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EXEMPLES DE RECHERCHE
Définitions des termes :
- maîtriser : Contrôler, soumettre, dominer.
- nature : 1° L'inné par opposition à l'acquis (nature opposée à culture, ou chez les anthropologues anglo-saxons nature opposée à nurture); 2° Essence, ensemble des propriétés qui caractérisent un objet ou un être (la nature de l'homme par exemple); 3° L'ensemble des phénomènes matériels, liés entre eux par des lois scientifiques. En ce sens, le naturel peut s'opposer au surnaturel qui désigne une intervention transcendante de la divinité; 4° Spinoza distingue la nature naturante, c'est-à-dire la substance infinie et la nature naturée, les divers modes par lesquels s'exprime cette substance. Le mot nature est ambigu. Le naturalisme du xviiie siècle par exemple est contradictoire. D'une part son épistémologie réduit la nature à un mécanisme (des faits soumis à des lois nécessaires) indifférent aux valeurs humaines. D'autre part, sa morale prétend se fonder sur la nature, c'est-à-dire sur des tendances spontanées, supposées bonnes; la nature devient alors la Mère-Nature, une sorte de providence bienveillante.
- raisonnable : 1) Doué de raison. 2) Qui est conforme au bon sens, qui n'outrepasse pas la mesure, la morale (une action raisonnable).
Extrait du corrigé : (Pensées) On retrouve dans cette phrase le thème pascalien de la misère de l'homme, faible comme un roseau parce que mortel, et de la grandeur de l'homme parce qu'il dispose de la raison. Cette nouvelle vision que l'homme a de lui-même a pour principales origines les découvertes scientifiques qui mettent ou mettront bientôt la nature à la disposition de l'homme, croit-on, ainsi que l'enseignement de nombreux penseurs et philosophes modernes qui ont mis en évidence les spécificités humaines. Comme le souligne Pascal dès l'âge classique, l'homme n'est que le roseau "le plus faible de la nature" mais il est "pensant". Ainsi, grâce à la pensée, pure virtualité, de son infériorité l'homme tire sa grandeur. On observe alors une double spécificité de l'homme : il est inférieur par son manque d'instinct et ses faibles prouesses physiques, mais la conscience qu'il a de lui-même, de sa mortalité, de l'univers et de sa propre infériorité le place définitivement au-dessus de l'Univers qui l'écrase. Ainsi, même lorsque certains animaux semblent faire preuve d'un comportement humain, ils ne répondent qu'à un instinct déterminé, admirable certes, mais qui ne repose pas sur aucun projet qu'ils aient eux-mêmes élaboré. L'homme étant le seul animal à pouvoir conceptualiser des pensées abstraites inactuelles, et donc le futur et ses éventualités, il est le seul à pouvoir employer une technique consciemment finalisée, à partir d'éléments qui ne sont pas forcément disponibles dans la nature. Ainsi un castor construira certes un barrage de manière admirable, mais sera incapable d'avoir l'idée de fabriquer une ampoule - ou son équivalent - pour l'éclairer. L'homme est également le seul animal à se "révolter" contre la nature, ce dont aucun autre être naturel n'aurait l'idée : en fixant des conventions mondaines, un savoir-vivre, l'homme ne bride-t-il pas ses impulsions naturelles volontairement ? La préciosité des manières exprime tout aussi bien le refus de s'abandonner passivement au déterminisme des caractères et des situations.
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