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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- don : Le don est par essence libre, il n'appelle pas un acte en retour, ou du moins il n'est pas conditionné par l'attente d'un retour, il n'est pas calculé. Il a sa cause en lui-même et non dans la mise en rapport de deux objets, préalable et constitutive de tout échange. Ce qu'on donne, ce n'est pas quelque chose qui s'échange, ce n'est pas un objet, c'est soi-même, c'est quelque chose qui manifeste la liberté de celui qui donne, sa « grandeur d'âme ». On ne donne pas une chose parce qu'elle est chose mais parce qu'elle est signe. La chose que l'on donne est le signe d'un acte qui est sa propre fin. En ce sens, le don est essentiellement gratuit. Mais cette gratuité est l'expression d'une espérance : le donateur espère que son don sera reconnu comme étant le signe de sa libéralité, de sa «grandeur d'âme». Il espère être reconnu comme un être libre, une personne échappant aux déterminismes et à la loi de l'échange. C'est ainsi que le don impose le respect, crée une dette et appelle une certaine forme de réciprocité.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- échange : Du latin excambiare, « échanger », «troquer» (de cambiare, «changer »). En droit, contrat par lequel deux parties se donnent respectivement une chose pour une autre. En économie, transfert réciproque de biens ou de services, soit directement (troc), soit indirectement (par l'intermédiaire de la monnaie).
Extrait du corrigé : IntroductionLe don est habituellement défini comme l'abandon définitif d'un bien au profit d'un bénéficiaire dont le donateur n'a rien à attendre en retour. Cependant, nous n'ignorons pas que certains événements de la vie (le mariage, la naissance) sont accompagnés non seulement de félicitations, mais de cadeaux. Qui est un jour bénéficiaire d'un don, devient un autre jour à son tour donateur. À l'occasion du Nouvel An, la coutume des voeux se perpétue. « Donnez, vous recevrez», dit le proverbe.Le don peut-il être gratuit ou n'est-il qu'une forme de l'échange ? Autrement dit, peut-il y avoir une générosité totalement désintéressée ?I. La gratuité du don, pensée par opposition à la réciprocité de l'échange1. La réciprocité de l'échange.
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Le corrigé du sujet " Le don peut-il être gratuit ou n'est-il qu'une forme d'échange ?" a obtenu la note de : aucune note
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DIFFICULTÉS ET REMARQUES
Il y a quelque chose d'évident dans le sujet qui justement fait problème. Nous savons tous qu'il y a une différence entre donner et échanger. Mais nous savons tous aussi que, bien souvent, celui qui donne attend quelque chose en retour. L'enjeu du sujet est relativement facile à cerner ; il est en revanche plus difficile d'en construire la problématique pour éclairer le paradoxe. Il faudra donc, là encore, analyser et conceptualiser avec précision les notions présentes, explicitement ou non, dans le sujet.
NOTIONS CONCERNÉES ET APPROCHE DE LA PROBLÉMATIQUE
L'échange
Ce qui caractérise l'échange c'est la réciprocité. Échanger a pour fin l'acquisition de l'objet contre lequel on donne à l'autre ce que l'on possède déjà. En ce sens, on pourrait dire que l'échange s'inscrit essentiellement dans l'ordre du réel : ce que j'échange c'est le produit de mon travail, c'est ce que je possède, non ce que je suis. L'objet a non pas la valeur d'un signe mais une valeur identique à celle de l'objet échangé, une valeur « matérialisable» pour ainsi dire. Cependant, on sait que l'échange revêt également une dimension symbolique essentielle : la relation d'échange est une relation réciproque où des sujets se reconnaissent mutuellement (cf. la vie sur les marchés, le marchandage...).
L'échange est cet acte humain où la liberté se révèle en se démarquant des objets échangés et donc relativisés. En ce sens, il y a quelque chose dans l'échange qui le rapproche du don.
Le don
Si le don n'est pas une notion du programme, c'est pourtant à son propos que la question posée nous invite à réfléchir : c'est la notion centrale du sujet. Le don est par essence libre, il n'appelle pas un acte en retour, ou du moins il n'est pas conditionné par l'attente d'un retour, il n'est pas calculé. Il a sa cause en lui-même et non dans la mise en rapport de deux objets, préalable et constitutive de tout échange. Ce qu'on donne, ce n'est pas quelque chose qui s'échange, ce n'est pas un objet, c'est soi-même, c'est quelque chose qui manifeste la liberté de celui qui donne, sa « grandeur d'âme ». On ne donne pas une chose parce qu'elle est chose mais parce qu'elle est signe. La chose que l'on donne est le signe d'un acte qui est sa propre fin. En ce sens, le don est essentiellement gratuit. Mais cette gratuité est l'expression d'une espérance : le donateur espère que son don sera reconnu comme étant le signe de sa libéralité, de sa «grandeur d'âme». Il espère être reconnu comme un être libre, une personne échappant aux déterminismes et à la loi de l'échange. C'est ainsi que le don impose le respect, crée une dette et appelle une certaine forme de réciprocité.
Introduction
Le don est habituellement défini comme l'abandon définitif d'un bien au profit d'un bénéficiaire dont le donateur n'a rien à attendre en retour. Cependant, nous n'ignorons pas que certains événements de la vie (le mariage, la naissance) sont accompagnés non seulement de félicitations, mais de cadeaux. Qui est un jour bénéficiaire d'un don, devient un autre jour à son tour donateur. À l'occasion du Nouvel An, la coutume des voeux se perpétue. « Donnez, vous recevrez», dit le proverbe.
Le don peut-il être gratuit ou n'est-il qu'une forme de l'échange ? Autrement dit, peut-il y avoir une générosité totalement désintéressée ?
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