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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- subjectivité : Attitude d'une personne qui juge, pense ou apprécie en fonction de sa conscience, de ses opinions et ses goûts. En philosophie, on parle de subjectivisme pour définir un système de pensée qui accorde une place prépondérante au sujet pensant.
- historien : Spécialiste de l'Histoire. Auteur d'ouvrages historiques.
- fait : Ce qui est ou ce qui arrive, et qui se donne ou même s'impose à nous dans l'expérience. On distingue souvent le fait brut, qui s'offre immédiatement à l'observation dans l'expérience ordinaire, et le fait construit (fait scientifique), qui résulte d'une élaboration théorique et expérimentale (Bachelard appelle «phénoménotechnique» cette construction du fait). Cependant, même le fait brut est imprégné de théorie, même s'il peut s'agir d'une théorie pré-scientifique, c'est-à-dire de préjugés. Le fait (ce qui est) se distingue par principe du droit (ce qui doit être). De même, une question de fait porte sur le pourquoi ou le comment, alors qu'une question de droit porte sur la valeur et la légitimité. On oppose l'état de fait à l'état de droit, c'est-à-dire conforme au droit (légal ou légitime).
- obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.
- passé : Dimension du temps écoulé dans son irréductible irréversibilité. D'ordre biologique, pulsionnel, social, historique ou psychologique, le passé pèse sur l'homme dans le sens du déterminisme, mais, il structure aussi activement la personnalité sans laquelle la liberté serait impossible ou illusoire. La liberté qui peut d'ailleurs s'exercer à l'égard du passé lui-même, dans la mesure où le sens accordé au passé reste du choix de l'individu (cf. Sartre). Par sa nature même, la connaissance du passé humain reste, selon les cas, occultée, aléatoire, partielle, subjective, soumise au moment social; elle laisse ainsi souvent une marge d'indétermination propice aux illusions et à l'action de l'imaginaire.
Extrait du corrigé : Ricoeur dira qu' « est objectif ce que la pensée méthodique a élaboré, mis en ordre, compris et ce qu'elle peut ainsi faire comprendre » (Histoire et vérité). Ricoeur annonce l'idée d'une objectivité méthodologique dans la compréhension de l'histoire. Mais une autre attente est requise selon l'auteur, à savoir une « subjectivité impliquée » : « nous attendons de l'historien une certaine qualité de subjectivité, non pas une subjectivité quelconque, mais une subjectivité qui soit précisément appropriée à l'objectivité qui convient à l'histoire ». Dès lors, on comprend qu'une qualité de subjectivité oeuvre à la constitution objective de la science historique. Par ailleurs, le travail de l'historien doit permettre d'établir cette distinction entre une bonne et une mauvaise objectivité. Et une fois la forme de subjectivité bien entendue dans le discours historique, il revient aussi au lecteur qui se penche sur l'histoire des hommes de se doter d'une certaine qualité subjective : c'est ce que Ricoeur, dans le même texte, appelle la « subjectivité de la réflexion ». Dès lors, on passe de la méthodologie de l'historien, intégrant une part féconde de subjectivité, à une réflexion proprement philosophique, à une subjectivité philosophique, capable de faire sienne la tâche qui incombe à tous, savoir, celle de la quête du sens. II. Comprendre l'histoire a. On ne peut pas penser que même le bon historien soit étranger aux passions.
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Le corrigé du sujet " La subjectivité de l'historien fait-elle obstacle ou aide-t-elle à la compréhension du passé? " a obtenu la note de : aucune note
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L’écriture de l’histoire semble répondre à une nécessité rationnelle et psychologique : celle de parvenir à une intelligibilité relative de notre situation dans le monde. Aussi l’historien, ou qui fait œuvre d’historiographe, a-t-il pour mission de consigner de façon réfléchie ce dont le devenir humain est constitué : les événements, les passions, les grandes mutations, les biographies des grands hommes. Mais comment le fait-il ? Après tout, il est homme, et comme tel il appartient à l’histoire en même temps qu’il la fait. Comment, dès lors qu’il est pris dans ce devenir et qu’il s’en forme une représentation elle-même tributaire de l’histoire, peut-il le comprendre et en faire le récit de façon objective ? Sa subjectivité ne fait-elle pas obstacle à la compréhension du passé humain ? Ou encore, à supposer que l’objectivité soit impossible, sa subjectivité y aide-t-elle ?
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