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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.
- bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).
- vivre : Exister, être au monde.
Extrait du corrigé : Car celui qui vit au milieu de biens impérissables ne ressemble en rien à un être mortel. » Une première partie peut examiner la conception pratique de la philosophie qu'ont certaines écoles antiques - l'épicurisme par exemple, mais aussi le stoïcisme. La pratique de la philosophie est alors explicitement conçue comme une condition nécessaire à l'accession à la vie bonne, car c'est elle qui permet le juste exercice de la raison qui permettra à l'homme d'avoir le meilleur rapport possible au monde et d'atteindre le bonheur et l'excellence dans la conduite de sa vie. Si l'on ne philosophe pas, on ne peut pas atteindre ce juste rapport au monde et on ne peut pas bien vivre. Il faut souligner à ce titre le fait que l'expression « bien vivre », pour les anciens, ne désigne pas seulement un bonheur individuel, mais aussi une haute qualité morale, comprenant par exemple la justice, la vertu : tous ces domaines de la vie sont étroitement liés les uns aux autres. * Est-ce bien l'excellence de la conduite de la vie que la philosophie permet d'atteindre ? Kant « Le domaine de la philosophie se ramène aux questions suivantes : 1) Que puis-je savoir ? 2) Que dois-je faire ? 3) Que m'est-il permis d'espérer ? 4) Qu'est-ce que l'homme ?
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Le corrigé du sujet " Faut-il philosopher pour bien vivre? " a obtenu la note de : aucune note
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La question « faut-il » porte sur un devoir, que ce devoir vienne de l’extérieur – on a ou on n’a pas le droit de faire telle chose parce que la loi, ou l’opinion publique, ou les opinions de tierces personnes considèrent cette chose comme interdite ou mauvaise –, ou de l’intérieur – on fonde pour soi-même l’obligation ou l’interdiction de telle ou telle chose, après avoir fait une évaluation de cette chose.
L’objet sur lequel porte l’interrogation est le fait de « philosopher pour bien vivre » : le verbe « philosopher », d’abord, renvoie à un exercice de la philosophie sur un mode actif : philosopher n’est peut-être pas tant apprendre abstraitement la philosophie que pratiquer, mettre en application cet apprentissage. Cette compréhension de la philosophie comme pratique est fondamentale dans la philosophie antique : le sujet met donc en question une qualité fondatrice de la philosophie, qui s’est conçue dès ses débuts comme une discipline de la vie bonne.
L’expression « bien vivre » est alors à prendre dans un sens proprement philosophique : il ne s’agit pas de vivre confortablement, mais de mener sa vie avec une certaine excellence, par exemple en l’évaluant en permanence, en la pensant, en s’efforçant de trouver des principes pour la guider.
On pourrait inverser la formulation du sujet, et demander s’il est possible de bien vivre sans pratiquer la philosophie : c’est en effet la nécessité du lien entre la philosophie et la vie bonne qui est ici mis en question : la philosophie est-elle indispensable à la vie bonne, si bien qu’il serait illusoire d’espérer bien vivre sans la pratiquer ? Cette question est problématique, car elle suppose, si on y répond par l’affirmative, que la vie de tous ceux qui ne pratiquent pas la philosophie ne peut prétendre à l’excellence. Qu’est-ce qui fonderait cette prétention de la philosophie à savoir, seule, comment gouverner sa vie pour que celle-ci soit bonne ? La philosophie ne pourrait-elle pas, au contraire, être une discipline qui détournerait de la pratique de la vie pour s’en remettre à des principes abstraits ? – c’est une critique que l’on adresse couramment en effet à la philosophie.
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