LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE
EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
Extrait du corrigé : Cet exemple simple doit nous mettre sur la voie qu'ouvre la dialectique, et en particulier la façon dont elle comprend l'histoire de la philosophie. Un système ne réfute pas plus l'autre que la fleur ne réfute le bouton. Chaque doctrine n'est qu'un moment unilatéral de la vie du tout, de l'exposition et la compréhension de la vérité. Le bouton n'est pas « faux », il est insuffisant, il est amené nécessairement à être dépassé, nié par la fleur. Mais celle-ci est littéralement incompréhensible, impossible sans le bouton dont elle conserve quelque chose. On peut dire que le fruit est virtuellement contenu dans le bouton, comme l'homme est déjà contenu dans l'embryon. Mais cette totalité ne s'est pas encore déployée, n'a pas atteint sa vérité, son acmé, il lui manque « la plénitude du détail ». « Le vrai est le tout » signifie donc que comprendre, c'est comprendre la totalité d'un processus, d'un mouvement, dont chaque figure est nécessaire. Isoler un moment, voire même isoler le résultat, n'est rien d'autre que faire violence à la vérité. Il faut comprendre chaque étape comme résultat (qui nie, dépasse et conserve ce qui l'amène, comme la fleur nie, dépasse et conserve le bouton), mais un résultat qui lui-même est régi par la contradiction et doit relancer le processus (comme la fleur amènera le fruit).
Corrigé de 4157 mots (soit 6 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " La vérité est-elle soumise au temps ? " a obtenu la note de : 









5.1 / 10
15000 corrigés de disseration en philosophie