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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Transition · Il semble possible de faire le mal tout en sachant ce qu'est le bien : non seulement parce que l'interdit fascine et donc attractif (et en cela, il incline notre volonté plus que le bien), mais aussi parce que rien ne saurait contraindre la volonté (entre bien et mal j'ai absolument la liberté de faire ou ne pas faire). · Cependant, 2 remarques : - Descartes dit « pourvu que nous pensions que c'est un bien ... » : le délice ou le plaisir évoqués plus haut ont à voir avec le bien. Dès lors, même mauvaises, les actions mentionnées nous paraissent bonnes (preuve : on y prend du plaisir). Bien = condition de l'action. - Il emploie le verbe « nous retenir ». Il s'agit donc de lutter contre le bien connu et l'évidence ; ces dernières sont donc en premier lieu ce qui nous déterminent à agir. · Conséquence : ne sommes-nous pas toujours déterminés au bien ? N'est-il pas impossible qu'en sachant ce qui est bien notre volonté se porte sur ce qui est mal et est connu comme tel ? Faire le mal, n'est-ce pas se tromper sur ce qui est bien plutôt qu'une volonté de ce qui est contraire au bien ? 2- Sachant ce qu'est le bien il est impossible de faire le mal a) nul n'est méchant volontairement Pour Socrate tout mal commis relève d'une erreur et non d'une faute : est mal ce qui a été fait involontairement et non sciemment.
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Remarques sur l’intitulé :
• Le sujet peut être rapporté à l’adage latin : « meliora proboque deteriora sequor » : je vois le bien et je l’approuve mais je fais le pire (Ovide, Les métamorphoses). Il s’agit donc d’un problème classique auquel de nombreux philosophes ont tenté de répondre : en effet il s’agit de comprendre ce qui peut pousser certains hommes à mal faire, et donc, de donner sens au mal moral (le mal commis par l’homme par opposition au mal métaphysique ou physique, c’est-à-dire la finitude et la souffrance subie).
• « peut-on » renvoie à ce qui est possible 1- de fait (on peut = on dispose des moyens de …) - possible = réalisable indépendamment de toute considération morale 2- de droit (on peut = on dispose des moyens légaux et légitimes de …) – possible = permis.
• « bien » et « mal » = couple de contraire auquel fait écho Savoir (« sachant… ») et Agir (« faire »). Il faudra donc montrer avant tout qu’on affaire à un paradoxe : peut-on faire le contraire de ce que l’on sait ?
• Deux positions peuvent néanmoins en rendre compte : soit on fait mal mais parce que l’on croit savoir ce qui est bien, soit parce que la science ne saurait me déterminer à l’action. Enjeu : la responsabilité.
• Dans les deux cas, il s’agira d’articuler ou au contraire de séparer connaissance et action, théorie et pratique, via le concept de volonté.
Problématique : Peut-on faire le mal en sachant ce qu’est le bien ou l’ignorance est-elle toujours source des mauvaises actions ? Le mal peut-il être commis sciemment ou bien est-il toujours involontaire ?
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