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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : Ma liberté de croyance peut s'opposer aux exigences du droit positif, au point finalement que rien ne puisse transiger avec cette croyance, que rien, ni même les lois positives puissent être mises en balance . Ma liberté de me déplacer comme je le souhaite peut être entraver par la même et légitime prétention d'autrui d'exercer le même droit. La conséquence est de savoir si nous devons tous avoir les mêmes droits, si cela est souhaitable ou s'il ne faut pas établir des différences entre les citoyens. - Il peut y avoir une opposition entre le droit positifs et le droit moral compte tenu du fait suivant : alors que le droit positif repose sur la législation, un droit c'est ce qui est permis par une règle de fait ou exigible au nom de cette règle. Le droit sera l'ensemble des règles effectives , des lois qui régissent les rapports entre les hommes, le droit moral quant à lui repose sur une règle idéale, morale c'est-à-dire un sentiment de ce qui est légitimement permis ou exigible. Il existe un sentiment du droit, élément fondamental de la conscience morale, sentiment du droit ou sentiment du droit d'autrui. -Une possession absolue de droit remet en cause l'ordre établi de la société civile, l'autorité de l'Etat. Burke dans ses Réflexions sur la révolution française critique l'idée de droit absolu comme le peuvent être selon lui les droits abstraits des droits de l'homme. Il est dit-il assez aisé de dire que les hommes ont le droit à la justice, au profit de leur industrie , qu'ils ont le droit d'appartenir à leur mère et à leur père, d'élever de perfectionner leurs enfants. Mais dans le langage des révolutionnaires, ces droits de l'homme sont « une mine préparée sous terre dont l'explosion doit saper les exemples de l'antiquité, les traités, les chartes, les actes du parlement, tout ».
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La violence dans notre société a tendance à nous faire croire que parce que qu’elle s’est généralisée plus rapidement que les instances juridiques qui ont pour but de la canaliser, elle est quelque chose de normal, voire même légal ou de légitime. Or elle s’apparente davantage à ce que l’on nomme l’impunité, c’est-à-dire le fait d’avoir cette capacité absolue de nier le droit sous quelque forme qu’il apparaisse. Outre cette impunité qui n’est que violence aveugle, n’y aurait-il pas une autre forme d’impunité tout aussi difficile à cerner parce qu’elle consiste à réclamer son droit à tort et à cri comme si en définitive nous avions tous les droits et aucun devoir ?
D’où en effet la question posée : peut-on avoir tous les droits ?
Un tel sujet nous demande de réfléchir non pas seulement sur le droit, mais les droits au pluriel, d’autant plus la formulation est telle qu’elle tendrait à nous demander si la possession de tous ces droits, comme des « absolus » n’admettant aucune restriction ni réserve, est possible ? Pour au moins répondre au problème que pose cette question, encore faudrait-il se demander si « tous les droits » en question s’équivalent ? Est-ce qu’il est manifestement possible de posséder tous ces droits ? Si la réponse est oui, comment les garder ?
Afin de répondre à la question posée, il serait intéressant de se demander quels sont ces droits en question auxquel le sujet nous invite à réfléchir et si leur possession est absolue. Ensuite nous verrons quelles sont les limites d’une possession absolue de tous les droits en identifiant les problèmes qu’elle comporte, autrement dit, les conséquences supposées de cette possession absolue. Enfin et surtout, comprenant qu’une possession de droits absolus posent plus de problèmes qu’elle n’en résout, nous montrerons que posséder des droits, c’est avant tout posséder certains droits et non pas tous, et qu’une possession absolus de tous les droits est en fait contraire à ce que le devoir moral nous impose ?
1 La diversité des droits et leur prétendues possessions absolues
2 Les limites d’une possession absolue des droits
3 Posséder certains droits et pas tous , les exigences du devoir
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