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Sujet : Le langage suffit-il pour bien s'entendre ?

Définitions des termes :
  • langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Extrait du corrigé : Mais à supposer un tel effort accordé préalablement, se pose la question de savoir si ontologiquement cela est possible. Autrement dit, si le fait de « bien s'entendre » suppose que les interlocuteurs soient disposés à atteindre cet état de réciprocité, on peut se demander si une telle communication véhiculée par le langage ne se heurte pas à la disjonction pensée (ou sentiments, intention) / langage. b)      Le décalage entre la pensée et le langage rend possible la médiocrité de l'entente mutuelle D'un point de vue ontologique, toute pensée et tout état affectifs ne sont pas dicible, c'est-à-dire que les mots sont en défaut par rapport à ce qui est ressenti. Le langage est alors insuffisant pour exprimer (rendre extérieurement présent, donc montrable à autrui) ce que l'on voudrait faire entendre. Ainsi l'art peut être plus efficace que le langage. Une image se donnant d'un coup, ne souffre pas du déploiement début-milieu-fin propre à la discursivité langagière. De même, un silence, un geste ou une attitude sont plus à même de traduire ce que l'on cherche à communiquer. Parce qu'il y a une inadéquation toujours possible entre le langage et la réalité qu'on voudrait qu'il exprime, on peut douter que le langage suffise pour bien s'entendre. Transition : -          On vient de voir que le langage comme moyen d'expression implique la possibilité de son insuffisance : un hiatus pensée/langage est toujours possible. Ainsi, dans certaines circonstances, d'autres moyens (art, gestuelle, ou même silence) peuvent lui être préférés en ce qu'ils  s'avèrent être plus efficaces pour être entendu.

	Le langage suffit-il pour bien s'entendre  	?

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Définitions

  • langage : 1) Faculté de parler ou d'utiliser une langue. 2) Tout système de signes, tout système signifiant, toute communication par signes (verbaux ou non verbaux). Le langage désigne aussi la totalité des langues humaines.
  • bien : Ce qui est avantageux ou utile à une fin donnée. Ce qui possède une valeur morale, ce qui est juste, honnête, louable. Souverain Bien : norme suprême de l'ordre éthique, que l'homme poursuit en vue de lui-même, et non en vue d'obtenir un autre bien. En économie, toute chose qui possède une valeur d'échange et qui est susceptible d'appropriation (exemple : biens de consommation).

Problématique

-          Le sujet semble ainsi paradoxal et naturel :

-          Paradoxal car il est difficile de déterminer d’autres moyen dont on pourrait disposer pour bien s’entendre. Le langage en tant que moyen d’exprimer nos pensées, rend possible une entente, ne serait-ce que sensible, c’est-à-dire qu’il engagerait l’entente au minimum comme perception auditive.

-          Cependant, (et cela permet d’envisager le sens précis de l’entente réciproque engagée dans la question), si le langage était suffisant, comment expliquer les guerres ou même simplement les disputes et les malentendus ? Il semble que le langage ne suffise alors pas pour bien s’entendre au sens où l’entente signifie aussi et surtout  compréhension et accord. Du coup, la question se trouve légitimée par un simple constat empirique : les discordes, guerres, malentendus, incompréhensions que nous observons quotidiennement, et qui sont autant de phénomènes de mésententes, justifie que l’on doute de la suffisance du langage à fonder une bonne entente. Une question à poser sera donc celle de savoir si le langage est en lui-même effectivement responsable de ces phénomènes ou si ce n’est pas plutôt l’usage ou le mésusage que l’on en fait qui doit être incriminé.

-          Ensuite, il convient de remarquer que l’enjeu est ici de « bien s’entendre », c’est-à-dire qu’il s’agit d’une entente mutuelle qui soit de qualité. Donc, d’une part, on ne pourra pas d’emblée dire que le langage ne permet aucunement de s’entendre (il faudra plutôt montrer en quoi l’entente qu’il permet est ambigüe ou de faible qualité) ; d’autre part, il conviendra de définir cette qualité : à quoi se mesure-t-elle ?



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