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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : R. POLIN, Le bonheur considéré comme l'un des beaux-arts, PUF. Définition et problématique : Vivre heureux dans la solitude signifierait pouvoir se passer d'autrui. L'homme est-il capable de vivre sans autrui et de ne pas en souffrir ? I - Solitude et méconnaissance Rousseau nous explique que les hommes étaient à l'origine capables de vivre dans un cercle social très restreint mais que cela était dû au fait qu'ils ne connaissaient pas autre chose. La solitude serait alors subie même si elle semblait acceptable. L'homme était seul au milieu du genre humain par méconnaissance. Rousseau, Essai sur l'origine des langues : « Comment souffrirais-je en voyant souffrir un autre si je ne sais pas même qu'il souffre, si j'ignore ce qu'il y a de commun entre lui et moi ? Celui qui n'a jamais réfléchi ne peut être ni clément ni juste ni pitoyable : il ne peut pas non plus être méchant et vindicatif. Celui qui n'imagine rien ne sent que lui-même ; il est seul au milieu du genre humain.
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être heureux souci opinions partir d'être qu'à recevables indifférent autrement objectivité seulement démocratie tout toute soi science pour renoncer qu'attendons-nous arrive penser nous-mêmes pouvons-nous autrui solitude s'abstenir mort admettre régimes meilleur connaître
Le sujet tente de voir s’il est possible de faire concorder la solitude et le bonheur, autrement dit, de voir s’ils sont tous deux compatibles. Ici, c’est évidemment de l’homme dont il s’agit, et vivre heureux dans la solitude signifierait ainsi pouvoir se passer d'autrui. Or, il semble que l’homme se définisse par son caractère social, par le fait qu’il ait besoin de vivre en société, que ce besoin soit ou non agréable pour lui.
Ainsi, se pose la question de savoir si l'homme est capable de vivre sans autrui et de ne pas en souffrir. Autrement dit, est-il possible d'atteindre un état de satisfaction complète et de plénitude dans la solitude, c'est-à-dire l'isolement momentané ou durable, en ayant peu de contacts avec autrui ?
La réponse à cette question semble devoir déboucher sur une définition de l’homme, à savoir s’il est ou non fondamentalement sociable.
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