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Sujet : avons-nous besoin des autres pour prendre conscience de nous-même

Définitions des termes :
  • besoin : Ce qui est nécessaire à l'existence, à la conservation ou au développement d'un être vivant. En dehors des besoins strictement vitaux (boire, manger, dormir), on peut identifier chez l'homme des besoins spirituels et moraux (aimer, être aimé, être reconnu, etc.) dont semble dépendre son épanouissement.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.
  • conscience : La connaissance qu'a l'homme de ses pensées, de ses sentiments et de ses actes. La conscience, par cette possibilité qu'elle a de faire retour sur elle-même, est toujours également conscience de soi. C'est elle qui fait de l'homme un sujet, capable de penser le monde qui l'entoure. CONSCIENCE MORALE: Jugement pratique par lequel le sujet distingue le bien et le mal et apprécie moralement ses actes et ceux d'autrui. CONSCIENCE PSYCHOLOGIQUE : Aperception immédiate par le sujet de ce qui se passe en lui ou en dehors de lui.
  • même : Analogue, aussi, égal, identique, uniforme.

Extrait du corrigé : Dans la perspective de notre sujet, cela signifie qu'autrui doit d'emblée être exclus pour que je puisse connaître, et a fortiori, me connaître, puisque toute connaissance s'appuie sur cette certitude première qui exclut autrui. Donc, non seulement je n'ai pas besoin d'autrui. Transition : Lorsque je tenterai de me connaître, je ne m'appuierai par conséquent que sur cette certitude première sans avoir besoin d'autrui, je me prendrai pour un objet de connaissance parmi d'autres. Ici surgit un nouveau problème : quand je me prends pour objet, est-ce bien un objet de connaissance que je suis, et pas seulement l'objet de mes propres désirs subjectifs, de mes passions, de mes sens que Descartes reconnaît être trompeurs ? Il convient de déterminer si j'ai la possibilité de me prendre pour objet de connaissance. II - Ai-je la possibilité de me prendre pour objet de connaissance ? Toute connaissance se fonde sur une certitude première qui ne nécessite pas autrui. Mais il ne suffit pas d'une fondation première pour élaborer une véritable connaissance. Il convient alors de se demander ce en quoi consiste nos connaissances, afin de déterminer si nous pouvons nous prendre pour objet de connaissance. Heidegger, dans les paragraphes 31 et 32 de Être et temps, s'intéresse au processus de la compréhension.

	avons-nous besoin des autres pour prendre conscience de nous-même

Corrigé : 	avons-nous besoin des autres pour prendre conscience de nous-même	Corrigé de 2076 mots (soit 3 pages) directement accessible

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