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Sujet : L'homme a t-il besoin de mythes ?

Définitions des termes :
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Extrait du corrigé : Le mythe apparaît alors comme une fonction naturelle, dont l'efficace ressortit à l'évolution de l'espèce humaine elle-même.   III - Le mythe : un problème anthropologique   De larges développements ont été consacrés aux mythes dans le cadre de l'anthropologie, c'est-à-dire - étymologiquement - de l'étude de l'homme. La récurrence des mythes au sein des cultures montre en effet que ceux-ci révèlent des préoccupations communes aux hommes telles que la recherche du sens de l'existence, le souci d'expliquer la création du monde (cosmogonies), les origines de la vie ou de l'humanité, le besoin de conjurer les angoisses des hommes face à une nature hostile, la maladie, la souffrance ou la mort ; songeons encore à la fuite hors du monde ou du temps, la communion avec le divin, etc. Largement constitués par la projection des contraintes économiques, des structures politiques, des règles de la parenté ou des usages sociaux, ils ont une finalité bien établie: de la justification et de la codification des institutions politiques ou religieuses aux  rites et tabous, en passant par les interdits moraux ou sociaux, voire la constitution d'une mémoire collective, des généalogies et des événements marquants propres à une culture. C'est à partir de telles constatations que le structuralisme, que représente C. Lévi-Strauss, à mis au jour la détermination des mythes les uns par les autres, c'est-à-dire le fait qu'ils trouvent en eux-mêmes leur vérité (dans leur structure commune), bien davantage que par leur contexte. Essentiellement, l'interprétation des mythes peut alors suivre deux pistes de recherche : 1° Si les mythes ont un sens, celui-ci ne peut tenir aux éléments qui entrent dans leur composition, mais à la manière dont ces éléments se trouvent combinés. En somme, que le récit soit fictif n'est pas un problème : ce qui compte, c'est, par exemple, les rapports que tel mythe suppose entre les hommes et les dieux. 2° Le mythe relève de l'ordre du langage : il fonctionne grâce à des symboles, qui, d'un sens premier, renvoie à un sens second. En bref, le mythe n'est pas à prendre au pied de la lettre.

	L'homme a t-il besoin de mythes ?

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Définitions

  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.

Problématique

Pendant des millénaires, le mythe a occupé une place très importance dans la structuration de nos sociétés. Mais aujourd'hui, après l'essor de la pensée scientifique et le projet technique de maîtrise de la nature, le "stade mythique" semble être passé en arrière plan. Mais est-il vraiment dépassé ? A ce passage en arrière plan correspond le déclin des religions, annoncé par Nietzsche ("Dieu est mort"). Mais que penser alors des sectes, et du besoin d'enchantement des populations ? Avons-nous vraiment franchi une étape dans notre mode de pensée, ou les anciens mythes sont-ils remplacés par des mythes à visage moderne, à caractère nouveau ? L'homme peut-il, en somme, se passer des mythes, ou alors en a-t-il besoin ? Nous devrons, pour répondre à cette question, saisir le mythe dans ce qu'il est, et nous demander dans quelle mesure la "pensée mythique" s'oppose à la modernité.



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