LE SITE D'AIDE À LA DISSERTATION ET AU COMMENTAIRE DE TEXTE EN PHILOSOPHIE

EXEMPLES DE RECHERCHE


POUR LE SUJET: L'homme est-il réellement libre ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme libre

POUR LE SUJET: En quel sens la société libère-t-elle l'homme de la nature ?
TAPEZ LES MOTS-CLES: homme nature ou homme nature société
»Créer un compte Devoir-de-philo
»
» 2646 inscrits

Sujet : La raison a-t-elle toujours raison ?

Extrait du corrigé : Un raisonnement valide et des prémisses erronées peuvent conduire à une conclusion fausse. La raison est une forme qui a besoin d'une matière, d'un contenu pour pouvoir travailler. Or, ce contenu provient de l'expérience et l'expérience peut être trompeuse. C'est pourquoi la raison n'est pas absolument garante de la véracité d'une idée. La seule manière de ne pas se fourvoyer est de partir de prémisses indubitables, comme l'est le « cogito ergo sum », « je pense, je suis » cartésien, connu grâce à l'intuition. Wilhelm Leibniz donne une nouvelle définition du substantif « raison », certes inappropriée à l'usage que l'on en fait aujourd'hui, mais qui va dans le sens de l'idée précédemment évoquée : « J'entends par raison non pas la faculté de raisonner, qui peut être bien et mal employée, mais l'enchaînement des vérités qui ne peut produire que des vérités, et une vérité ne saurait être contraire à une autre. » III. Toute conclusion de raisonnement est douteuse en ce qui concerne sa véracité. L'absolument indubitable se limite au « cogito » et donc toute autre pensée est douteuse. Le crédit que l'on apportera à toute proposition sera fonction de la force de notre croyance en celle-ci.

Corrigé de 1595 mots (soit 3 pages) directement accessible

Cacher les ressources gratuites

Définitions

  • raison : Du latin ratio, « calcul », « faculté de calculer, de raisonner » (en grec logos). * Au sens subjectif : mode de penser propre à l'homme (lui-même défini comme « animal raisonnable »). * Par opposition à l'intuition : faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner des concepts et des jugements, de déduire des conséquences. * Par opposition à la passion ou à la folie : pouvoir de bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal. * Par opposition à la foi : la « lumière naturelle », naturellement présente en tout homme. * Par opposition à l'expérience : faculté de fournir des principes a priori (c'est-à-dire indépendants de l'expérience)* Au sens objectif : principe d'explication, cause (exemple : les raisons d'un phénomène). * Argument destiné à légitimer un jugement ou une décision (exemple : donner ses raisons).
  • toujours : A tout moment, à toute époque ; éternellement, perpétuellement.

Problématique

On entend par raison une des facultés qui caractérisent l'être humain. Il s'agit d'une faculté d'intelligence, de raisonnement, que l'on peut considérer comme la faculté maîtresse de l'homme et que la philosophie a abondamment célébrée. Le sujet joue ici sur l'expression « avoir raison », qui signifie couramment être dans le vrai, ne pas se tromper – la connaissance commune a en effet tendance à assimiler ce qui est conforme à la raison avec ce qui vrai ou correct. C'est cette connaissance commune qu'il va falloir ici interroger et éventuellement remettre en cause – l'adverbe « toujours » portant le soupçon sur l'extension des capacités de la raison, puisque avoir « toujours » raison c'est avoir raison dans tous les cas, tous les domaines et en tout temps.

La raison a-t-elle des limites quant à son adéquation à la vérité ? Y a-t-il en l'homme des instances qui pourraient avoir davantage « raison » que la raison ? Si oui, pourquoi et lesquelles ? Si non, qu'est-ce qui fait de la raison l'instance maîtresse ?

On peut être partage entre l'idée d'une toute-puissance de la raison, toute-puissance qu'on lui accorde en raison de sa fiabilité, de sa constance, de la garantie qu'elle donne de pouvoir s'en remettre à une méthode sans rien laisser au hasard ou à l'intuition, et entre l'idée d'une incapacité de la raison à saisir certaines choses – que l'on pense par exemple au cliché courant de l' « esprit trop cartésien », ou à l'opposition bergsonienne entre intelligence et intuition.

Il y a alors trois manières de répondre au sujet : ou bien l'on adopte une position extrême en disant que la raison, bien qu'elle garantisse une certaine fiabilité et une certaine constance des données qu'elle permet d'acquérir, n'est qu'un pis-aller, qu'elle n'est que la manière humaine d'appréhender le monde mais qu'elle est inférieure à d'autres modes de connaissance, que l'on pourrait par exemple, dans une perspective théologique, appréhender par la foi (interroger par exemple la notion de Révélation) ; ou bien l'on distingue plusieurs domaines d'investigation et l'on attribue à la raison des domaines dans lesquels elle a en effet « toujours raison » (on pourra donner l'exemple des méthodes scientifiques, qui se doivent de toujours s'en remettre à la raison, en les opposant à l'exemple de l'appréhension rousseauiste des passions ou de la distinction bergsonienne entre intelligence et intuition) ; ou bien l'on accorde une toute-puissance totale et permanente à la raison, en la prenant comme la seule instance qui puisse garantir à l'homme la justesse de ses positions – on pourra alors se référer à des rationalismes matérialistes, tels que le stoïcisme.

 



15000 corrigés de disseration en philosophie

 Maths
 Philosophie
 Littérature
 QCM de culture générale
 Histoire
 Géographie
 Droit
Nom/Pseudo :

email :
 
Demandez votre sujet :
« Ressource précédenteRessource suivante»