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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- utile : Qui sert à quelque chose. Qui a une fonction.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
Extrait du corrigé : b. L'inutilité est un critère définitoire de la beauté Allant plus loin, nous dirons même dans ce développement que si une chose cesse d'être belle en devenant utile, c'est parce que l'utilité est par définition l'inverse de la beauté, et que cette dernière consiste précisément dans l'inutilité. En effet, pour tout un courant de la pensée artistique, l'art est non utile, c'est-à-dire qu'il n'est jamais destiné à remplir une fonction de moyen, mais il est également inutile, au sens où il ne remplit aucune sorte de fin. Telle est la théorie de l'art pour l'art énoncée par Théophile Gautier dans la Préface de Mademoiselle de Maupin : l'homme de lettre nomme une pluralité de choses utiles (par exemple, les latrines...) pour arriver à l'idée que la beauté consiste exclusivement dans le non utile. L'utile est le laid, l'inutile est la beauté, par conséquent l'art n'a d'autre nature que l' inutilité et doit se garder d'être instrumentalisé, c'est-à-dire abaissé à des fins utiles : par exemple, l'art doit se garder de remplir des fins politiques, sociales... Par conséquent, nous dirons qu'il est parfaitement vrai qu'une chose cesse d'être belle lorsqu'elle devient utile, dans la mesure où la beauté et l'utilité sont radicalement incompatibles, au point que la beauté n'est pas autre chose que l'inutilité. II. L'existence d'objets au croisement du beau et de l'utile a. Le design produit des objets qui marient esthétisme et utilité Cependant, la thèse que nous venons de soutenir est menacée par des arguments tirés d'exemples nombreux. En effet, il semble que certains objets remettent en cause une distinction trop définitive entre beauté et utilité, de sorte qu'une chose pourrait fort bien ne pas cesser d'être belle en devenant utile. Pensons au design, qui produit des objets au croisement de l'esthétisme et de l'utilité : par exemple, des sièges qui se fondent harmonieusement dans un décor, en épousant le corps de l'homme, de sorte que nous n'hésitons pas à les qualifier de « beaux ».
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Le corrigé du sujet " En général quand une chose devient utile elle cesse d être belle ? " a obtenu la note de : aucune note
"qui obéir quand vérité renoncer penser dévoilement utopies illusions cesse devient utile conscience mort belle historiques être chose est-ce citoyen oeuvre général d'art suis-je d'une liberté question métaphysique connaissances réponse utiles inutiles inutile l'art limites exacte
Lorsque nous posons une question qui concerne quelque chose qui se passe « en général », nous posons une question qui fait appel à notre expérience de cette chose, qu’elle soit directe ou médiatisée par l’expérience d’autrui. Une telle question nous invite donc à nous tourner vers une situation telle qu’elle se produit normalement, dans la plupart des cas, c'est-à-dire à réfléchir aux cas les plus fréquents beaucoup plus qu’aux cas minoritaires ou exceptionnels.
Une chose utile est une chose qui sert valablement de moyen à la réalisation d’une ou plusieurs fins. A l’inverse, une chose inutile est soit une chose qui ne sert pas efficacement de moyen à la fin qu’un agent veut lui voir accomplir, soit une chose qui ne sert à strictement aucune fin.
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