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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : D'abord, voici que j'existe en tant que moi pour ma conscience irréfléchie. C'est même cette irruption du moi qu'on a le plus souvent décrite : je me vois parce qu'on me voit, a-t-on pu écrire. Sous cette forme, ce n'est pas entièrement exact. Mais examinons mieux : tant que nous avons considéré le pour soi dans sa solitude, nous avons pu soutenir que la conscience irréfléchie ne pouvait être habitée par un moi : le moi ne se donnait, à titre d'objet, que pour la conscience réflexive. Mais voici que le moi vient hanter la conscience irréfléchie. Or, la conscience irréfléchie est conscience du monde. Le moi existe donc pour elle sur le plan des objets du monde ; ce rôle qui n'incombait qu'à la conscience réflexive : la présentification du moi, appartient à présent à la conscience irréfléchie. Seulement, la conscience réflexive a directement le moi pour objet. La conscience irréfléchie ne saisit pas la personne directement comme son objet : la personne est présente à la conscience en tant qu'elle est objet pour autrui. Cela signifie que j'ai tout à coup conscience de moi en tant que je m'échappe, non pas en tant que je suis le fondement de mon propre néant, mais en tant que j'ai mon fondement hors de moi.
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rêve comment même recevables pas distinguer différent puis-je connaître démocratie fois être meilleur d'autrui science objectivité admettre mort l'état toute qu'on sûr par autrement penser opinions puis précis autres moi autrui nous-mêmes partir puisse qu'à quels pensez-vous veille régimes caractères renoncer pouvons-nous
Analyse du sujet :
l Le sujet suppose qu'il n'est pas évident de se distinguer d'autrui. Il me paraît pourtant généralement évident que je suis moi, et non mon voisin. Quel est alors l'intérêt de la question qui nous est posée ici ?
l J'admets qu'ils existe d'autres êtres humains en dehors de moi, mais qu'est-ce qui me garantit qu'ils ne sont pas le fruit de mon imagination ?
l Si je change, grandit, etc., comment puis-je trouver l'unité qui me permet de dire « moi », par opposition à ce qui n'est pas moi, à ce qui est autrui ? Comment savoir si ce que j'appelle « autrui » n'est pas moi ?
l Il faut également se demander pourquoi la question « comment puis-je me distinguer d'autrui ? » se pose de manière plus aiguë que la question « comment puis-je me distinguer des objets, du monde, qui m'entourent ? ».
l Il faut ensuite réfléchir sur l'expression « se distinguer ». On parle de distinguer au sens d'être capable de reconnaître, de faire la différence entre tel et tel individu, mais je peux aussi vouloir me distinguer d'autrui au sens où je veux ne pas lui ressembler, c'est-à-dire avoir, par exemple, ma propre personnalité (on peut, par exemple, penser à l'expression « obtenir une distinction » quand on un meilleur que les autres dans un domaine ou dans un autre : il ne s'agit pas alors de reconnaître que nous sommes deux individus séparés, mais que j'ai une valeur propre différente de celle des autres). Comment puis-je avoir une individualité propre, ne pas me confondre dans le tout indifférencié du « on » de la foule ?
l Se demander comment je peux me distinguer d'autrui, c'est supposer qu'il y a des ressemblances entre nous : toute distinction se fait sur fond de ressemblances. Dès lors, il nous faudra peut-être nous demander ce qui est nécessairement identique (ou ressemblant) entre autrui et moi, et ce qui peut différer.
Problématisation :
l D'où deux problèmes :
1. Comment me reconnaître comme être séparé d'autrui, comment savoir que je ne suis pas autrui et qu'autrui n'est pas moi ;
2. comment affirmer ma propre identité, ma propre personnalité, au-delà du fait que je suis spatialement un être séparé d'autrui ?
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