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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
- entrave : Empêchement, frein, obstacle
- liberté : Ce mot, en philosophie a trois sens : 1° Libre arbitre. Pouvoir mystérieux de choisir entre les motifs qui me sollicitent sans être déterminé par aucun d'eux. 2° Liberté de spontanéité. S'oppose non plus au déterminisme mais à la contrainte : état de celui qui agit sans être contraint par une force extérieure. 3° Liberté du sage. État de celui qui est délivré des passions et agit à la lumière de la raison.
Extrait du corrigé : ». La religion est donc une entreprise d'asservissement visant à contenir l'homme en chacuns de ses instincts. Spinoza: Deus sive natura Spinoza part d'une identification entre d'une part le réel, et d'autre part Dieu. Dieu, c'est en somme tout, l'ensemble du réel, et en ce sens, nous sommes nous-mêmes des modes de cette substance unique. Aucune transcendance donc de l'instance divine, aucune séparation entre le créateur et ses créatures. Spinoza propose une religion naturelle où tout est une partie de cette substance absolument infini. En ce sens, les religions révélées sont à classer pour le philosophe au rang des erreurs qui, non seuelement sont le signe qu'il n'est pas libre, mais entretiennent de plus cet état d'asservissement. L'erreur vient du fait que les hommes pensent que Dieu a tout fait en raison de l'homme. C'est ici un mécanisme anthropomorphique: les hommes ont dessiné un Dieu à leur image. L'Ethique nous éclaire sur ce mécanisme: à partir de notre complexion affective, entendons nos goûts et nos dégoûts, nos amours et nos haines, nous avons projetais dans les cieux une entité qui nous correpond.
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Le corrigé du sujet " La croyance religieuse est-elle une entrave à la liberté ?" a obtenu la note de : aucune note
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La religion, du latin religare, est de l'ordre de ce qui relie deux entités ontologiquement distinctes et inégales. Elle affirme par ce lien une dépendance entre d'une part une créature, imparfaite et contingente, et de l'autre un créateur, parfait et nécessaire. Quel est la nature même de ce lien? La causalité: Dieu est cause de ses créatures, tout en étant cause de lui-même. On saisit donc que la religion renvoie à cette cause de toute chose qui fut responsable de l'origine et souligne cet étroit rapport de dépendance. Mais dans un même geste, elle rappelle la fragilité du statut de la créature qui n'aurait pu exister sans ce geste divin, elle l'insère dans un rapport comparatif qui incite une certaine redevance et soumission à l'égard de cet être parfait à qui elle doit son existence et celle du monde. La religion thématise donc l'aspect incomplet du sensible immanent, la nécessité d'un renvoie vers la transcendance, vers autre chose que ce qui se passe ici bas. Le sensible est incomplet du point de vue de son être pour commencer (il est imparfait et a sa cause en autre chose que lui-même), mais aussi de son sens. En effet, le sens de ce qui se déroule ici bas à sa raison d'être dans un entendement supérieur plus ou moins perméable aux tentatives humaines qui essaient d'en percer le mystère. Il y a un grand plan cosmique résidant dans l'esprit omniscient et omnipotent de l'Être suprême. Et parce qu'il sait tout, on se demande quelle marge de manoeuvre nous est ainsi alouée: si Dieu sait c'est qu'il prévoit, c'est que nos actes sont écrit à l'avance par celui qui narre la grande histoire passée, présente et à venir de l'univers. Alors nous sommes tentés de nous livrer à ce que les théologiens appellent eux-mêmes l'argument paresseux: inutile de se presser à résoudre nos affaires, les choses se feront de toute façon comme Dieu le veut. De liberté, nous n'en avons aucune à partir du moment où nos gestes s'accomplissent selon la volonté d'un autre être: et la religion n'est qu'une célébration à cette aliénation originelle. Nous sommes dépendant du créateur du point de vue de l'origine, et ne faisons que marcher sur le chemin prétracé menant à la fin qu'il nous a prédestiné.
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