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Sujet : Les croyances religieuses opposent-elles les hommes les uns aux autres ?

Définitions des termes :
  • croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Extrait du corrigé : Il est « au fond des âmes un principe inné de justice et de vertu », « c'est à ce principe que je donne la nom de conscience ». Les actes de conscience ne sont pas de jugements mais des sentiments. La religion naturelle est celle du coeur, inspirée par la conscience morale et fortifiée par le spectacle de la nature. Le Vicaire refuse ainsi l 'assimilation de la religion aux rites et cérémonies (l'Eglise). La religion naturelle s'oppose à la religion révélée qui soutient que Dieu ne peut être servi que d'une seule façon. En effet, cela reviendrait à faire de Dieu un capricieux qui choisit la manière dont on doit lui rendre grâce. Dans le meilleur des cas la révélation est mystérieuse, mais le plus souvent intolérante. La religion relève plus de la morale, comme amour de Dieu et vertu. Les cérémonies extérieures remplissent une fonction politique de maintien de l'ordre et favorisent le sentiment d'appartenance. Il faut donc suivre la religion du pays où l'on habite, qui a des raisons locales liées au climat ou au génie du peuple.

	Les croyances religieuses opposent-elles les hommes les uns aux autres  	?

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Définitions

  • croyance : Pour Kant, elle peut désigner l'opinion ("croyance qui a conscience d'être insuffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement"), la foi ("si la croyance n'est que subjectivement suffisante, et si elle est en même temps tenue pour objectivement insuffisante, elle s'appelle foi"), et la science ("croyance suffisante aussi bien subjectivement qu'objectivement").
  • homme : Le plus évolué des êtres vivants, appartenant à la famille des homini­dés et à l'espèce Homo sapiens (« homme sage »). Traditionnellement défini comme « animal doué de raison », l'homme est aussi, selon Aristote, un « animal politique ». Ce serait en effet pour qu'il puisse s'entendre avec ses semblables sur le bon, l'utile et le juste que la nature l'aurait pourvu du langage.
  • autrui : Un autre homme, une autre personne. En philosophie, "autrui" est ce qui est différent de moi et que l'appréhende par ma subjectivité. L'homme est ce que j'ai en commun avec les autres, tandis qu' "autrui" est ce qui me différencie des autres, ce que je ne peux connaître totalement, à cause de ma subjectivité.

Problématique

La pluralité des religions est un fait. Cette pluralité, l'histoire l'a montré, conduit à des conflits (les guerres de religions). En effet, toute religion est associée, de par sa vocation sociale, à un pouvoir, et de par sa fonction cognitive, à un savoir. Cette double fonction paraît alors empêcher l'entente des hommes au double sens de la compréhension mutuelle et de la paix. D'un autre côté, les religions produisent du lien social, et la vocation, pour certaines du moins, à l'universalité, caresse le rêve d'une harmonie de l'humanité. De ce point de vue, la religion, au singulier, n'est-elle pas la condition d'une entente entre les hommes ? Ce qui ferait problème ne serait alors pas tant le statut de la religion que leur pluralité. Il faudrait alors proposer l'hypothèse d'une vraie religion, seule capable d'accomplir la pacification. En même temps, on le voit, c'est la prétention à la vérité qui conduit au conflit des religions. Le problème est donc le suivant : l'entente entre les hommes semble devoir suppose une véritable religion (un vrai lien) à laquelle ils adhèrent tous, mais c'est justement cette prétention à l'universalité et à la vérité qui conduit au conflit.



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