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Définitions des termes :
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- vaincre : ➢ L'emporter sur quelqu'un par les armes ➢ Remporter par les armes un avantage décisif sur un ennemi (singulier ou collectif) qui attaque ou se défend, dans un combat, dans une bataille, à la guerre. ➢ Dominer quelqu'un qui résiste, le soumettre à son emprise pour lui imposer sa volonté. ➢ Être plus fort qu'une réalité intérieure ou extérieure à soi-même. ➢ Surmonter par sa volonté, par sa ténacité (une force, une réalité puissante, hostile, nuisible ou déroutante). ➢ Venir à bout de, faire reculer une réalité puissante hostile ou nuisible
- temps : Milieu indéfini et homogène, analogue à l'espace, dans lequel se déroulent les événements. Temps objectif: Mouvement continu et irréversible (« flèche du temps ») par lequel le présent rejoint le passé. Temps subjectif: Sentiment intérieur de la temporalité, telle qu'elle est vécue par le sujet (synonyme : durée).
Extrait du corrigé : -C.« Le temps est ce qui se fait, et même ce qui fait que tout se fait. » Bergson, La Pensée et le Mouvant, 1934. « Les dimensions du temps sont 1° le passé, la présence comme supprimée, comme n'étant pas là; 2° l'avenir, la non-présence, mais déterminée à être là; 3° le présent, en tant qu'immédiat devenir et union des deux autres. » Hegel, Propédeutique philosophique, 1840 (posth.) « Comment donc ces deux temps, le passé et l'avenir, sont-ils, puisque le passé n'est plus et que l'avenir n'est pas encore? Quant au présent, s'il était toujours présent, s'il n'allait pas rejoindre le passé, il ne serait pas du temps, il serait l'éternité. » Saint Augustin, Les Confessions, vers 400. « Nous rencontrons d'abord ce paradoxe : le passé n'est plus, l'avenir n'est pas encore, quant au présent instantané, chacun sait bien qu'il n'est pas du tout, il est la limite d'une division infinie, comme le point sans dimension. » Sartre, L'Etre et le Néant, 1943.
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Le corrigé du sujet "Peut-on vaincre le temps ?" a obtenu la note de : aucune note
est-ce vaincre passion dévoilement renoncer temps "qui mort suis-je vérité limites d'une penser réponse illusions exacte liberté conscience question obéir l'art
Poser le temps comme adversaire qu’il conviendrait de vaincre, c’est insister sur différents aspects du devenir qui viendraient contrecarrer notre vouloir. D’une part, la mort viendra mettre un terme, que l’on considèrera parfois comme prématuré, à nos projets : la finitude de l’existence humaine nous impose ainsi une limite à laquelle l’homme a souvent tenté de se soustraire. Mais n’est-ce pas là une lutte vaine ? Malgré l’hubris (« démesure » en grec) inhérent à tout rêve d’immortalité, ne peut-on voir dans un autre aspect du temps, celui qui concerne l’oubli du passé et l’histoire, la preuve que ce combat n’est pas forcément voué à l’échec ? Cependant, si l’histoire peut être considérée comme moyen de se protéger contre le passage du temps, jamais elle ne nous permettra de faire que ce qui a fait ne l’ait pas été. Faut-il alors rassembler ces divers aspects du temps en interrogeant les rapports possibles entre la subjectivité (le « on » dont on questionnera aussi le référent) et le caractère à la fois nécessaire et contingent du devenir ?
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