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Sujet : Tout plaisir est-il un bien?

Définitions des termes :
  • tout : La totalité sans exception.
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Extrait du corrigé : Aucun sur l'instant et pourtant, il agit en vue de son bien (la santé) et donc fait ce qu'il veut.             Tout plaisir n'est pas un bien pour autant qu'on doit distinguer le bien du plaisir. Selon Platon, le bien = intelligible, alors que le plaisir = sensible. Le premier, de par sa nature ne change pas et est durable (aussi rend-il heureux puisque le bonheur = état durable de satisfaction) le second est instable, relatif et ponctuel.   b)     La morale ne peut être fondée sur un sentiment   La philosophie kantienne radicalise la thèse socratique : non seulement le bien est distinct du plaisir mais il ne doit aucunement se préoccuper du bonheur. Ainsi, la fin que je me donne, le principe de mon action, doit être rapportée à la raison seule. Or selon Kant le bonheur est conditionné empiriquement : il est impossible de construire rationnellement un concept du bonheur. Du coup, le bien n'est ni le bonheur, ni le plaisir. Le premier parce qu'il est un idéal de l'imagination, le second parce qu'il est « pathologique » : est bien, est purement moral, ce que commande l'impératif catégorique.   Transition : -         Le bien ne peut être déterminé en fonction du plaisir (le bien est affaire de penser et le plaisir de sensations) et en cela, il semble impossible de pouvoir confondre plaisir et bien : identifier l'un à l'autre (soit en opérant une réduction soit en posant une équivalence stricte) revient à manquer ce qui fait la spécificité du bien (son caractère intelligible) et à ruiner la pureté rationnelle du fondement de la moralité.

	Tout plaisir est-il un bien?

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Définitions

  • tout : La totalité sans exception.
  • plaisir : Du latin placere, être agréable à .. a) Sensation ou émotion agréable, liée à la satisfaction d'un besoin, d'un désir. b) Principe de plaisir : chez Freud, principe primaire en vertu duquel nous cherchons d'abord à nous procurer du plaisir et à fuir le déplaisir.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Problématique

On admet volontiers que ce qui est bien est ce qui répond à un besoin. En ce cas, le bien est aussi ce qui me procure du plaisir : le plaisir marque l’instant où un manque est comblé (au contraire nous souffrons lorsque nous sommes en manque de quelque chose). Cependant, le terme « bien » a aussi, en plus de cette acception « matérielle », un sens éthique : il désigne ce qui est conforme à l’idéal de la moralité. Or comment le plaisir pourrait-il alors indiquer cette conformité ? Pour autant que la sensibilité est variable et relative (ce qui me plaît peut déplaire à un autre et inversement), il semble difficile de lui accorder un tel statut d’indice. Par conséquent, il y a deux niveaux à articuler ou au contraire à séparer : l’ordre matériel des besoins et l’ordre rationnel de la morale. C’est en accentuant leur compatibilité ou leur radicale hétérogénéité que l’on pourra déterminer si tout plaisir est un bien : est-ce  là ce qu’il nous faut absolument rechercher, ou alors, compte tenu de la nature intellectuelle du bien, non seulement certains plaisir ne sont-ils pas des maux, mais, le bien ne doit-il pas de surcroît être radicalement distingué de toute recherche du plaisir ?



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