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Extrait du corrigé : La banalité provinciale de Madame Bovary est insignifiante. Sous cette pauvreté se cache aussi l'absurde. Il y a le réalisme de Zola qui décrit la vie humaine qui proche de la vie animale dans toutes ses turpitudes, et la description de l'ennui par Musset dans Confession d'un enfant du siècle. On n'hésite plus à décrire le mal du siècle, l'absence d'événement, la platitude. On retrouve ce vide dans l'art moderne. Les pièces de théâtre de Samuel Beckett décrivent souvent une pure attente sans espoir, En Attendant Godot illustre cette représentation de l'insignifiance. L'art de la récupération du Nouveau Réalisme, qui récupère les objets de la vie quotidienne pour en faire des oeuvres d'art tente de sauver le monde de l'insignifiance. L'univers de la standardisation, de la mécanisation, des villes modernes, des cités industrielles grises réclame un supplément d'âme et d'art pour acquérir une nouvelle vie. 4) L'homme moderne peut se passer de beauté. Ce passage d'un Saison en enfer écrit en 1872 par Rimbaud montre en partie l'amour qu'il peut exister pour l'art de seconde zone : « J'aimais les peintures idiotes, dessus de porte, décors, toiles de saltimbanques, enseignes, enluminures populaires, littérature démodée, latin d'église, livres érotiques sans orthographes, romans de nos écoles, conte de fées, petit livre de l'enfance, opéras vieux, refrain niais, (...).
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renoncer qu'à mort nécessaire nécessairement par régimes trompeuse opinions l'oeuvre l'expérience science autrui recevables penser vie d'art démocratie pouvons-nous beauté autrement l'imagination chose regardée regard toute objectivité meilleur admettre connaître nous-mêmes partir
On pense généralement que la beauté est une chose pour le seule plaisir esthétique, mais on mesure mal son importance pour la vie courante et ses affres. Cette nécessité de l’art pour la vie tiendrait à de véritables besoins artistiques inhérents à l’homme, besoins qui tiendraient à sa nature même. Mais l’époque contemporaine avec l’apparition de la consommation de masse des biens culturels et le kitsch tend à diminuer ce besoin de beauté pour le remplacer par un besoin d’images, d’informations, de divertissement. La beauté a-t-elle encore un sens pour nos vies ?
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