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Sujet : Le bonheur est-il le bien suprême ?

Définitions des termes :
  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Extrait du corrigé : « De cette solution de l'antinomie de la raison pure pratique, il résulte que, dans les principes pratiques, on peut penser, du moins comme possible, une liaison naturelle et nécessaire entre la conscience de la moralité et l'attente d'un bonheur proportionné à la moralité dont il serait la conséquence (sans pour autant la connaître et la comprendre) ; qu'il est, au contraire, impossible que des principes de la recherche du bonheur produisent de la moralité ; que, par conséquent, le Bien suprême (comme première condition du souverain Bien) consiste en la moralité, tandis que le bonheur forme certes le second élément du souverain Bien, mais de façon à être seulement la conséquence, moralement conditionnée et pourtant nécessaire, de la moralité. Ce n'est qu'au terme de cette subordination que le souverain Bien est l'objet tout entier de la raison pure pratique, qui doit nécessairement se le représenter comme possible, puisqu'elle nous ordonne de travailler, autant que nous le pouvons, à le réaliser. » KANT, Critique de la raison pratique.   3.2 Le Bien propre de l'homme : la raison.   En tant qu'être raisonnable, l'homme doit agir conformément à ce que lui dicte sa raison, ce qui est une condition de son bonheur. « La raison, qui, lorsqu'elle est droite et parfaite, constitue la somme complète du bonheur humain. Donc si chaque chose, quand elle possède son bien propre parfait, est digne d'éloge et a atteint la fin de sa propre nature, et si le bien propre de l'homme est la raison, alors, s'il a amené sa raison à la perfection, il est digne d'éloge et il a atteint la fin de sa nature. Cette raison parfaite s'appelle la vertu et elle est identique à la beauté morale. » SENEQUE, Lettre 76.

	Le bonheur est-il le bien suprême ?

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Définitions

  • bonheur : Etat de satisfaction parfaite, de contentement du corps, du coeur et de l'esprit.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Problématique

Tout homme recherche son propre bien. Le bonheur, compris comme état de plénitude, peut être identifié au bien suprême s’il est la première finalité poursuivie par l’individu, celle qui surpasse toutes les autres, celle qui est la plus importante. Le qualificatif suprême suppose qu’il n’y a rien au-dessus. Mais si être heureux constitue le bien suprême qu’en est-il des moyens ? Tous les moyens sont-ils bons pour être heureux ? La recherche du bonheur et celle de la vertu peuvent s’opposer l’une à l’autre. Le tyran peut faire de son bonheur le bien suprême et pour l’atteindre employer des moyens immoraux. Comment des moyens immoraux peuvent-ils servir le bien ? C’est cette difficulté que nous devons résoudre. Il s’agit d’analyser quelles seraient les conséquences de l’élévation du bonheur au statut de bien suprême et de voir si cette élévation implique contradiction ou non. Pour ce faire nous procèderons en trois étapes. La première consiste à examiner l’hypothèse qui tend à faire du bonheur la fin première de chaque individu. La deuxième nuance la première hypothèse en soulignant les difficultés qu’elle implique. Enfin la troisième interroge une autre acception du bien suprême mettant au premier plan la moralité.



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