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Sujet : En quoi la connaissance du vivant contribue -t-elle à la connaissance de l'homme?

Extrait du corrigé :                 Quelle finalité ?   Spinoza refuse cette idée d'un projet et d'une nature vivante à interpréter. Il appelle cela l'illusion finaliste. En effet, si une telle fin existait, alors cela signifierait que le monde vivant n'agit jamais par hasard, mais bien plus avec une certaine intention. L'homme ne serait donc qu'un jouet qui est agit sans pouvoir se déprendre. Mais Spinoza récuse cela en disant que la nature vivante n'a pas ce pouvoir : c'est l'homme qui lui confère ce pouvoir illusoire. En effet imaginons qu'un homme qui marche dans la rue soit tué par un pot de fleur qui lui tombe sur la tête. Les partisans du finalisme diront, que la nature a tout mis en oeuvre pour que le pot tombe sur cet homme-là précisément. Mais si nous leur objectons que c'est sans doute le vent qui soufflant plus fort à fait basculer le pot de fleur et que l'homme se rendait chez un ami, alors ils demanderont encore pourquoi, jusqu'à ce que remontant de cause en cause, nous en venions à dire que c'était la volonté divine. Ainsi la nature nous en apprend sur l'homme pour peu que l'on ne la dissèque pas outre mesure, car à force de chercher le pourquoi des choses, et étant ignorent de la réponse, nous l'inventons.

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Définitions

  • connaissance : CONNAÎTRE / CONNAISSANCE: 1. Être familier de quelqu'un ou quelque chose. 2. Discerner, distinguer quelque chose : « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir » (CONDILLAC) 3. Posséder une représentation de quelque chose, en part. une représentation exacte. 4. Connaissance: a) Acte par lequel un sujet s'efforce de saisir de saisir et de se représenter les objets qui se présentent à lui. b) Résultat de cet acte.
  • vivant : L'être vivant est un organisme. Il n'est pas constitué d'une juxtaposition de parties ajoutées les unes aux autres. Ces parties forment un tout car elles sont interdépendantes (le fonctionnement d'une partie est tributaire de celui des autres) et paraissent toutes participer à une fin commune : le maintien de l'être vivant en vie. Parce qu'il est un organisme, l'être vivant est un organisme. Tout être vivant est un individu au sens où il forme une unité distincte, ne ressemblant exactement à aucune autre, qui ne peut être divisée sans être détruite. Leibniz au XVII ième avait énoncé l'existence d'un principe, nommé principe des indiscernables, selon lequel il n'y a pas deux êtres identiques dans la nature. Qu'est-ce qui différencie les organismes vivants des choses naturelles ou objets fabriqués ? Jacques Monod, généticien, prix Nobel de médecine en 1965, retient dans Le hasard et la nécessité trois critères qui doivent être présents simultanément dans un être pour que celui-ci puisse être qualifié de vivant. Le premier est la téléonomie (du grec télos : fin et nomos : loi). L'être vivant est toujours un être qui, pris dans son ensemble ou chacune de ses parties, répond à une fonction, donc apparemment à une fin. Du point de vue de l'ensemble, l'être vivant semble "fait pour" se perpétuer. Se perpétuer lui-même, du moins le temps nécessaire à la reproduction, et perpétuer son espèce. Du point de vue de chacune des parties, ces dernières semblent "faites pour" accomplir telle ou telle fonction. L'oeil est "fait pour" voir, la langue du fourmilier "pour" attraper les fourmis ... comme si une fin à réaliser était à l'origine de chaque organe, comme si la fonction créait l'organe. Le second critère retenu par Monod est la morphogenèse autonome (du grec morphé : forme et genesis développement). L'être vivant est en relation constante avec un milieu extérieur ; néanmoins, le processus de formation et de développement d'un être vivant est indépendant du milieu extérieur. Même si, pour son entretien et sa croissance, un organisme vivant a besoin d'assimiler des substances étrangères (nourriture, oxygène, gaz carbonique, etc.), même si, sans ce type de relations la vie ne pourrait ni exister, ni se développer, toujours est-il que sa forme et sa croissance sont régies par une programmation interne qui n'est pas le résultat des forces extérieures qui s'exercent sur l'être vivant. Par exemple, un poisson rouge ne peut survivre sans eau et daphnies, mais aucune force physique ne peut transformer ce dernier en éléphant. Les manifestations principales de cette morphogenèse autonome sont l'auto-formation, l'autorégulation et l'auto-réparation. Cette dernière, bien qu'elle ne concerne pas tous les organes, s'étend cependant à un nombre infini d'agressions et de blessures. C'est ainsi que l'écorce du pin entaillé se refait, que la pince du crabe repousse et que les blessures se cicatrisent. Le troisième critère est l'invariance reproductive. Les êtres vivants se reproduisent. En outre, cette reproduction est marquée par l'invariance, soit complète en cas de reproduction par sissiparité (division des cellules), soit partielle en cas de reproduction sexuée. Il existe alors des différences individuelles (à l'exception des jumeaux univitellins) mais les caractéristiques de l'espèces sont conservées. Il ne faut pas confondre la variabilité des individus et l'invariance propre à l'espèce. Ces trois critères, présents en un même être, nous permettent-ils de distinguer assurément le vivant de l'inerte ? Après tout les machines sont également des objets téléonomiques, les machines peuvent s'autoréguler et les ordinateurs, en raison de la programmation, ont une certaine autonomie. Il est moins aisé qu'il ne le paraît au premier abord de dégager des critères permettant de différencier un être vivant d'une machine complexe toutefois, la machine ne se reproduit pas, ne croit pas et connaît une autonomie très limitée.
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.

Problématique

Cela paraît d’emblée évident de dire que l’homme est vivant et que par conséquent en apprendre sur le vivant nous en apprend nécessairement  sur l’homme. Mais une question se pose : qu’est-ce que le vivant ? Qu’est-ce qui le délimite ? N’y a-t-il que l’homme au sein de la catégorie du vivant ? Il semble que non. Mais alors, que nous apprennent les autres vivants sur l’homme ? Aristote nous explique que c’est par la vie que l’animé se distingue de l’inanimé. Ainsi donc nous comprenons qu’est vivante toute chose qui est animé, c'est-à-dire qui est en possession d’une âme. Il existe trois sortes d’âme : l’âme végétative, l’âme sensitive et l’âme intellective ; il existe donc trois sortes de vivant : les végétaux (plantes, nature en général), les animaux, et enfin l’homme. L’auteur soutient que l’on est en vit selon plusieurs conditions (une seule suffit) : la perception, le mouvement, le fait de croître ou de dépérir, de se nourrir, et de se reposer. Les végétaux se nourrissent (par les racines), connaissent la photosynthèse, et croissent, les animaux sont en plus doués de mouvement. L’homme pour sa part arrive en haut de cette échelle, car en plus de tout ce qu’effectuent les autres, il pense.



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