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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
- peut : Est-il possible, est-il légitime.
- être : Du latin esse, « être ». 1) Verbe : exister, se trouver là. En logique, copule exprimant la relation qui unit le prédicat au sujet (exemple : l'homme est mortel). 2) Nom : ce qui est, l'étant. 3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu.
- obstacle : Ce qui empêche ou retarde une action, une progression ; difficulté, empêchement.
- recherche : Quête, conquête.
- vérité : La vérité concerne l'ordre du discours, et il faut en cela la distinguer de la réalité. Elle se définit traditionnellement comme l'adéquation entre le réel et le discours. Qualité d'une proposition en accord avec son objet. La vérité formelle, en logique, en mathématiques c'est l'accord de l'esprit avec ses propres conventions. La vérité expérimentale c'est la non-contradiction de mes jugements, l'accord et l'identification de mes énoncés à propos d'un donné matériel. On distinguera soigneusement la réalité qui concerne un objet (ce cahier, cette lampe sont réels) et la vérité qui est une valeur qui concerne un jugement. Ainsi le jugement : « ce cahier est vert » est un jugement vrai ou bien un jugement faux. La vérité ou la fausseté qualifient donc non l'objet lui-même mais la valeur de mon assertion. La philosophie, parce qu'elle recherche la vérité, pose le problème de ses conditions d'accès et des critères du jugement vrai.
Extrait du corrigé : Je ne peux que freiner par mon entendement ce mouvement de la vérité dont je ne suis pas l'origine. Quine: vérité et lapinité Dans Le mot et la chose, Quine utilise l'exemple d'un linguiste en terrain étranger. En compagnie d'un autochtone qui ne parle pas la même langue, notre linguiste voit un lapin surgir. L'indigène réagit à cet événement en énonçant « Gavagaï ». Mais qu'est ce que ce mot désigne? « Lapin », ou « élément de lapinité » ou encore « course du lapin entre deux arbres »? On ne pourra jamais le savoir. En effet, on accueille jamais la réalité telle qu'elle est. Notre langage est comme un filtre rempli de présuposés entre moi et la réalité: il est une théorie sur le monde. Prenons un exemple frappant: lorsque nous voyons de la neige, nous n'avons qu'un mot pour cela: nous disons « voilà de la neige ».
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Le corrigé du sujet " Le langage peut-il être un obstacle à la recherche de la vérité ?" a obtenu la note de : 









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On peut définir le langage selon une double articulation. La première est celle qui articule les mots en phrases, soit à partir de quelques milliers d'unités communes à tous ceux qui parlent la même langue, la possibilité de dire, par leur combinaison, une infinité de choses. La deuxième articulation est la combinaison des sons, des phonèmes, en mot. Les sons en eux-même ne sont doués d'aucune signification, mais ils sont à la base du langage humain. On voit comment l'humain est doué de cette capacité à retarder le sens, à ne pas le livrer immédiatement. Il doit d'abord se plier à cette double articulation pour signifier, communiquer ce qu'il veut dire.
Mais alors le langage semble être ce qui s'interpose en quelque sorte entre ce que je veux partager de moi ou de la réalité, et ce que j'en signifie effectivement. Entre ma douleur, et le moment où je la signifie à l'autre pour qu'il me vienne en aide, il y a ce moment où je la formule, cette médiation du langage. On se demande alors si celui-ci ne fait pas office de filtre entre ce que je veux dire et ce que je dis, retenant des éléments qui ne s'expriment pas à travers le langage.
Si la vérité peut-être défini comme une adéquation entre l'être et la pensée, entre ce qu'est la chose véritablement et ce que j'en pense, l'idée que je m'en fait, on peut se poser la question suivante: parce que ces idées je les partage, je les constitue, les alimente à partir du langage, cet outil ne risque-t-il pas de déposer un voile, de laisser de côté une partie de l'être dans l'expression?
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