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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- mort : Du latin mors, «mort». Cessation complète et définitive de la vie. Seul parmi les animaux, l'homme se sait mortel: cruelle certitude qui limite son horizon et l'oblige à composer avec sa propre disparition, comme avec celle des êtres auxquels il est attaché. Pour Platon, la mort est un «beau risque à courir». Dans le Phédon, Socrate définit la mort comme la séparation de l'âme et du corps; délivrée de sa prison charnelle, l'âme immortelle peut librement regagner le ciel des Idées, patrie du philosophe. Épicure tient la mort pour un non-événement, puisque jamais nous ne la rencontrons. Tant que nous sommes en vie, la mort n'est pas; et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes plus. Pour Heidegger au contraire, la vie humaine s'inscrit dans la finitude: «Dès qu'un humain vient à la vie, il est déjà assez vieux pour mourir».
Extrait du corrigé : Philosopher, c'est penser la vie pour apprendre à se débarrasser de ses angoisses vaines : seul importe le plaisir, le véritable bien en soi. Néanmoins la doctrine épicurienne rejoint celle de Platon dans ses effets, en ce qu'une vie bonne se caractérise également par un certain ascétisme, puisque trop de plaisirs implique des maux plus grands que ces mêmes plaisirs. Philosopher, ce n'est donc pas apprendre à mourir, mais apprendre à vivre, et à vivre bien. III. Toute existence constitue un pro-jet conjurateur de notre finitude constitutive (Heidegger, Sartre). Comme l'affirme Heidegger dans Etre et temps, la vie humaine s'inscrit tout entière au sein de sa propre finitude : notre mort est présente dans chaque instant de notre vie, car tout pro-jet ek-sistentiel s'inscrit, en tant que tel, au sein de la finitude, qui consiste en la circonscription de l'existence individuelle entre le moment de la naissance et celui de la mort. Reprenant la phrase de Malraux, qui disait que "la mort transforme la vie en destin", Sartre montre que l'horizon de notre mortalité constitue ce qui, précisément, permet de donner du sens à notre existence : la finitude constitue cela même qui permet à l'existence de s'orienter selon une nécessité propre, la sienne, qu'elle s'est pro-jetée en propre. Ainsi, penser sa vie, c'est pro-jeter sa vie en tant que vie finie, c'est-à-dire donner du sens à une existence particulière à partir de cela même qui devrait abolir toute possibilité même de sens (puisque la mort rend vaine toute action humaine, dans l'absolu). Penser sa vie, philosopher, constitue donc une lutte de tous les instants contre la condition mortelle de l'homme, étant bien entendu que cette lutte même ne peut s'inscrire qu'à partir de l'horizon même de la finitude humaine. Conclusion.
Corrigé de 1020 mots (soit 2 pages) directement accessible
Le corrigé du sujet " philosopher est-ce apprendre à mourir? " a obtenu la note de : aucune note
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- La mort constitue l'événement singulier qui clôt une vie. La vie toute entière se définit à partir de cet événement ultime, qui implique la finitude fondamentale de tout être vivant, dont l'homme.
- Or, l'homme est de tous les animaux le seul qui sait qu'il va mourir : sa vie même, son existence propre s'inscrivent donc sous l'horizon d'une mort dont on ne pourra jamais, pourtant, faire l'expérience directe.
- La philosophie, en tant qu'exercice de la pensée portant sur l'existence et ses innombrables caractéristiques, inscrit donc l'horizon de son exercice au sein de cette condition mortelle originaire de l'homme.
- En quel sens la pensée philosophique constitue-t-elle un apprentissage à la mort ? Apprendre à mourir, dans cette perspective, n'est-ce pas plutôt apprendre à vivre, en inscrivant cette vie même au sein de sa finitude constitutive ?
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