'y a pas de passe-temps plus courant dans la société que de juger son voisin ; Rousseau précise, dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, que ce phénomène est lié à la vie en société : nous sommes constamment sous le regard d'autrui et l'amour-propre est le produit du souci de valoir aux yeux d'autrui. Le « Discours sur l'inégalité » (1755), qui faisait suite au « Discours sur les sciences et les arts » (1750), impliquait lui-même une suite. Rousseau avait montré les effets catastrophiques du luxe et de l'inégalité, deux conséquences du passage de la vie primitive à la civilisation.
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Le corrigé du sujet " Peut-on juger autrui ? " a obtenu la note de : aucune note
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Autrui c’est celui qui me fait face, c’est l’autre en tant qu’il n’est pas moi. Face à autrui il m’est toujours difficile de connaître ses intentions de sorte qu’un jugement portant sur autrui ne peut jamais être fondé sur des critères objectifs. En effet comment puis-je juger un être dont les motivations me sont inconnues. Par conséquent peut-on juger autrui ? Certes, autrui possède une conscience qui lui est propre mais n’y a-t-il pas un moyen d’accéder à la conscience d’autrui ? Il est clair que nous avons tous en tant qu’être humain notre propre vie intérieure mais ne la manifestons-nous pas parfois par nos actions. En effet, l’action est ce qui est le plus immédiatement perceptible et déchiffrable par les autres. Elles sont ce par quoi nous manifestons dans le monde notre présence efficace, effective, ainsi que nos intentions, projets, convictions et affirmations. Ainsi il semble que nous puissions juger autrui à partir de ses actions. Mais dans un jugement moral portant sur autrui, il semble aussi que nous jugions des intentions. Or comment pouvons-nous être sûrs qu’il existe une parfaite cohérence entre l’action et l’intention ? Ne peut-on pas penser qu’il existe parfois une distorsion entre l’intention et l’action ? Faut-il alors juger autrui uniquement d’après ses intentions ou d’après ses actions ? N’existe-t-il pas un moyen de concilier l’action et l’intention ?
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