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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
- résultat : Effet, conséquence, produit.
Extrait du corrigé : Mais j'ai déjà nié que j'eusse aucun sens ni aucun corps. J'hésite néanmoins, car que s'ensuit-il de là ? Suis-je tellement dépendant du corps et des sens que je ne puisse être sans eux ? Mais je me suis persuadé qu'il n'y avait rien du tout dans le monde, qu'il n'y avait aucun ciel, aucune terre, aucuns esprits, ni aucuns corps; ne me suis-je donc pas aussi persuadé que je n'étais point ? Non certes, j'étais sans doute, si je me suis persuadé, ou seulement si j'ai pensé quelque chose. Mais il y a un je ne sais quel trompeur très puissant et très rusé, qui emploie toute son industrie à me tromper toujours. Il n'y a donc point de doute que je suis, s'il me trompe; et qu'il me trompe tant qu'il voudra, il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu'après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition : Je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en mon esprit. 3 Transition La vérité est le fruit d'un constat mais ce constat s'effectue par rapport à ce qui est faux ? Dans quelle mesure peut-on dire que la vérité est un simple constat ?
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Le corrigé du sujet " La vérité est-elle le résultat d'un simple constat ? " a obtenu la note de : aucune note
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On peut définir la vérité comme l’adéquation de la pensée et de la réalité : en ce sens, on peut dire que bon nombre de vérités sont des constats : si je vois une pomme rouge, que je dis et pense qu’elle est rouge, c'est là une vérité. La vérité est bien souvent découverte : on mène une enquête, on prospecte, on recherche, afin de trouver quelque chose. Ainsi le scientifique cherche à observer les phénomènes qui l’intéressent de manière aussi précise que possible : le microscope, le télescope, les procédés expérimentaux lui permettent de découvrir, de constater comment les choses sont, et ainsi de découvrir une vérité. A ce titre, découvrir une vérité scientifique sera en partie semblable à résoudre l’énigme d’une enquête policière : il faut chercher les preuves qui permettent de constater qui est coupable. Pourtant, on voit que ce constat ne peut se faire qu’au terme d’une recherche dont les enjeux dépassent le simple constat : il faut analyser les preuves et divers éléments qui constituent le dossier, mais aussi se montrer inventif, échafauder des hypothèses. La vérité est-elle le résultat d’un simple constat, ou faut-il, pour la découvrir, raisonner, inventer, construire une vérité ?
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