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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- tout : La totalité sans exception.
- malheur : Le malheur évoque une situation pénible et difficile, quelque chose de funeste, néfaste, négatif, non souhaitable.
- homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des hominidés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
- chose : 1. Désigne la réalité (res en latin : chose) en gén. ; cf. DESCARTES : « chose pensante » (âme), « chose étendue » (matière). 2. Désigne la réalité, envisagée comme déterminée et statique, existant hors de la représentation ; en ce sens, KANT utilise l'expression « chose en soi ». 3. (Par ext.) À partir du sens 2, désigne la réalité inanimée, hors de son rapport à la pensée (le monde des choses). Rem. : la chose se distingue de l'objet en ce que ce dernier est construit ; cela n'implique pas que la chose soit chose en soi ; ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action ; le monde des choses, c'est le monde qui se détermine dans la pratique, et y résiste ; à partir du sens 3, le réaliste confond volontiers la chose et l'objet (cf. DURKHEIM : « Il faut considérer les faits sociaux comme des choses »). 4. Chosisme : attitude qui consiste à considérer la réalité comme une chose au sens 2.
- savoir : a) Comme nom, ensemble de connaissances acquises par l'apprentissage ou l'expérience. b) Comme verbe, avoir appris quelque chose, et pouvoir le dire, le connaître, le répéter.
Extrait du corrigé : Ainsi, on a tendance à considérer que l'homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu'il serait capable de pensée, de conscience de langage et de liberté, alors que les animaux n'en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l'homme une dignité particulière : seul d'entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c'est-à-dire une personne que l'on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer. Pascal : Philosophe français du XVIIè siècle et défenseur du christianisme, il fait partie de ceux que l'on appela les « moralistes français ». Pascal est l'adversaire du rationalisme, mais pas celui de la science (on lui doit de nombreuses découvertes en mathématique et en physique) ; il s'attache à montrer autant la dignité que l'impuissance de la pensée. Il a ainsi violemment critiqué la philosophie, mais il a posé les jalons d'une autre manière de philosopher, au plus près de l'existence humaine. Il considère l'homme comme un être divisé et contradictoire, dont l'amour-propre est démesuré, l'imagination débordante, et qui s'adonne au divertissement pour ne pas avoir à penser à sa condition misérable. D'après ce philosophe, la seule issue réside pour l'homme dans la religion chrétienne. Proposition de plan : Misère de la condition humaine. a) Il faut partir d'un constat : la condition humaine est misérable. Elle est misérable parce que l'homme semble errer entre un état bestial et un état noble sans jamais pouvoir se fixer en l'un ni en l'autre.
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Le corrigé du sujet " Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre " a obtenu la note de : aucune note
être suis-je hommes société pensée malheur demeurer "qui d'une contre soi-même chambre solitude repos limites l'art l'état chose leur seule eux-mêmes savoir vient prendre tout réponse malheureux dévoilement provient conscience mort illusions pas exacte vérité question passion s'en penser
Avant toutes choses, notons que la phrase de l'énoncé est tirée de la pensée 136 de Pascal, intitulée « Divertissement », et dans laquelle le philosophe écrit que « tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. »
Bonheur : Le terme « bonheur » s'écrivait auparavant « bon heur », ce qui indique qu'il dérive du latin augurium, qui signifie « augure », ou encore « chance ». On a donc attaché au bonheur l'idée selon laquelle celui-ci dépendrait de la fortune et qu'il nous arriverait sans qu'on s'y attende. Dès lors, la question se pose de savoir comment on peut faire son bonheur si celui-ci ne dépend pas de nous ? Cela le rend aléatoire, ce qui entre en contradiction avec le fait qu'on estime généralement que le bonheur, contrairement à la joie ou le plaisir, soit quelque chose de stable, quelque chose qui dure. Par ailleurs, en imaginant que le bonheur puisse dépendre de nous, on se retrouve cependant confronté à toute une série d'autres questions : par quel moyen parvient-on au bonheur ? Existe-t-il un moyen objectif de parvenir au bonheur, un moyen qui soit le même pour tous les hommes, ou bien le moyen de parvenir au bonheur est-il différent pour chacun ? Enfin, s'il n'y avait pas de moyen universel de parvenir au bonheur, faudrait-il en conclure que le bonheur ne serait qu'une illusion après laquelle chacun courrait sans relâche ? On peut rappeler que la morale chrétienne ne fait d'ailleurs pas du bonheur le but de l'existence et qu'elle se détourne de celui-ci pour se réorienter vers la vertu, cette dernière constituant alors le but dernier de la vie humaine.
Homme : Le trait saillant qui définit l'homme semble être le fait qu'il serait un être vivant doué de raison. Cette hypothèse résulte d'une longue tradition philosophique qui a construit le concept d'humanité en opposition à celui d'animalité. Ainsi, on a tendance à considérer que l'homme se distinguerait du reste des créatures vivantes parce qu'il serait capable de pensée, de conscience de langage et de liberté, alors que les animaux n'en auraient pas la capacité. Cela confèrerait à l'homme une dignité particulière : seul d'entre les créatures à posséder la raison, il serait également le seul à pouvoir se représenter une fin, et à ce titre, il serait en lui-même une fin, c'est-à-dire une personne que l'on devrait respecter, et non pas une simple chose dont on pourrait disposer.
Pascal : Philosophe français du XVIIè siècle et défenseur du christianisme, il fait partie de ceux que l'on appela les « moralistes français ». Pascal est l'adversaire du rationalisme, mais pas celui de la science (on lui doit de nombreuses découvertes en mathématique et en physique) ; il s'attache à montrer autant la dignité que l'impuissance de la pensée. Il a ainsi violemment critiqué la philosophie, mais il a posé les jalons d'une autre manière de philosopher, au plus près de l'existence humaine. Il considère l'homme comme un être divisé et contradictoire, dont l'amour-propre est démesuré, l'imagination débordante, et qui s'adonne au divertissement pour ne pas avoir à penser à sa condition misérable. D'après ce philosophe, la seule issue réside pour l'homme dans la religion chrétienne.
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