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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- renoncer : Abandonner un droit, une idée, se défaire, se dessaisir, se démettre.
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : Ou bien supposons que, sans intention de fraude, j'ai promis à quelqu'un de m'abstenir pendant vingt jours de pain et de tout aliment et qu'ensuite je voie que j'ai fait une promesse insensée et que je ne puis la tenir sans le plus grand dommage ; puisque, en vertu du Droit Naturel, de deux maux je suis tenu de choisir le moindre, je peux d'un droit souverain manquer de foi à ce pacte et faire que ce qui a été dit soit comme s'il n'avait pas été dit. » Ce texte est à mettre en relation avec ce lui de Kant : n'y a-t-il pas des cas dans lesquels on a envie de dire que suivre la morale kantienne jusqu'au bout semble mener à des conduites irrationnelles. Pourquoi devrais-je honorer la promesse que j'ai faite à un voleur, qui n'a, de fait, aucun droit sur mes biens, si ce n'est par la violence dont il use à mon encontre. Tenir ses promesses dans de tels cas, n'est-ce pas même inciter d'autres personnes à se comporter comme ce voleur ? Transition : Si j'ai le droit de ne pas tenir une promesse que j'ai faite sous la contrainte, c'est avant tout parce que promettre est un acte de liberté. 3. Promettre, c'est exercer ma pleine liberté. a) Dans la promesse, c'est moi qui choisis de promettre. La promesse même est donc l'expression de ma liberté. Je suis libre de promettre ou non, et c'est la raison pour laquelle une promesse qui m'a été arrachée de force ne peut être valable (un contrat sera par exemple jugé comme nul s'il est avéré qu'on a, par exemple, abusé de la crédulité de celui qui a signé).
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Le corrigé du sujet " Promettre est-ce renoncer à sa liberté? " a obtenu la note de : aucune note
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Analyse du sujet :
l Il ne s'agit pas ici de chercher une définition de la promesse, mais de chercher si elle implique une renonciation à la liberté. Pour cela, il faudra cependant chercher à définir ce que peut être une promesse.
l La promesse revient-elle toujours/parfois/jamais à renoncer à sa liberté ?
l Pour pouvoir répondre à cette question, il va falloir réussir à savoir à la fois ce qu'est la promesse et ce qu'est la liberté, pour pouvoir voir si les deux sont ou non incompatibles.
l Il faudra en particulier se demander si être libre, c'est pouvoir faire ce que l'on veut quand on le veut, et notamment pouvoir changer d'avis à tout moment, ou si c'est autre chose.
Problématisation :
La promesse me lie pour le futur : si je fais une promesse, je ne suis plus alors libre de faire ce que je veux, je me dois d'honorer cette promesse, et donc de faire, le moment venu, ce que j'avais promis de faire. Dans ces conditions, ne peut-on pas dire que la promesse est une renonciation volontaire à sa liberté ?
Faire une promesse c’est s’engager pour l’avenir, c’est donner sa parole à l’autre (éventuellement à soi-même), lui garantir que, dans l’avenir, nous satisferons telle exigence. Mais comment peut-on garantir l’avenir ? N’est-ce pas là une entreprise impossible : celle de déterminer ce qui est essentiellement indéterminé ? Mais n’est-ce pas également un trait caractéristique de l’humanité, soit la faculté de pouvoir se projeter dans le temps ? On peut se demander si promettre ce n’est pas justement confondre l’existence et l’éthique et croire que le futur est déterminable en droit. Promettre ce serait donc s’opposer au devenir, c'est-à-dire refuser le changement imprévisible des choses. Or, en cherchant à contrôler le devenir, n’est-ce pas nous même que nous contraignons ? N’est-ce pas nous même que notre promesse écarte du devenir ? Autrement dit, promettre, n’est-ce pas renoncer à sa liberté, à la possibilité de changer ?
Pour Sartre, liberté, action et engagement sont étroitement liés. En effet, la liberté ne se réalise que dans l'action. Être libre, c'est être libre d'agir. Celui qui ne fait rien ne préserve pas sa liberté mais, au contraire, la gaspille. Par ailleurs, l'action ne se réalise que dans l'engagement envers autrui. Agir, en effet, ce n'est pas faire n'importe quel geste sans conséquence, mais c'est me situer par rapport aux autres, m'impliquer dans un contexte social, bref, m'engager.
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