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Sujet : La vérité est elle un bien ?

Définitions des termes :
  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Extrait du corrigé :   A)    Le bien est l'utile (→ conception utilitariste) : N'est bon que ce qui répond à nos besoins, qu'ils soient biologiques ou moraux, on ne considérera comme un « bien » que ce qui est envisageable dans la perspective de notre bonheur, et comme un mal ce qui entre en contradiction avec celui-ci. B)    La vérité peut être un bien dans la mesure où elle contribue à notre bonheur. N'auront valeur de vérité que les propositions en accord avec celui-ci. exemple : La physique épicurienne est un système du monde conçu pour y trouver un bonheur possible, toute autre théorie est considérée comme inutile et inapte au bonheur.   2 : La vérité ne peut être qu'un bien, au sens où nous nous ne pouvons pas pénétrer l'essence intime de la réalité mais seulement saisir ce qui est utile ou non dans notre expérience (→ conception pragmatique de la vérité).   A)    Dans la perspective sceptique où nous ne saisissons pas la réalité en soi mais seulement des impressions et des idées relatives à notre subjectivité, la vérité ne peut pas être autre chose que ce qui est bon pour nous. B)    La vérité est ce qui rend possible notre action sur le réel. L'intelligence découvre des mécanismes naturels pour les utiliser et les mettre au service de notre action et de notre bien être. Ainsi, la science permet de développer la technique qui nous permet de nous émanciper des contraintes et de l'inconfort naturel.       II : La vérité n'est pas nécessairement bonne   1 : La vérité peut être mauvaise   A)    La vérité n'est pas toujours utile et pas non plus nécessairement bonne.

	La vérité est elle un bien ?

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Définitions

  • vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Problématique

Les sophistes vendent leurs connaissances, ils considèrent celles-ci comme des marchandises ; Socrate, lui, ne fait pas payer son enseignement, pour lui ce que la philosophie nous enseigne n’a pas de prix, il s’agit de la vérité. C’est que pour lui, la vérité est d’un ordre supérieure à la connaissance qui nous appartient, c’est plutôt nous et l’ensemble de l’être qui appartenons à la vérité. La vérité semble se distinguer des connaissances utilitaires liées à nos besoins, c’est ce qui fait que dans certains cas la vérité est dure à entendre, douloureuse.

Il convient de s’interroger sur la nature de la vérité : se distingue t elle des « biens » d’usages ?

Il faut aussi s’interroger sur la valeur morale de la vérité : la vérité est elle bonne ?

 

Problématique :

Si la vérité ne répond pas à nos besoins et qu’elle fait notre malheur, peut on la considérer comme un bien ?

 

Enjeux :

  1. Quelle est la valeur de la science ? Elle rend la vérité disponible, mais elle semble parfois retourner celle-ci contre l’homme, comme lorsque la fission de l’atome sert à l’homme à construire la bombe atomique.
  2. Quelle est la valeur de la sincérité ? Parfois un mensonge permet d’arranger une situation, pourquoi dire la vérité lorsqu’elle crée le malheur de tous ?



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